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	<title>Résultats de recherche pour « call » &#8211; Géraldine Couget</title>
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	<title>Résultats de recherche pour « call » &#8211; Géraldine Couget</title>
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		<title>Clara Bow, l’« It Girl »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 17:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Connaissez-vous Clara Bow ? Il y a cent ans, elle devint la star la plus en vue d'Hollywood. Cet article retrace sa carrière et sa vie perturbée.]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Clara Bow, l’« It Girl »</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Grâce au cinéma, Clara Bow échappa de peu à l’usine ou, pire, à un destin tout tracé de péripatéticienne. Juste avant <strong>Jean Harlow</strong> et bien avant <strong>Marilyn</strong>, qui fut son héritière la plus naturelle, cette rousse explosive porta quelques années durant la couronne du <strong>premier véritable sex-symbol</strong> de l’histoire du cinéma américain.</p>
<p style="font-weight: 400;">Celle qui faisait fantasmer les hommes et dont les femmes voulaient toutes faire leur amie vécut librement et le revendiqua haut et fort. Mais après une série de scandales plus ou moins inventés par les tabloïds, l’« <strong>It Gir</strong>l », tomba dans les oubliettes une fois le parlant venu. Et vécut les trois décennies suivantes dans une bataille quotidienne contre la psychose qui l’emporta dans la tombe.</p>
<h2>Une mère psychotique</h2>
<p style="font-weight: 400;">Les deux sœurs aînées de Clara Bow étant mortes en bas âge avant la naissance de cette dernière, le médecin avait conseillé à sa mère, Sarah, de ne plus avoir d’enfant. Mais celle-ci tomba enceinte à la fin 1904. Pendant l’été, New York subit une forte canicule et la mère et le bébé faillirent périr pendant l’accouchement, dans une chaleur étouffante de près de 40 °C à l’ombre, le 29 juillet 1905. La petite fille passa une <strong>enfance misérable</strong> à Brooklyn, entre un père absent, Robert, et sa <strong>mère psychotique</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">La famille Bow vécut dans quatorze endroits différents entre 1905 et 1923, toujours dans le même quartier miséreux. La petite fille n’avait pas cinq ans lorsque son père perdit son travail. Pour arranger le tout, le mariage de ses parents était malheureux : Sarah n’aima jamais Robert, qui lui vouait, lui, un amour très fort. De désespoir, il préféra déserter le domicile conjugal, qu’il regagnait rarement.</p>
<h2>La révélation de Clara Bow</h2>
<p style="font-weight: 400;">En 1921, Sarah chuta du premier étage et fut gravement blessée à la tête. C’est sans doute là que fut découverte sa <strong>schizophrénie</strong>. Clara vivait depuis l’enfance avec la crainte des fréquentes crises incompréhensibles que piquait sa mère. En raison de son état, cette dernière ne put prendre normalement soin de son enfant. Ce fut au contraire la petite fille qui dut s’occuper de Sarah…</p>
<p style="font-weight: 400;">À l’école, Clara Bow était moquée par ses camarades en raison de ses vêtements, qui ne pouvaient dissimuler sa <strong>pauvreté</strong>. Elle préféra donc rapidement la compagnie des garçons, avec qui elle aimait faire du sport. Elle était si douée qu’elle envisagea un temps de devenir <strong>professeur d’éducation physique</strong>. Assez solitaire et isolée, l’adolescente ne trouvait de bonheur qu’en allant voir des films.</p>
<p style="font-weight: 400;">À seize ans, elle eut une révélation : elle serait une <strong>star de cinéma</strong>. Provoquant la colère de sa mère, elle envoya un jour sa photo à un magazine qui organisait un concours et remporta le premier prix. À la clé, un petit rôle, mais pas de contrat.</p>
<h2>En danger de mort</h2>
<p style="font-weight: 400;">Encouragée par son père, qui l’aimait profondément, Clara fit le tour des agences d’acteurs et des studios, mais elle ne plut à personne. Le verdict était toujours le même : trop jeune, trop petite ou trop grosse… L’envie de l’adolescente de devenir actrice ne plaisait décidément pas à sa mère, qui lui dit même un jour qu’elle préférerait qu’elle meure ! Il s’en fallut de peu pour que ce souhait macabre ne devienne réalité.</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet, une nuit de février 1922, Clara se réveilla en sursaut. Sa mère tenait un <strong>couteau plaqué sur sa gorge</strong>. Mais la jeune fille réussit à maîtriser Sarah et à l’enfermer à double tour dans une autre pièce. Le lendemain matin, cette dernière ne se souvenait de rien. Elle fut rapidement <strong>internée</strong> et mourut le 5 janvier 1923 d’épilepsie.</p>
<h2>La garçonne dans toute sa splendeur</h2>
<p style="font-weight: 400;">Six mois plus tard, la jeune fille fit ses adieux à son père et à la côte Est. Direction <strong>Hollywood</strong> ! À l’issue de deux années de patience et de persévérance, elle décrocha enfin un contrat à la Preferred Pictures, puis à la <strong>Paramount</strong> à partir de 1925. À vingt ans, Clara Bow rencontra enfin le succès. Rien d’étonnant à cela : son beau visage de bébé et ses grands yeux flirtaient avec passion avec le grand écran.</p>
<p style="font-weight: 400;">Extrêmement douée pour bouger naturellement devant la caméra, elle lançait des petits <strong>sourires sous-entendeurs</strong> à la ronde. Surtout, elle personnifiait à merveille la <strong>femme moderne</strong>, insouciante, énergique, à l’indépendance chevillée au corps. C’était la <strong>garçonne</strong> dans toute sa splendeur, la femme idéale des années 1920, à la fois légère et superficielle en apparence, mais cachant un profond sentiment de tragédie mâtiné de désillusions.</p>
<h2>Petite princesse de la classe ouvrière</h2>
<p style="font-weight: 400;">Contrairement aux <strong>vamps</strong>, <a href="https://www.geraldine-couget.com/vamp/">mystérieuses et forcément fatales</a>, comme <a href="https://www.geraldine-couget.com/theda-bara-la-premiere-vamp/">Theda Bara ou Pola Negri</a>, la comédienne avait les cheveux courts et portait des robes du même acabit. Distribuant sa joie de vivre tout autour d’elle, elle avait raison de toutes ses cibles. Clara Bow plaisait particulièrement à la <strong>classe ouvrière</strong>, qui se retrouvait en elle, et devint rapidement le modèle à suivre des centaines de milliers d’Américaines qui allaient toutes les semaines au cinéma.</p>
<p style="font-weight: 400;">Sa popularité était aussi due à sa <strong>simplicité</strong>. Contrairement à certaines de ses collègues, elle ne s’inventait pas des origines nobles, mais racontait la vérité aux journalistes. Tout le monde l’adorait : les hommes voulaient en faire leur petite amie et les femmes leur confidente. Ainsi, à partir du jour où les magazines révélèrent qu’elle était rousse (difficile de s’en rendre compte dans des films en noir et blanc…), les ventes de henné passèrent du simple au triple !</p>
<p style="font-weight: 400;">Quant aux personnes âgées, elles voyaient en elle une manifestation de l’arrivée imminente de la <strong>fin du monde</strong>, ce qui constituait un signe de plus que Clara Bow avait tout pour plaire au cinéma.</p>
<h2>La comète du cinéma muet</h2>
<p style="font-weight: 400;">À partir de 1925, Clara Bow devint une <strong>figure incontournable du cinéma</strong>. Cette seule année, elle fut à l’affiche de quinze films ! Dans ces muets, dont certains sont devenus des classiques, elle tenait des rôles où sa jeunesse, son impertinence et sa tendance à flirter étaient particulièrement mises en valeur.</p>
<p style="font-weight: 400;">Elle devint rapidement le <strong>symbole de la garçonne</strong> dans des films comme <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6tpszSF4E3M" target="_blank" rel="noopener"><em>The Plastic Age</em> en 1925</a> ou encore <a href="https://www.youtube.com/watch?v=EEJg6EZ5d3s" target="_blank" rel="noopener"><em>Dancing Mothers</em> l’année suivante</a>. Dans <em>Mantrap</em>, en 1926, la tendance maladive de son personnage à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5DzQAg00LV0" target="_blank" rel="noopener">flirter avec tous les hommes</a> lui fit connaître une fin tragique. Et dans <em>Wings</em>, un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TnoJkfdDEoU" target="_blank" rel="noopener">grand succès de 1927</a> — le premier long-métrage récompensé par un Oscar dans la catégorie « Meilleur film » — elle incarnait une jeune fille qui se battait pour attirer l’attention dans un monde d’hommes. D’après Clara, elle était « la cerise sur le gâteau » dans ce film, où elle n’hésita pas à <strong>se dénuder</strong>, ce qu’elle regretta plus tard.</p>
<h2>Et Dieu créa l’« It Girl »</h2>
<p style="font-weight: 400;">C’est en 1927 que Clara Bow atteignit son apogée, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=S4MOQSRC_bM" target="_blank" rel="noopener">triomphant dans <em>It</em></a>, un film adapté d’un article d’Elinor Glyn. À partir de là, la jeune actrice fut surnommée l’« <strong>It Girl</strong> », autrement dit celle qui avait du charme, du sex-appeal et la jeunesse. Dans ce film, elle avait endossé les habits d’une vendeuse de grand magasin très courageuse, qui voulait mettre son patron dans son lit.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un personnage osé, drôle et sexy, comme Clara Bow. Après avoir vu le film, des milliers de fans énamourés envoyèrent des missives enflammées à leur idole, l’adressant tout simplement à « Miss It, Californie » ou « The It Girl ». Leur destinataire les reçut toutes !</p>
<p style="font-weight: 400;">Comme elle ne réservait pas sa joie de vivre pour le seul grand écran, la nouvelle coqueluche de Hollywood devint la <strong>cliente idéale des tabloïds</strong>. La jeune femme sortait beaucoup et se couchait souvent à l’aube, passant des nuits entières à jouer de l’argent. Sa vie amoureuse dépassait la fiction de tous ses rôles. Elle négocia même l’absence d’une <strong>clause de moralité</strong> dans son contrat avec la Paramount.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Le symbole d’un monde dissolu</h2>
<p style="font-weight: 400;">Son effronterie ne fut cependant pas gratuite, et le prix à payer prit la forme d’une <strong>solitude subie</strong> à Hollywood. Contrairement à ses collègues comme Mary Pickford — surnommée « la petite fiancée de l’Amérique » — ou Marion Davies — la maîtresse du magnat de la presse William Randolph Hearst —, Clara Bow ne se cachait pas. Elle n’était donc pas populaire parmi ses pairs. On la considérait même comme une sorte de <strong>monstre de foire</strong>, car elle avait décidé de rester elle-même, coûte que coûte.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’« It Girl » rapporta une fortune aux studios, mais ceux-ci abusèrent d’elle en essayant de la <strong>manipuler</strong>, la faisant passer pour une idiote. Ils la bourraient de médicaments, pour qu’elle se lève le matin, puis pour qu’elle s’endorme le soir. Les tabloïds commencèrent à multiplier les mensonges à son propos. Son attitude très franche, jusque-là un atout, s’était soudain muée en reproche quand la <strong>Grande Dépression</strong> frappa rudement le pays. Le vent avait tourné. À partir de là, l’actrice aux accents frivoles devint le symbole d’une industrie cinématographique dissolue.</p>
<h2>La traînée Clara Bow</h2>
<p style="font-weight: 400;">Clara Bow se retrouva engluée dans plusieurs scandales qui lui valurent un surnom moins glamour. Adieu « It Girl », bonjour « Crisis-a-Day-Clara » ! Son principal péché ? Son amour éhonté des hommes. Comme pour toutes les stars de son époque, ses conquêtes d’un soir devinrent ses « fiancés », puis l’alliance fut bizarrement rompue peu de temps après. Clara fut ainsi brièvement la promise de <strong>Gary Cooper</strong>, de <strong>Victor Fleming</strong> (futur metteur en scène d’<em>Autant en emporte le vent</em>) ou encore du « latin lover » <strong>Gilbert Roland</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’actrice avait aussi une faiblesse pour les <strong>joueurs de football américain</strong>. Elle sortit avec plusieurs membres d’une équipe locale et organisa de nombreuses fêtes en l’honneur de celle-ci à son domicile. De là à prétendre que tous les joueurs lui étaient passés dessus, il n’y avait qu’un pas, que la presse à scandale s’empressa de franchir allègrement. Enfin la jeune femme entretenait aussi une relation problématique à l’argent, comme souvent quand on a grandi sans. Elle n’avait aucune idée de la façon de gérer ses revenus, un phénomène amplifié par son <strong>addiction aux casinos</strong>. Cela n’arrangea pas sa réputation. Pour la presse, elle avait désormais pour deuxième prénom « traînée ».</p>
<h2>Trahie par sa secrétaire</h2>
<p style="font-weight: 400;">Un scandale, qui fit grand bruit en 1930, impliqua sa secrétaire, ancienne coiffeuse et amie Daisy DeVoe, qui, après une dispute, se volatilisa avec des documents privés concernant les finances et l’avenir de l’actrice. L’ancienne confidente fit du <strong>chantage</strong> à Clara, qui la dénonça à la police et la traîna en justice. Mauvaise pioche !</p>
<p style="font-weight: 400;">C’était la garantie que ce qu’elle souhaitait garder secret serait bientôt étalé dans la presse. Devant le juge, Daisy DeVoe insinua que son ex-patronne était ivre en permanence et multipliait les aventures. Elle fut condamnée à une <strong>peine de prison</strong>, mais le mal était fait.</p>
<p style="font-weight: 400;">De surcroît, la Paramount ne fit rien pour étouffer le scandale, car l’étoile de Clara Bow avait déjà commencé à pâlir. Les patrons du studio aspiraient en réalité à ne <strong>pas renouveler son contrat</strong>, qui devait s’achever en 1931.</p>
<p style="font-weight: 400;">La situation empira quand la presse à sensation décupla les accusations de Daisy DeVoe, faisant de l’ex-« It Girl » une <strong>Marie-couche-toi-là</strong> bisexuelle, voire zoophile, pochtronne et droguée, dépensant sa fortune à tout va et ayant un faible pour les parties de jambes en l’air à trois, de préférence en public.</p>
<p style="font-weight: 400;">Comme elle nourrissait l’image d’une <strong>hédoniste</strong> très attirante, les lecteurs n’eurent aucun mal à gober tous ces mensonges. En dépit de l’emprisonnement du directeur de la publication du magazine qui s’était le plus déchaîné contre elle, cette réputation lui collait désormais à la peau.</p>
<h2>Au bord du burn-out</h2>
<p style="font-weight: 400;">L’accumulation de rumeurs infondées et de scandales sonna le glas de la carrière de l’ex-idole. Sans oublier le poids de l’arrivée du parlant. Il est cependant un mythe concernant Clara Bow : la mort du cinéma muet aurait mis en évidence son <strong>accent de Brooklyn</strong> trop prononcé et/ou une <strong>voix désagréable</strong>, signant sa disparition du grand écran.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il n’en fut rien. L’actrice reçut même de <strong>fortes sommes d’argent</strong> pour tourner dans des films parlants, dont <em>The Wild Party</em> (1929), <em>Love Among the Millionaires</em> (1930) ou encore <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iCIZgrvmT58" target="_blank" rel="noopener"><em>Call Her Savage</em>, en 1932</a>. Son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=t0U91d7AVdA" target="_blank" rel="noopener">dernier film</a> fut <em>Hoop-La</em>, l’année suivante. Quand elle en fit la promotion en Europe, elle déclara à la presse : « Je veux être prise au sérieux en tant qu’actrice, pas être une “It Girl”. » Mais il était trop tard…</p>
<p style="font-weight: 400;">La vérité est que le parlant lui avait fait perdre tous ses repères et sa <strong>confiance en soi</strong>. Elle détestait cette avancée technique, trouvant le jeu plus rigide, moins naturel. Totalement seule, attaquée de toutes parts, sans réel soutien, épuisée physiquement et mentalement, Clara Bow décida de mettre fin à sa carrière en 1933, à vingt-huit ans.</p>
<p style="font-weight: 400;">Celle qui avait gagné plus d’argent que toutes les autres stars féminines de l’époque, tomba rapidement dans l’oubli, très vite remplacée dans les fantasmes nationaux par <strong>Jean Harlow</strong>, la première blonde platine (lire aussi sur ce blog). Vingt ans plus tard, dans <strong><em>Chantons sous la pluie</em></strong>, le rôle de Lina Lamont, la garçonne dénuée de talent, à l’accent new-yorkais à couper au couteau et à la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Ucg0ZLHY5eA" target="_blank" rel="noopener">voix très désagréable</a> qui ne réussit jamais la <strong>transition vers le parlant</strong>, fut comme un <strong>coup fatal</strong>, mais ô combien injuste, porté à l’ancienne star.</p>
<h2>Suicide raté</h2>
<p style="font-weight: 400;">Malheureusement, Clara Bow ne vécut pas une retraite paisible. Elle souffrait de schizophrénie, comme sa mère. Or le stress de la célébrité n’avait pas arrangé sa santé. Elle vécut en recluse dans un ranch du Nevada avec son époux Rex Bell, un ancien acteur lui aussi, épousé en 1931. Ils eurent deux fils : Tony, né en 1934, et George, né en 1938.</p>
<p style="font-weight: 400;">Toute sa vie, l’ancien sex-symbol se battit contre la schizophrénie, longtemps sans savoir qu’elle en était atteinte. Elle fit ainsi une <strong>tentative de suicide</strong> quand son mari voulut retrouver les faveurs du public en tentant une carrière politique dans les années 1940. En 1949, elle se fit hospitaliser en raison d’une insomnie chronique et de douleurs abdominales.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est là que sa psychose fut diagnostiquée. Après sa sortie de l’hôpital, elle refusa de retourner dans sa famille et vécut à partir de là seule. À la fin de sa vie, elle était soignée en permanence par une infirmière. Elle décéda d’une <strong>crise cardiaque</strong> le 27 septembre 1965, près de Los Angeles.</p>
<h2>Clara Bow, modèle pour Betty Boop</h2>
<p style="font-weight: 400;">Clara Bow mourut trois ans après <strong>Marilyn Monroe</strong>, son héritière la plus naturelle, car dotée de ce savant mélange de jeunesse, de vulnérabilité, de sex-appeal, d’intelligence et de tristesse. Encore aujourd’hui, si on regarde ses films, on se dit que l’actrice semble toujours aussi attirante et moderne.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est probablement grâce à sa façon de se mouvoir, à son regard, et à sa manière de séduire la caméra. Qu’il s’agisse de ses vêtements ou de sa coiffure, on pourrait les porter encore aujourd’hui ! Ce qui attire encore irrésistiblement est aussi cette très rare qualité dont étaient dotées certaines actrices, comme <strong>Jean Harlow</strong>, <strong>Rita Hayworth</strong> ou encore Marilyn Monroe : elles donnaient l’impression qu’il suffisait d’atteindre l’écran pour les toucher (et plus, si affinités).</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Clara Bow a survécu dans l’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=JakSolTFJ5E" target="_blank" rel="noopener">inconscient collectif</a></span><span style="font-weight: 400;">. La silhouette de <strong>Betty Boop</strong> fut en partie modelée d’après la sienne. Et elle inspira fortement la création du personnage de Peppy Miller dans <strong><em>The Artist</em></strong> (2011), interprété par <strong>Bérénice Bejo</strong>. Celle qui personnifia au mieux les vestiges d’un Hollywood depuis longtemps disparu reste, plus de soixante ans après sa disparition, furieusement moderne.</span></span></p>
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		<title>Jules Bonnot, anarchiste ou voyou ?</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/jules-bonnot-anarchiste-ou-voyou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 07:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Jules Bonnot et sa célèbre bande étaient-ils des anarchistes ? Cet article tente d'y répondre en revisitant le parcours sanglant de ce célèbre criminel de la Belle Époque.]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Jules Bonnot, anarchiste ou voyou ?</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Quelques années avant la Grande Guerre, Jules Bonnot <b>terrorisa la France</b> avec ses complices assoiffés de sang pendant quelques mois seulement, avant de finir ses jours en hors-la-loi jusqu’au-boutiste à 35 ans à peine. Ce gangster avait tout du criminel, mais était-il vraiment un <b>anarchiste</b> ? La profondeur toute relative de ses idées politiques permet d’en douter.</p>
<p>Ce fut en tout cas le <b>mouvement libertaire</b> qui lui donna le prétexte ou l’élan de se lancer à corps perdu dans la lutte contre les criantes inégalités sociales de la <b>Belle Époque</b>. Même si cela signifiait, pour défendre ses idéaux, d’user de la violence et de vivre sur la brèche, dans l’illégalité la plus revendiquée.</p>
<h2 class="western" align="left">Rebelle un jour, rebelle toujours</h2>
<p>Jules-Joseph Bonnot naquit le 14 octobre 1876 dans le Doubs, à Pont-de-Roide. Il vécut une enfance miséreuse et marquée par les coups durs : quand sa mère décéda, il n’avait pas quatre ans. Il fut laissé, avec son frère aîné Justin Louis, entre les mains de leur père, un ouvrier fondeur analphabète.</p>
<p>En dépit de son intelligence, l’enfant ne fit pas long feu à l’école et son instituteur ne le regretta sans doute pas, le qualifiant de brutal avec ses camarades, indiscipliné, insolent et paresseux. Seule solution pour le jeune Jules : entrer en apprentissage aux <b>usines Peugeot</b>, à 14 ans. Mais le travail difficile et ingrat, très peu pour lui ! Il ne montra aucun entrain à la tâche, bien au contraire. Comme à l’école, il se rebella contre l’autorité et n’hésita pas à donner son point de vue à ses différents patrons.</p>
<h2 class="western" align="left">Jules Bonnot, proxénète en culotte courte</h2>
<p> Dès ses 15 ans, Jules Bonnot connut sa première condamnation, pour avoir pêché avec un engin prohibé. <i>Bis repetita</i> quatre ans plus tard à l’occasion d’une bagarre dans un bal. Entre-temps, son père s’était remarié et avait eu trois autres enfants, ouvertement détestés par le rebelle en herbe. Un jour, il frappa l’un d’entre eux et ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Bonnot père le chassa définitivement du foyer familial. Jules prit alors la direction de Nancy, où il s’acoquina avec une prostituée. La police repéra rapidement le proxénète en herbe, qui fut contraint de quitter les lieux.</p>
<p>À l’époque, le <b>mouvement anarchiste</b> connaissait un <a href="https://www.geraldine-couget.com/sabotage/">fort développement dans toute l’Europe</a> et les attentats contre les personnalités de la haute société, les têtes couronnées et les hommes politiques — ainsi du<span> président de la République, <b>Sadi Carnot</b>, en 1894 </span>— se multipliaient. Conscient de la difficulté de sa classe sociale à se sortir de la misère, Jules Bonnot embrassa cette cause avec toute sa colère et sa haine pour le système en place.</p>
<h2 class="western" align="left">Bienvenue en enfer</h2>
<p>À 21 ans à peine, Jules Bonnot écopa d’une nouvelle condamnation à quelques mois de prison pour « coups, outrage et rébellion », avant d’être appelé à la fin de l’année 1897 sous les drapeaux pour faire son service militaire. Bizarrement, il en sortit au bout de trois ans avec un certificat de bonne conduite, ainsi qu’un brevet de <b>tireur d’élite</b>. S’était-il assagi ? On aurait pu le croire, d’autant qu’il se maria quelques mois plus tard, en août 1901, avec une couturière nommée Sophie Burdet.</p>
<p>Cependant, le suicide par pendaison de son frère aîné en 1903, le cœur brisé par une déception amoureuse, ramena probablement le rebelle dans le mauvais chemin. Décidément, la vie était trop difficile et sans espoir ! Alors pourquoi ne pas faire payer tous les autres ? L’anarchisme semblait lui tendre les bras. À partir de cette époque, Jules Bonnot commença à militer sérieusement au sein de cette mouvance libertaire. Cet engagement lui valut d’être renvoyé des chemins de fer de Bellegarde, où il avait réussi à trouver un emploi. La descente aux enfers pouvait commencer.</p>
<h2 class="western" align="left">Mécanicien agitateur</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">En France, sa réputation sulfureuse le desservit tant qu’il ne put plus trouver d’emploi. Il fut contraint de tenter sa chance en Suisse voisine, où il devint rapidement mécanicien, à Genève. Quand Sophie accoucha de leur premier enfant, Émile, le couple Bonnot se réjouit. Cependant le bébé succomba au bout de quelques jours, ce qui affecta beaucoup les parents. Jules se consacra encore plus à son </span><b style="font-size: 14px;">activité syndicale</b><span style="font-size: 14px;">, qu’il n’avait pas abandonnée en émigrant chez les Helvètes.</span></p>
<p>Bien au contraire. Tout comme en France, il fut catalogué anarchiste, ce qui lui valut une étiquette d’<b>agitateur</b>. Il fut bientôt expulsé de Suisse. De retour dans l’Hexagone, Jules Bonnot réussit à retrouver une place de choix, grâce à son grand talent pour la mécanique, au sein des équipes du grand constructeur automobile <b>Berliet</b>, à Lyon.</p>
<h2 class="western" align="left">La radicalisation de Jules Bonnot</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">En février 1904, Sophie lui donna un second fils, Louis Justin. Malgré la joie paternelle retrouvée, le jeune homme ne réussit pas à s’assagir. Au contraire, ses démons le reprirent de plus belle. Ne cessant de dénoncer toutes les injustices subies par la classe ouvrière, il déclencha et mena plusieurs </span><b style="font-size: 14px;">grèves</b><span style="font-size: 14px;">. De quoi déplaire profondément à ses patrons, qui le renvoyèrent à sa passion revendicatrice. La police, elle, le ficha, le qualifiant de « très violent et méchant ». Résolu à continuer la lutte coûte que coûte, Jules prit avec sa famille le chemin de Saint-Étienne.</span></p>
<p>Dans la préfecture de la Loire, il retrouva un emploi de mécanicien. Pour se loger, il fut contraint de demander l’asile au secrétaire de son syndicat, un certain Besson, qui l’accueillit chez lui avec sa famille. Son hôte se montra tellement content de donner l’asile à la famille Bonnot, qu’il décida d’en profiter pleinement : très vite, Sophie devint sa maîtresse.</p>
<p>Le sieur Besson, craignant le courroux de l’anarchiste, décida de plier bagage, se réfugiant en Suisse avec la jeune femme et le petit Louis Justin. Désespéré, Jules envoya en vain de nombreuses missives à son épouse, qui ne revint jamais. Il ne lui restait plus que son <b>engagement politique</b>. De plus en plus radicalisé, il perdit son emploi.</p>
<p><span style="color: #333333; font-size: 26px;">Chauffeur du père de Sherlock Holmes ?</span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">De nouveau chômeur, dénué de toute aide, Jules Bonnot, à peine trentenaire, sombra dans la misère. Comme il fallait bien vivre, il reprit ses activités illégales, cette fois plus sérieusement. S’associant avec un jeune boulanger italien, Joseph Platano, il commit plusieurs casses. En 1910, il se rendit à Londres pour rendre visite à des collègues anarchistes. Selon la légende, c’est alors qu’il devint temporairement le chauffeur d’</span><b style="font-size: 14px;">Arthur Conan Doyle</b><span style="font-size: 14px;">, le père de </span><b style="font-size: 14px;">Sherlock Holmes</b><span style="font-size: 14px;">. Une affirmation jamais prouvée…</span></p>
<p>À la fin de l’année, le malfrat retrouva Lyon et ses activités illégales, toujours flanqué de son fidèle complice. Pour échapper à la police qui le coursait à cheval ou à vélo, Bonnot eut l’idée géniale de voler un véhicule. Les deux criminels prirent la poudre d’escampette, en direction de Paris.</p>
<p>Pourtant Jules arriva seul dans la capitale. Platano mourut en route, dans des circonstances non élucidées. D’après Bonnot, il se blessa grièvement avec son propre revolver et en bon ami, Jules l’aida à abréger ses souffrances… Cependant, l’Italien avait une grosse somme d’argent sur lui, issue d’un récent héritage. De là à imaginer que l’anarchiste prémédita le coup, il n’y a qu’un pas.</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2 class="western" align="left">Et l’anarchie créa la bande à Bonnot</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Pendant toute l’année 1911, Bonnot développa encore ses activités criminelles, notamment à Lyon, sans laisser de côté son engagement politique. À la faveur d’une perquisition en octobre, il se réfugia à Paris. C’est ainsi qu’il fit la connaissance le mois suivant, au siège du journal </span><i style="font-size: 14px;">L’Anarchie</i><span style="font-size: 14px;">, de ses futurs complices et membres de la fameuse « </span><b style="font-size: 14px;">bande à Bonnot</b><span style="font-size: 14px;"> », notamment Octave Garnier et Raymond Callemin, alias « Raymond-la-science ».</span></p>
<p>Sortes de <b>Robin des Bois de la Belle Époque</b>, ces anarchistes pratiquaient allègrement la « reprise individuelle », une forme d’action directe consistant à voler les riches pour redistribuer aux pauvres. Ils n’attendaient que Bonnot et sa soif de vengeance pour passer à la vitesse supérieure…</p>
<h2 class="western" align="left">Premier braquage automobile de l’histoire</h2>
<p>Le 21 décembre 1911 au matin, les malfrats s’attaquèrent rue Ordener, dans le 18<sup>e</sup> arrondissement, à un garçon de recette de la Société Générale, et surtout à sa sacoche. Sous le feu des assaillants, l’employé de banque s’effondra sur le trottoir, grièvement blessé, tandis que Bonnot et ses sbires prirent le large au volant d’une voiture de luxe dérobée la semaine précédente.</p>
<p>Ce fut le <b>premier braquage de l’histoire</b> commis à l’aide d’une automobile, une Delaunay-Belleville, superbe limousine vert et noir. Cet exploit fit les gros titres de la presse et suer les fameuses <b>Brigades du Tigre</b> — le « félin » en question étant Georges Clemenceau, qui créa cette unité de la police nationale en 1907 — à grosses gouttes.</p>
<h2 class="western" align="left">Une vague de violence</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">D’autant que la bande ne s’arrêta pas en si bon chemin. Dix jours plus tard, elle tenta de dérober un véhicule à Gand, en Belgique, ce qui valut à un veilleur de nuit d’être abattu. Au bout de deux mois, de retour à Paris, le bolide de Bonnot et les siens entra en collision avec un bus, place du Havre.</span></p>
<p>Un policier à pied tenta d’intercepter le volant, mais il fut froidement assassiné, ce qui décupla le <b>courroux de l’opinion publique</b>. À l’époque, les forces de l’ordre, c’était sacré ! Le lendemain, le trio Bonnot-Callemin-Garnier s’attaqua au coffre-fort d’un notaire, mais s’enfuit quand ce dernier les surprit en flagrant délit.</p>
<p>Le 25 mars suivant, fort de trois autres hommes, la bande à Bonnot décida de voler une limousine dans l’Essonne. Quand le chauffeur arriva, il fut abattu séance tenante, tout comme le propriétaire de la berline. Sans doute enivrés par la violence, les six hommes s’enfuirent au volant de la De Dion-Bouton pour braquer de façon improvisée une banque de la Société Générale à Chantilly.</p>
<p>Deux employés furent abattus et les gendarmes, sur leurs vélos et leurs chevaux, ne purent que regarder les bandits leur filer sous le nez à vitesse grand V. Cette <b>vague de violence</b> tenait le pays en haleine et les Français mirent de plus en plus la pression sur la police pour y mettre fin.</p>
<h2 class="western" align="left">Chasse à l’homme</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Ce fut alors le début de la fin pour Jules Bonnot et ses hommes. Au mois d’avril, les forces de l’ordre réussirent à arrêter plusieurs membres de sa sinistre bande, dont une proie de premier choix : « Raymond-la-science ». Le 24, alors que le sous-chef de la Sûreté nationale effectuait une perquisition au domicile d’un anarchiste présumé à Ivry-sur-Seine, le fonctionnaire crut reconnaître l’</span><b style="font-size: 14px;">ennemi public numéro un</b><span style="font-size: 14px;">. Il ne s’était pas trompé.</span></p>
<p>Jules Bonnot usa sans hésiter de son revolver pour le tuer et s’enfuit. Blessé à la main, l’anarchiste se réfugia chez un sympathisant à Choisy-le-Roi. Prévenue par un pharmacien à qui Bonnot avait demandé des soins, prétextant être tombé d’une échelle, la police finit par retrouver la trace du criminel trois jours plus tard, caché dans la maison d’un ami.</p>
<h2 class="western" align="left">Le forcené de Choisy-le-Roy</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Aux abois, Jules Bonnot n’eut d’autre choix que de se terrer à l’étage de la maison, encerclée par les forces de l’ordre, très nombreuses et commandées par le préfet de police en personne, </span><b style="font-size: 14px;">Louis Lépine</b><span style="font-size: 14px;">. Sans oublier les badauds, venus se délecter du spectacle. Parmi les curieux, </span><b style="font-size: 14px;">Maurice Leblanc</b><span style="font-size: 14px;">, le père d’</span><b style="font-size: 14px;">Arsène Lupin</b><span style="font-size: 14px;">, et même </span><b style="font-size: 14px;">Colette</b><span style="font-size: 14px;">, couvrirent l’événement. Enfin, l’anarchiste devenu assassin et braqueur sanguinaire allait être arrêté ! Ce dernier, dans un excès de confiance ou par pure inconscience, brava parfois le danger, sortant brièvement décharger son arme sur la police depuis le balcon.</span></p>
<p>Échappant à chaque fois aux tirs nourris des forces de l’ordre, Bonnot finit par se retrancher définitivement dans son refuge, où il commença à <b>rédiger son testament</b> : « Je suis un homme célèbre, la renommée claironne mon nom aux quatre coins du globe et la publicité faite par la presse autour de mon humble personne doit rendre jaloux tous ceux qui se donnent tant de peine à faire parler d&rsquo;eux et qui n&rsquo;y parviennent pas ! Ce que j&rsquo;ai fait, dois-je le regretter ? Oui, peut-être, mais s&rsquo;il me faut continuer, malgré mes regrets je continuerai […] J&rsquo;ai le droit de vivre. Tout homme a le droit de vivre et puisque votre société imbécile et criminelle prétend me l&rsquo;interdire, eh bien, tant pis pour vous tous. »</p>
<h2 class="western" align="left">Empreintes digitales et collaboration transfrontalière</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Pour mettre fin à ce siège de plus de vingt-quatre heures, la police fit finalement sauter la maison — de la dynamite contre un anarchiste… un comble ! — blessant grièvement Bonnot, qui décéda le jour même à l’Hôtel-Dieu. Ses deux derniers complices, dont notamment Octave Garnier, trouvèrent la mort sous le feu nourri de la police deux semaines plus tard. Ainsi s’acheva la traque d’un homme haï de (presque) tous. Ce fut aussi la première enquête de police contemporaine, qui fit appel à l’utilisation des </span><b style="font-size: 14px;">empreintes digitales</b><span style="font-size: 14px;"> et vit la </span><b style="font-size: 14px;">collaboration transfrontalière</b><span style="font-size: 14px;"> avec la Belgique.</span></p>
<p>Le nom de Jules Bonnot résonna encore pendant de longs mois dans la mémoire des Français, et notamment pendant les procès de ceux des membres de sa bande qui avaient été arrêtés plusieurs mois auparavant. Ainsi, « Raymond-la-science » écopa de la peine de mort et fut guillotiné le 21 avril 1913.</p>
<p>Moins de dix ans plus tard, les<b> surréalistes</b>, dont <b>Aragon</b>, revisitèrent le « mythe » Bonnot, dont le nom fut choisi par des situationnistes et des anarchistes pour rebaptiser la salle qu’ils occupaient à La Sorbonne en mai 1968. La même année, le chanteur populaire et si peu subversif <b>Joe Dassin</b> s’empara lui aussi de la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BKXsLIcTyTk&amp;list=RDBKXsLIcTyTk&amp;start_radio=1" target="_blank" rel="noopener">légende criminelle</a> dans sa chanson « La bande à Bonnot ».</p>
<h2 class="western" align="left">Quel impact culturel pour Jules Bonnot ?</h2>
<p>Les curieux pourront contempler quelques <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gbl3wp4ULIE" target="_blank" rel="noopener">mèches de cheveux de Jules Bonnot</a>, conservées au <b>musée de la préfecture de police de Paris</b>. Et pour découvrir le criminel sous son jour sans doute le plus fidèle, on peut lire <i>Mémoires d’un révolutionnaire et autres écrits politiques 1908-1947</i>, signé Victor Serge, un journaliste de <i>L’Anarchie</i> qui fut un <a href="https://www.fnac.com/a1222315/Victor-Serge-Victor-Serge-Memoires-d-un-revolutionnaire-et-autres-ecrits-politiques-1908-1947" target="_blank" rel="noopener">intime de la bande</a>. Enfin, <i>La bande à Bonnot à travers la presse</i> souligne l’<a href="https://www.fage-editions.com/livre/la-bande-a-bonnot-a-travers-la-presse-de-lepoque/" target="_blank" rel="noopener">impact médiatique</a> sans précédent de l’anarchiste et de ses acolytes : une première alors que la <b>presse à grand tirage</b> et la <b>photographie</b> se développaient à vitesse grand V…</p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
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		<title>Minnie Riperton, la voix des anges</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/minnie-riperton-la-voix-des-anges/</link>
		
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 07:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Dotée d’une voix exceptionnelle et angélique s’étirant sur cinq octaves et excellant dans la voix de sifflet, le registre le plus aigu que puisse produire l’être humain, Minnie Riperton berça les années 1970 avec des chansons à la fois suaves et sensuelles, orchestrées et arrangées avec beaucoup de sophistication. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Dotée d’une voix exceptionnelle et angélique s’étirant sur cinq octaves et excellant dans la <strong>voix de sifflet</strong>, le registre le plus aigu que puisse produire l’être humain, <strong>Minnie Riperton</strong> berça les années 1970 avec des chansons à la fois suaves et sensuelles, orchestrées et arrangées avec beaucoup de sophistication. Cette chanteuse afro-américaine aurait pu avoir une très longue carrière et une reconnaissance beaucoup plus large de son vivant. Mais la vie en décida autrement. Elle mourut à seulement 31 ans des suites d’un cancer, laissant derrière elle un mari éploré, deux enfants et des fans, dont <strong>Stevie Wonder</strong>, inconsolables.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Reine de la voix de sifflet</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Minnie Julia Riperton naquit le 8 novembre 1947 à Chicago, la benjamine d’une famille de huit enfants. Son père Daniel, qui travaillait pour les wagons-lits, et sa mère Thelma se rendirent compte très vite du don exceptionnel de leur petite dernière pour les arts en général, et la musique en particulier. Minnie fut inscrite d’abord en cours de danse classique et moderne, mais elle changea rapidement son fusil d’épaule. Parallèlement à sa scolarité, elle reçut une solide formation de <strong>chant lyrique</strong>, insistant sur la <strong>maîtrise de la respiration</strong> et du phrasé. Cette <strong>soprano colorature</strong> avait un don rare : elle pouvait parcourir cinq octaves grâce à sa capacité innée et sa facilité époustouflante pour chanter en voix de sifflet, aussi appelé <strong>registre de flageolet</strong>. Cerise sur le gâteau : elle y excellait tout particulièrement dans la prononciation de mots, chose très rare. Minnie, qui faisait partie d’une chorale qui chantait seulement a cappella, se destinait à une carrière de chanteuse d’opéra.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Choriste d’Etta James</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Mais l’amour de la soul et du rhythm and blues fut plus fort. Après avoir terminé le lycée, la jeune femme s’inscrivit à l’université, mais elle en quitta les bancs quelque temps plus tard, dans le but de devenir une professionnelle de la musique. Elle avait déjà un peu d’expérience en la matière, puisque dès 1963, elle avait intégré un groupe de filles local, The Gems, qui signa un contrat chez Chess Records. Mais leur succès resta très confidentiel (ici « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SzFUWXrtOYg" target="_blank" rel="noopener">All Of It</a> »). Les filles furent surtout sollicitées pour chanter les chœurs sur des disques de vedettes de l’époque, dont <strong>Etta James</strong>. En 1968, la formation fut rebaptisée The Starlets, juste le temps de sortir un dernier disque.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Quand Minnie rencontre Richard</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Minnie Riperton se lança alors dans une carrière solo sous le pseudonyme d’Andrea Davis et connut un succès d’estime avec « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=C-DqZFJnOts" target="_blank" rel="noopener">Lonely Girl</a> », avant de rejoindre Rotary Connection, un groupe de funk, soul et rock aux accents psychédéliques, créé en 1967 par Marshall Chess, le fils du fondateur de Chess Records, Leonard. Sa spécialité ? Revisiter de façon très originale les hits de l’époque, comme « Respect » d’<strong>Aretha Franklin</strong> ou « Lady Jane » des <strong>Rolling Stones</strong>. Mais c’est leur propre création «<a href="https://www.youtube.com/watch?v=4DR_NMtBEj4" target="_blank" rel="noopener"> I Am the Black Gold Of the Sun</a> », où Minnie Riperton s’illustra dans les chœurs, paru sur leur dernier album, « Hey, Love », sorti en 1971, qui marqua les esprits. Le coauteur de la chanson, Richard Rudolph, tomba amoureux de la jeune femme.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un premier album floral</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Bien que Minnie ne soit que l’une des voix de ce collectif, le producteur et arrangeur Charles Stepney, qui avait aidé Marshall Chess à identifier les différents membres du groupe — et qui produirait peu après des albums primés pour <strong>Earth, Wind &amp; Fire</strong>, avant de succomber à une crise cardiaque en 1976 — sut percevoir tout le potentiel et le grand talent de la jeune interprète. Il écrivit, arrangea et produisit son premier album, « Come to my garden », sorti en 1970, avec notamment « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=g1kDd6yBQZ4" target="_blank" rel="noopener">Les Fleurs</a> », où la chanteuse narrait l’histoire d’une fleur s’épanouissant, une métaphore pour évoquer le moment où chacun peut développer totalement son potentiel. Un thème bien illustré par une orchestration riche et sophistiquée, un écrin parfait pour que Minnie époustoufle les auditeurs avec sa voix de sifflet.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Stevie Wonder ensorcelé</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Malheureusement, ce premier album solo ne rencontra pas le succès escompté — alors qu’il est désormais considéré comme un chef-d’œuvre par de nombreux critiques et connaisseurs… Minnie, qui avait épousé Richard Rudolph entre-temps, était devenue la mère de Marc, né en 1968, puis de Maya, qui vit le jour quatre ans plus tard en Floride. Après une pause de deux ans, la jeune maman souhaita reprendre sa carrière de choriste. Elle déménagea donc en 1973 avec sa famille à Los Angeles, sans trop savoir ce qu’elle allait y faire. La jeune femme rejoignit vite les rangs de Wonderlove, une formation qui accompagnait <strong>Stevie Wonder</strong> en tournée notamment.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>La consécration avec « Lovin’ You »</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce dernier, tombé sous le charme de la voix et du talent de Minnie depuis l’époque de Rotary Connection, produisit (sous le pseudonyme d’« El Toro Negro ») son nouvel album, intitulé « Perfect Angel », qui sortit en 1974. Ce génie musical en signa en outre deux morceaux, « Take a Little Trip », ainsi que la chanson ayant permis de baptiser le 33 tours. Les trois premiers extraits restèrent confidentiels, jusqu’à la sortie en avril 1975 de « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kE0pwJ5PMDg" target="_blank" rel="noopener">Lovin’ You</a> », qui propulsa Minnie en tête de ce qu’on appelait alors le hit-parade, non seulement aux États-Unis, mais aussi dans vingt-quatre autres pays. Ce tube, vendu à plus d’un million d’exemplaires, valut à son interprète le surnom de « la femme à la voix aiguë et aux fleurs dans les cheveux ».</p>
<p style="font-weight: 400;"></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;"><strong>Une ballade pour sa fille</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Derrière cette chanson, où la maîtrise des notes suraiguës de Minnie force l’admiration, se cache une très jolie histoire. La mélodie était en effet chantée par la jeune maman à sa petite Maya, qui avait alors deux ans, en guise de berceuse. Et si on écoute sur l’album la chanson jusqu’au bout, on peut même l’entendre fredonner « Maya, Maya, Maya »… Vers la fin de sa vie, alors qu’elle l’interprétait en concert, Minnie se mit à chanter plutôt « Maya, Maya, Ringo, Maya », Ringo étant le surnom de son fils Marc. Grâce à la consécration de « Lovin’ You », l’album réussit finalement à atteindre la quatrième place des charts.</p>
<p><strong>Une œuvre érotico-métaphysique</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Très rapidement, Minnie sortit son album suivant, « Adventures in Paradise ». Stevie Wonder, très occupé à peaufiner son fameux « Songs in the Key of Life », ne participa pas à l’aventure. Minnie et son mari, accompagnés par Stewart Levine, qui avait collaboré avec The Crusaders, se consacrèrent donc seuls à la production de ce disque aux sonorités plus jazzy et douces, qui met parfaitement en valeur la perfection vocale de la chanteuse. L’une des plus belles preuves en est le morceau « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=UVniMFJYY1o" target="_blank" rel="noopener">Inside My Love</a> », qui mêle spirituel et charnel, célébrant l’attraction et la communion physique et émotionnelle de deux êtres. Les paroles, à la fois érotiques métaphysiques, ne plurent pas à toutes les oreilles : certaines stations de radio refusèrent de le diffuser. Ce morceau magique, nouvelle preuve de la maîtrise sans pareille du souffle et du registre de la voix de sifflet de Minnie, fut samplé bien des années plus tard par des pointures du R’n’B et du rap comme <strong>Aaliyah</strong>, <strong>Tupac</strong> ou encore <strong>A Tribe Called Quest</strong>. En dépit de sa grande qualité, ce troisième opus ne rencontra pas totalement son public.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un mal incurable</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">À l’aube de ses trente ans, la chanteuse proposa ensuite au public « Stay in Love », son quatrième album. En 1977, la folie du disco battait son plein et Minnie suivit le mouvement lancé par ses contemporains. En dépit du retour de Stevie Wonder aux manettes, notamment sur le morceau teinté de funk « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TAlh7ornZlE" target="_blank" rel="noopener">Stick Together</a> », et de l’excellent « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=fKn6pO-cqA0" target="_blank" rel="noopener">Young, willing and able</a> », ce disque ne connut pas lui non plus un succès à la hauteur des espérances de Minnie Riperton. Mais était-ce vraiment si grave ? L’année précédente, la chanteuse avait révélé souffrir d’un cancer du sein et avait même dû subir une mastectomie. Quand la maladie avait été diagnostiquée, les médecins lui avaient annoncé que son système lymphatique était également atteint… Pour ses docteurs, il restait environ six mois à vivre à la jeune maman.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Ambassadrice de son combat</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Refusant de se laisser abattre, Minnie décida de parler le plus souvent possible de sa terrible maladie, devenant même porte-parole de l’American Cancer Society, pour qui elle enregistra en 1979 une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=p8GSd957Zpw" target="_blank" rel="noopener">publicité</a>, dans laquelle elle se disait guérie, alors que le mal l’emporterait quelques mois plus tard… Le <strong>président américain Jimmy Carter</strong> lui remit même le Society Courage Award en reconnaissance de son action et de son engagement. En dépit de la maladie, la chanteuse continua à se produire en concert et à enregistrer des chansons. Son mal l’empêchait pourtant de mouvoir son bras droit, ce que l’on pouvait bien distinguer lors de ses dernières apparitions télévisuelles.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les derniers adieux</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Elle offrit en mai 1979 à son public ce qui allait devenir son ultime album, « Minnie ». Un disque auquel le fidèle Stevie Wonder participa, produisant « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jzKhjZsfANI" target="_blank" rel="noopener">Lover and Friend</a> », toujours sous le pseudonyme d’El Toro Negro. Autres grands moments : une reprise très sensuelle de « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=RMttEWdVj7k" target="_blank" rel="noopener">Light My Fire</a> », avec le Portoricain Jose Feliciano, la participation de Maya en tant que choriste sur « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QwuHTKFDe4o" target="_blank" rel="noopener">Dancin’ and Actin’ Crazy</a> », et surtout le très personnel « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=G5Uvy567ZAY" target="_blank" rel="noopener">Memory Lane</a> ». Si le thème de cette chanson est le souvenir d’un amour perdu, le passage de la chanteuse sur le plateau de l’émission de Mike Douglas en juin 1979, avec la diffusion en fond de photos d’elle avec son mari Richard Rudolph, alors qu’elle entonne « I don’t wanna go », puis « Save me, save me », sonne comme un terrible air d’adieu. Qui brise le cœur.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un hommage poignant</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Sa dernière apparition à la télévision américaine, au <strong>Merv Griffin Show</strong>, date du 6 juillet. Minnie Riperton succomba à sa maladie six jours après cette ultime émission, à trente et un ans, alors qu’elle était dans les bras de son mari et écoutait une chanson que son ami Stevie Wonder avait composée pour elle. Ce dernier, qui l’avait surnommée à juste titre « Perfect Angel », lui rendit un hommage poignant dans l’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=6TAC7aEegUc" target="_blank" rel="noopener">émission <strong>Soul Train</strong></a> peu de temps après sa disparition. L’année suivante, un dernier disque, contenant des morceaux restés jusque-là inédits, comme « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=cmD95FUFKvI" target="_blank" rel="noopener">Here We Go</a> », ainsi que d’autres réorchestrés, sortit à titre posthume. Sur « Love Lives Forever », <strong>Michael Jackson</strong> et <strong>George Benson</strong> enregistrèrent leur voix sur certains morceaux et Stevie Wonder joua de l’harmonica.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Des héritières inspirées</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: 400;">La voix exceptionnelle de Minnie Riperton, dont la plus haute note jamais enregistrée était un contre-contre fa, soit une octave au-dessus de la note la plus haute de la fameuse « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZZ_eHEYDInY" target="_blank" rel="noopener">Reine de la nuit</a></span><span style="font-weight: 400;"> », dans <em>La flûte enchantée</em> de Mozart !, fit beaucoup d’émules, dont la plus connue est <a href="https://www.youtube.com/watch?v=k--mXr8f9jM" target="_blank" rel="noopener">Mariah Carey</a></span><span style="font-weight: 400;">, l’une des rares chanteuses à maîtriser avec presque autant de brio l’art si difficile de la voix de sifflet…</span></strong></p>
<p><span></span></p></div>
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		<title>Voyage lexical en startupnécheune, le pays du franglais</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/voyage-lexical-en-startupnecheune-le-pays-du-franglais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 11:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mal aux mots]]></category>
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					<description><![CDATA[Tentons de traduire ce charabia pour oublier ces errances linguistiques ! Oui, il est possible de redonner du sens à nos mots, même en entreprise, en chassant le franglais de nos bouches !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Voyage lexical en startupnécheune, le pays du franglais</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Voici un échange fictif, comme on peut (malheureusement) en entendre de plus en plus au pays de la startupnécheune, entre deux cadres. On appellera le premier — un vieux cadre toujours dynamique — Thomas, et le second — un jeune cadre dynamique — Benjamin. Ici, le <strong>franglais</strong> règne en maître…</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Le texte en VO : quand le franglais règne en maître</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">« Salut Benjamin ! Bon, j’aimerais te challenger, pour que tu sois encore plus corporate. Tu sais qu’il va falloir te focuser sur les data qu’on va pitcher en call mardi prochain aux Argentins. Alors, save the date. Ça va être chaud ce one-to-one !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; OK Thomas, ce serait bien que tu me forwardes la data asap, parce que j’ai compris que c’était un deal important. Le feedback que j’ai eu n’est pas top.</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Ah bon ?</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Oui, j’étais dans la boucle. On a vu dans le reporting que les chiffres étaient vraiment bad. On doit prendre le lead !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Eh bien heureusement qu’on en parle, parce que c’est quand même super touchy, ça ! Et il faut absolument qu’on signe ce deal, sinon on est dead ! Comme on targette maintenant les Américains, il faut aussi revoir les inputs et les outputs pour les driver vers nous. Rappelle-toi, notre CEO insiste. Et on a une deadline ! On doit penser out of the box !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Oui, ça <a href="https://www.geraldine-couget.com/2020/11/12/faire-sens/">fait sens</a>, Thomas. Je vais tout faire pour implémenter le process correctement. J’ai la roadmap en tête, t’inquiète !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Super ! Pense bien aux best practices. On doit vraiment adresser ce problème. Tu <a href="https://www.geraldine-couget.com/2021/01/15/revenir-vers/">reviens vers moi</a> vendredi ? Je serai en meeting toute la journée, mais je checkerai mes mails.</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; D’accord, je te ferai un débrief et un update. Je sais que c’est une opportunité pour moi de te montrer que je suis un winner ! Allez, j’attaque les slides. Je serai en remote pour mieux me concentrer.</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Tu veux brainstormer tout seul ? Attention au burn-out ! Ha ha ! Au fait, pas la peine de printer tout ça. On reste focus green, OK ?</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Oui, j’ai pas oublié tout ce qu’on a vu en workshop ! J’en ai même parlé en afterwork avec les gars de la team Green 2030. C’est super mainstream, mais on peut pas switcher avec ce qui se faisait avant. C’est so XX<sup>e</sup> siècle !</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">&#8211; Merci Benjamin. Go, go, go ! »</span> </span></p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;"><strong>Le texte en VF : quand le franglais disparaît enfin</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Comment dire ? Tout ceci me fait vraiment très mal aux yeux et aux oreilles… Tentons de traduire ce charabia pour oublier ces errances linguistiques ! Oui, il est possible de redonner du sens à nos mots, même en entreprise, en chassant le <strong>franglais</strong> de nos bouches !</p>
<p style="font-weight: 400;">« Salut Benjamin ! Bon, j’aimerais te mettre au défi, pour que tu aies encore plus l’esprit d’entreprise. Tu sais qu’il va falloir te concentrer sur les données qu’on va présenter mardi prochain aux Argentins au téléphone. Alors, retiens cette date dans ton agenda. Ça va être chaud ce tête-à-tête !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; D’accord Thomas, ce serait bien que tu me transfères les données au plus vite, parce que j’ai compris que c’était un contrat important. Les échos que j’ai eus ne sont pas géniaux.</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Ah bon ?</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Oui, j’étais dans la confidence. On a vu dans le compte rendu que les chiffres étaient vraiment mauvais. On doit prendre la direction du projet !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Eh bien heureusement qu’on en parle, parce que c’est quand même super délicat, ça ! Et il faut absolument qu’on signe ce contrat, sinon on est morts ! Comme on cible maintenant les Américains, il faut aussi revoir les données et les éléments pour les diriger vers nous. Rappelle-toi, notre PDG insiste. Et on a une date limite ! On doit réfléchir en dehors des sentiers battus !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Oui, ça a du sens, Thomas. Je vais tout faire pour déployer le processus correctement. J’ai la feuille de route en tête, t’inquiète !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Super ! Pense bien aux bonnes pratiques. On doit vraiment s’occuper de ce problème. Tu me recontactes vendredi ? Je serai en réunion toute la journée, mais je vérifierai mes courriels.</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; D’accord, je te dresserai le bilan et ferai une mise à jour. Je sais que c’est l’occasion pour moi de te montrer que je suis un vainqueur ! Allez, j’attaque les diapos. Je me mettrai au vert pour mieux me concentrer.</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Tu veux réfléchir tout seul ? Attention à l’épuisement ! Ha ha ! Au fait, pas la peine d’imprimer tout ça. On fait attention à l’environnement, d’accord ?</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Oui, j’ai pas oublié tout ce qu’on a vu en atelier ! J’en ai même parlé en soirée avec les gars de l’équipe Écolo 2030. C’est super-répandu, mais on ne peut pas revenir à ce qui se faisait avant. Ça rappelle trop le XX<sup>e</sup> siècle !</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; Merci Benjamin. Allez, on y va ! »</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Et vous, quelle version préférez-vous ?</span>  </span></p></div>
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		<title>Madeleine Vionnet ou la mode féministe</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/madeleine-vionnet-ou-la-mode-feministe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2022 11:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Surnommée « la reine de la coupe en biais », cette couturière malgré elle devint l’une des créatrices de mode les plus originales du XXe siècle, s’attaquant à tout ce qui pouvait entraver la liberté de mouvement du corps féminin : corset, jupon, voilette, etc. En avance socialement sur son temps, Madeleine Vionnet offrit à ses très nombreuses ouvrières des conditions de travail rêvées. ]]></description>
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Madeleine Vionnet ou la mode féministe</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Surnommée « la reine de la coupe en biais », cette couturière malgré elle devint l’une des créatrices de mode les plus originales du XX<sup>e</sup> siècle, s’attaquant à tout ce qui pouvait entraver la liberté de mouvement du corps féminin : corset, jupon, voilette, etc. En avance socialement sur son temps, <strong>Madeleine Vionnet</strong> offrit à ses très nombreuses ouvrières des conditions de travail rêvées. Et surtout, cette femme à la grande intelligence et à l’esprit d’indépendance très marqué, visionnaire en couture comme sur le plan social, sublima ses contemporaines, imaginant avec sa fidèle complice Marcelle Chaumont des tenues exceptionnelles d’allure et de beauté. Une femme tout aussi essentielle à la haute couture que <strong>Paul Poiret</strong> ou <strong>Coco Chanel</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Adieu maman</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Madeleine Marie Valentine Vionnet naquit le 22 juin 1876 à Chilleurs-aux-Bois, dans le Loiret, d’un père maréchal-ferrant devenu gendarme à cheval, et de Marie-Rosalie Henriette Gardembois. Très rapidement, le couple déménagea en banlieue parisienne, à Aubervilliers, Abel ayant été nommé receveur d’octroi, un métier aujourd’hui disparu, qui consistait à percevoir des taxes à l’entrée des villes. Quant à Marie-Rosalie, elle trouva une place de caissière dans un grand café de Paris, dont elle devint même gérante. Quand Madeleine fêta ses trois ans, ses parents divorcèrent. Il semble que sa belle maman avait fait la rencontre d’un homme lui promettant un avenir plus rose. Toujours est-il qu’elle quitta Abel et leur petite fille et ne donna plus jamais signe de vie… Madeleine fut alors confiée à sa grand-mère, avant que son père ne vienne la reprendre quatre ans plus tard pour vivre avec lui à Aubervilliers.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Apprentie à 11 ans</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">À l’école, l’enfant obtint d’excellentes notes et son certificat d’études à 10 ans et demi. Sa maîtresse, très fière de son élève première de la classe, et qui voulait lui octroyer le Prix d’excellence, souhaitait vivement que Madeleine poursuive son éducation. La fillette rêvait d’ailleurs de devenir professeur. L’enseignante lui promit même de lui décrocher une bourse. Cependant, Abel, influencé par la femme de l’un de ses amis, une couturière de La Courneuve qui prétendait qu’en faisant des études, sa fille serait toujours à sa charge à l’âge de 20 ans, finit par refuser. Il plaça la petite fille chez cette professionnelle en tant qu’apprentie, pour qu’elle lui enseigne les rudiments du métier.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Couturière « par hasard »</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">C’est ainsi que <strong>Madeleine Vionnet</strong>, qui eut du mal à digérer cette expression d’autorité paternelle, devint couturière « par hasard ». Les conditions de travail étaient rudes — les lois sociales de protection des travailleurs n’étaient alors qu’un lointain ou vain espoir — et la reconnaissance du dur labeur des petites mains totalement absente. Douze heures de travail par jour, sans compter le ménage et les commissions à faire, ou encore le poêle à bois à remplir… Entre Pâques et la Pentecôte, Madeleine travaillait même le dimanche. La jeune fille se maria très jeune à un certain Émile Dépoutot, gardien de la paix de son état, à qui elle donna une petite Jeanne Yvonne. Confié à un oncle habitant dans le Doubs, Madeleine étant obligée de travailler, le bébé mourut subitement à neuf mois. Est-ce ce chagrin qui la décida à changer de vie ? La jeune couturière de 18 ans divorça de son mari et traversa la Manche pour y tenter sa chance. Une sacrée preuve de sa personnalité hors normes et de sa force de caractère.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fabriquer des Rolls-Royce</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Installée dans le Surrey, Madeleine, redevenue Vionnet, trouva rapidement une place de lingère dans un asile, puis déménagea à Londres. Elle y fut engagée par une couturière de la cour d’Angleterre, Kate Reilly, dont la spécialité était de copier les modèles français… C’est dans cet atelier que la future créatrice de mode se familiarisa vraiment avec l’art de la haute couture. Quand elle rentra à Paris en 1920, elle savait que son avenir était dans cette activité de précision et de patience. Extrêmement ambitieuse, Madeleine était déterminée à montrer au monde son talent et son génie. La jeune femme développa encore davantage ses connaissances et sa technique en trouvant une place chez <strong>Callot Sœurs</strong>, une maison de haute couture créée en 1895. Comme elle le dit avec beaucoup d’humour des années plus tard, grâce à cet apprentissage, notamment auprès de la sœur aînée, Marie, épouse Gerber, « j’ai pu fabriquer des Rolls-Royce. Sans cela, j’aurais fabriqué des Ford » ! Madeleine y resta six ans.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Hommage à Isadora Duncan</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">En 1907, elle fut « chassée » par le créateur Jacques Doucet, l’un des grands couturiers de la Belle Époque, avec qui <strong>Paul Poiret</strong> avait travaillé. Son besoin ? Donner un coup de jeune à ses ateliers pour attirer une clientèle moins âgée. Pour sa première collection, <strong>Madeleine Vionnet</strong>, explorant l’art du drapé, ne le déçut pas : elle proposa des tenues dénuées de corset et portées par des mannequins aux pieds nus, en hommage à la danseuse Isadora Duncan, qu’elle admirait beaucoup.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Médecin de la silhouette</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Cinq ans plus tard, à peine deux ans avant que n’éclate la Première Guerre mondiale, la créatrice ouvrit enfin sa propre maison de couture, au 222 rue de Rivoli. Mais <strong>Madeleine Vionnet</strong> dut fermer boutique au lancement des hostilités et patienta pendant les quatre ans du conflit, qu’elle passa à Rome. Sa maison rouvrit en 1919. Pour célébrer son retour aux affaires, « le médecin de la silhouette », comme elle s’était elle-même surnommée, mit définitivement fin à l’utilisation du corset. Comme d’autres de ses pairs d’ailleurs, tels <strong>Paul Poiret</strong> — qu’elle jugeait être « <em>un costumier, très bien pour le théâtre</em> » — ou encore <strong>Coco Chanel</strong> — à propos de qui Madeleine disait : « <em>Elle était modiste… C’est-à-dire qu’elle s’y connaissait en chapeaux !</em> »</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Inspirée par les statues grecques</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Les femmes étant désormais dépourvues de leur « béquille » habituelle pour faire croire qu’elles avaient encore une taille de guêpe se mirent alors à faire des régimes et de l’exercice. Pour les aider dans ce « combat », Madeleine Vionnet mit tout son art à leur service, créant des vêtements qui mettaient en valeur les courbes naturelles du corps féminin, à l’aide de tissus fluides, qui bougeaient comme de l’eau. Sa principale inspiration ? Les statues grecques. Surtout, elle développa le recours à sa fameuse coupe en biais, qui jusque-là n’était employée que pour les cols. Cette façon de couper un tissu, de façon oblique, a pour effet de le coller au corps, en accentuant ainsi les courbes. C’est ainsi qu’elle donna à ses créations une <a href="https://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/oeuvre/robe-du-soir-madeleine-vionnet" target="_blank" rel="noopener">forme jamais encore vue</a>, mêlant harmonie à équilibre, où le carré, le rectangle et le cercle avaient la part belle. Son <em>credo</em> ? Proportions, mouvement, équilibre vérité. « <em>Le corps n’a pas de coutures</em> », expliquait-elle…</p>
<p><span></span></p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;"><strong>Congés payés avant l’heure</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Le succès fut tel qu’à partir de 1923, la maison de couture, pour répondre à la demande, dut s’agrandir et déménager dans des locaux plus vastes, dans un hôtel particulier au 50 avenue Montaigne. À l’époque,<strong> Madeleine Vionnet</strong> employait plus de mille personnes et avait vingt-six ateliers ! Ses salariés, et notamment ses ouvrières, travaillaient dans d’excellentes conditions, au sein d’un bâtiment de trois étages ultramoderne, en verre et en acier, construit dans la cour de l’hôtel particulier. La créatrice, qui avait tant souffert en tant qu’apprentie, se meurtrissant le dos à œuvrer sur un tabouret, ainsi que la vue — la lumière étant trop faible — donna à ses couturières de véritables chaises, avec un dossier. Elles disposaient aussi de grandes tables en bois et de beaucoup de lumière. Sans oublier des avantages sociaux incroyables pour l’époque : un médecin, des soins dentaires, un cabinet de gynécologie, un réfectoire, une bibliothèque et… une crèche ! Et bien avant que la loi les rende obligatoires, Madeleine Vionnet offrit des congés payés à ses employés.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>600 à 800 modèles par an</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">La patronne, elle, créait et travaillait dans son propre atelier. À ses côtés, mais dans un autre bureau, une autre créatrice, de quinze ans sa benjamine, Marcelle Chaumont, qui avait quasi autant de responsabilités que sa patronne.Les deux femmes s’entendaient à merveille et se comprenaient parfaitement. Elles œuvraient toutes les deux sur un mannequin de bois de 80 cm, sur lequel la toile était coupée et préparée jusqu’à ce que le modèle soit parfait pour être reproduit à taille humaine dans les ateliers. Cela leur permettait d’expérimenter de nouvelles formes. Chaque année, les deux femmes concevaient entre six cents et huit cents modèles !</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Haro sur la contrefaçon</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">À l’époque, la copie des modèles de haute couture faisait des ravages, notamment à l’étranger — comme l’avait d’ailleurs expérimenté Madeleine pendant ses années londoniennes. Ses toilettes fabuleuses ne firent pas exception à la règle. Cependant, toujours aussi déterminée, la créatrice prit le taureau par les cornes. Dès 1921, elle s’attaqua à ce marché illégal qu’elle estimait totalement immoral et soutint l’Association pour la défense des arts plastiques et appliqués, qui visait à défendre les intérêts du secteur de la haute couture, en luttant contre la contrefaçon. La créatrice n’hésita pas à traîner en justice tous ceux qui osaient copier ses modèles. Et en 1922, elle fit passer un communiqué : « Les modèles Madeleine Vionnet sont enregistrés et publiés en France. Toute copie ou contrefaçon, même partielle, sera l’objet d’une action en justice. » Pour aller encore plus loin dans sa démarche, elle fit photographier chaque création de face, de dos et sur les côtés, leur donnant un nom et un numéro, les signant et ajoutant une empreinte digitale.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Fin de partie</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Quand la Seconde Guerre mondiale éclata, <strong>Madeleine Vionnet</strong>, alors âgée de près de 65 ans, décida de fermer définitivement boutique. La maison de couture fut mise en liquidation en décembre 1940 et le personnel licencié. <strong>Marcelle Chaumont</strong> créa rapidement sa propre maison de couture, qui connut un grand succès. Quelques années plus tard, en 1952, la créatrice fit une donation à l’UFAC (Union française des arts du costume) de cent vingt robes qu’elle avait conçues dans les années 1920 et 1930, sept cent cinquante toiles et soixante-quinze albums des photographies de ses vêtements, sans oublier ses cahiers de dessins et autres livres de compte. Pendant une partie de sa longue retraite, elle donna des cours à l&rsquo;École de la Chambre Syndicale de la couture parisienne (alors appelée école « de la rue Saint Roch »).</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Revisitée par John Galliano</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Petit à petit, son nom si prestigieux et synonyme de luxe et de beauté disparut petit à petit de l’affiche. Celle dont les créations si sensuelles avaient notamment été portées par <strong>Marlene Dietrich</strong>, <strong>Katharine Hepburn</strong> ou encore <strong>Greta Garbo</strong>, mourut en 1975, presque centenaire. Elle fut enterrée dans le cimetière de la commune de La Chassagne, dans le Jura, le village d&rsquo;origine de son père. Deux ans après sa disparition, la journaliste et éditrice de mode américaine Diana Vreeland monta une exposition consacrée à la mode française pendant l’entre-deux-guerres, qui permit de faire (re)découvrir au public tout le génie de Madeleine Vionnet, sans doute la plus grande créatrice de son époque. Puis dans les années 1990, <a href="https://www.vogue.fr/culture/en-vogue/diaporama/madeleine-vionnet-puriste-de-la-mode/6569" target="_blank" rel="noopener"><strong>John Galliano</strong></a> fut le premier à remettre au goût du jour la technique de la coupe en biais, ce qui acheva de replacer Vionnet sur le piédestal dont elle n’aurait jamais dû descendre. Elle inspira aussi <strong>Yohji Yamamoto,</strong> <strong>Comme des Garçons</strong>, <strong>Azzedine Alaïa</strong> ou encore <strong>Issey Miyak</strong>e.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Architecte de la haute couture</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Celle qui, peu de temps avant son décès, avait déclaré « <em>je suis une femme d’une extraordinaire vitalité. Je ne me suis jamais ennuyée une seconde. Je n’ai jamais été envieuse de qui que ce soit ou de quoi que ce soit, et à présent, j’ai atteint une certaine tranquillité </em>», a été à juste titre comparée à un architecte ou à un sculpteur. Aimant le toucher de la soie, du crêpe (jusque-là réservé aux doublures de corsage), du satin, entre autres tissus, <strong>Madeleine Vionnet</strong> proposa toujours des créations à la fois élégantes et simples, permettant aux femmes de bouger confortablement. « <em>J’ai couru après moi, toujours. Je crois qu’il faut se dépasser, et pour se dépasser, il faut s’atteindre.</em> »</p>
<p style="font-weight: 400;">À lire : <a href="https://madparis.fr/madeleine-vionnet-puriste-de-la" target="_blank" rel="noopener"><em>Madeleine Vionnet, puriste de la mode</em></a>, magnifique catalogue de la grande et superbe exposition qui lui fut consacrée en 2009 au musée des Arts Décoratifs, à Paris.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><a href="https://www.babelio.com/livres/Chapsal-Madeleine-Vionnet-ma-mere-et-moi--Leblouissement/165172" target="_blank" rel="noopener"><em style="font-weight: 400;">Madeleine Vionnet, ma mère et moi</em></a><span style="font-weight: 400;">, un témoignage de la journaliste et écrivain Madeleine Chapsal, filleule de la créatrice et fille de Marcelle Chaumont, publié en 2010.</span></span></p>
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		<title>Réussir votre communiqué de presse : quelques astuces !</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/reussir-votre-communique-de-presse-quelques-astuces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astuces de rédaction]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_15 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Réussir votre communiqué de presse : quelques astuces !</span>
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<p>&nbsp;</div>
						
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>La rédaction d’un <strong>communiqué de presse</strong> doit respecter certains codes pour que ce document, toujours aussi prisé des journalistes, soit lu. Voici quelques règles de base.</p>
<ol>
<li>Donnez <span>l’impression qu’il a été écrit par des journalistes pour des journalistes afin de maximiser vos chances d’être lu, puis retenu. Il faut donc rédiger le <strong>communiqué de presse</strong></span> <span>comme un article&nbsp;: titre accrocheur, information principale dans le premier paragraphe (<a href="https://www.geraldine-couget.com/?s=pyramide">plan en pyramide inversée</a></span>).</li>
<li>Trouvez un lien pertinent entre votre produit/entreprise et l’audience du média visé.</li>
</ol>
<p>Avant de rédiger, posez-vous ces trois questions&nbsp;:</p>
<p>&#8211; Quel est votre objectif&nbsp;?</p>
<p>&#8211; Quelle actualité voulez-vous mettre en avant&nbsp;?</p>
<p>&#8211; Quels types de média voulez-vous cibler&nbsp;?</p>
<ol start="3">
<li>Identifiez un angle qui va intéresser le journaliste (et sa cible)&nbsp;: «&nbsp;si j’étais le lecteur de ces médias, est-ce que ce sujet m’intéresserait&nbsp;?&nbsp;» Vous avez trouvé votre angle&nbsp;? Gardez bien en tête qu’il sera votre fil conducteur pour rédiger votre <strong>communiqué de presse</strong>.</li>
<li>Respectez la structure du <strong>communiqué de presse</strong>: vous avez peu de temps pour accrocher l’œil du journaliste, alors facilitez-lui la lecture et soyez concis. Le texte doit faire une à deux pages au maximum, rarement plus&nbsp;! Il comprend quelques éléments obligatoires&nbsp;:</li>
</ol>
<p><strong>&#8211; </strong>La date de publication et le nom de la société.</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_22  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: normal;">&#8211; Le titre&nbsp;: travaillez-le, c’est lui qui va donner envie au journaliste de lire la suite. Il doit être percutant (jeu de mots, chiffre clé, etc.). C’est l’élément à travailler en dernier. Écrivez votre <strong>communiqué de presse</strong> en entier avant de trouver un titre.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">&#8211; Le <a href="https://www.geraldine-couget.com/?s=chapô">chapô</a>&nbsp;: ce résumé de votre texte en quelques lignes doit être construit avec la réponse aux <a href="https://www.geraldine-couget.com/?s=5+W">5&nbsp;W</a> et éventuellement les 2&nbsp;H.</span></p>
<p><span style="font-family: inherit; font-weight: normal;">&#8211; Le corps du <strong>communiqué de presse</strong>&nbsp;: détaillez votre sujet en allant de l’information la plus importante à la moins importante (<a href="https://www.geraldine-couget.com/?s=pyramide">plan en pyramide inversée</a>). Ajoutez un ou deux intertitres, équilibrez les paragraphes, qui ne doivent contenir qu’une idée chacun. Rédigez à la troisième personne du singulier et conjuguez les verbes au présent. Utilisez la voix active, pour plus de dynamisme. Rédigez votre texte de façon impersonnelle, comme si vous étiez le journaliste qui parlait de votre entreprise.</span></p>
<p><span style="font-family: inherit; font-weight: normal;">&#8211; Réservez la conclusion pour donner des détails pratiques, ajouter un historique et un rappel sur la société, etc. Surtout, pensez au <a href="https://www.geraldine-couget.com/?s=call">call-to-action</a>&nbsp;!</span></p>
<p><strong>&#8211; </strong>Ajoutez votre logo.</p>
<p><strong>&#8211; </strong>Illustrez (photos des produits, etc.) en ajoutant si possible des commentaires.</p>
<p>&#8211; Présentez votre structure dans un encadré («&nbsp;À propos&nbsp;»/«&nbsp;Pour en savoir plus&nbsp;»), avec un lien vers votre site Internet. Donnez des chiffres pour créer plus d’impact et faciliter la mémorisation.</p>
<p><strong>– </strong>Prévoyez éventuellement dans un encadré une courte interview de vous, de l’un de vos collègues, ou d’un client/expert extérieur.</p>
<ol start="5">
<li>Faites relire votre <strong>communiqué de presse</strong> par une personne qui ne connaît rien à votre produit/offre/service. Si elle ne comprend pas tout, voire rien, il va falloir revoir votre copie&nbsp;!</li>
</ol>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
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			</div>
				
				
			</div></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Call-to-action : l’outil idéal d’interaction et de conclusion sur le Web</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/call-to-action-loutil-ideal-dinteraction-et-de-conclusion-sur-le-web/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 10:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astuces de rédaction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=554</guid>

					<description><![CDATA[Quel est le but de tout site Internet ? Prolonger l’expérience utilisateur. Autrement dit, donner envie à l’internaute de rester le plus longtemps possible sur vos pages. Le call-to-action va vous y aider]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_18 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Call-to-action : l’outil idéal d’interaction et de conclusion sur le Web</span>
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<p>&nbsp;</div>
						
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Quel est le but de tout <strong>site Internet</strong>&nbsp;? Prolonger l’expérience utilisateur. Autrement dit, donner envie à l’internaute de rester le plus longtemps possible sur vos pages. Le <strong>call-to-action</strong> va vous y aider. De quoi s’agit-il&nbsp;? Ce sont tous les «&nbsp;boutons&nbsp;» d’<strong>appel à l’action </strong>tels que «&nbsp;Contactez-nous&nbsp;», «&nbsp;Abonnez-vous à la newsletter&nbsp;», «&nbsp;Remplissez le formulaire&nbsp;», «&nbsp;Lisez la suite sur le blog&nbsp;», «&nbsp;Partagez sur les réseaux sociaux&nbsp;», etc.</p>
<p>Attention cependant aux libellés manquant de clarté&nbsp;! Prenons l’exemple du <strong>call-to-action</strong> suivant d’une médiathèque&nbsp;: «&nbsp;Prolongez vos documents en ligne.&nbsp;» Que comprenez-vous&nbsp;? Tout manque de clarté entraîne de l’hésitation chez l’internaute et donc la probabilité qu’il quitte votre site rapidement. Pour abolir toute ambiguïté, mieux <strong>vaudrait écrire ici&nbsp;: «&nbsp;</strong><strong>Prolongez la durée d’emprunt de vos documents.&nbsp;»</strong></p>
<p><strong>Les liens en guise de call-to-action</strong></p>
<p>Les <strong>liens</strong> font aussi office de parfaits <strong>call-to-action</strong>&nbsp;! Attention cependant à les rendre incitatifs… Par conséquent, haro sur les <strong>termes génériques</strong> tels que «&nbsp;Cliquer ici&nbsp;», «&nbsp;Lire la suite&nbsp;» ou encore «&nbsp;Pour en savoir plus&nbsp;». En effet, ils ne permettent pas de mettre en relation le lien avec le reste de la page, tant pour les utilisateurs que pour les <strong>moteurs de recherche</strong>. Mieux vaut donc rendre interactif «&nbsp;Lancer le téléchargement&nbsp;» plutôt que «&nbsp;En cliquant ici&nbsp;».</p>
<p>La fonction de <strong><span>call-to-action</span></strong> du <strong>lien</strong> est favorisée et accentuée en plaçant ce dernier en bas de l’article, à la fin d’un paragraphe ou d’une phrase, ou encore, en marge de votre texte — par exemple dans un espace dédié, si vous avez prévu beaucoup de liens. Le but&nbsp;? Éviter les digressions et une fracture visuelle, qui demandent un effort supplémentaire au lecteur.</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_26  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_13  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><strong>Une forme incitative</strong></p>
<p>Architecturez vos pages de sorte à présenter visiblement chaque <strong>lien</strong> de <strong>call-to-action</strong>, qui doit être <span>incitatif&nbsp;</span>:</p>
<ul>
<li>Il est visible directement, donc au-dessus de la <strong>ligne de flottaison</strong>.</li>
<li>Il est lisible, c’est-à-dire identifiable par la forme (souligné et/ou en couleur).</li>
<li>Il est explicite, par exemple «&nbsp;Commandez&nbsp;», «&nbsp;Inscrivez-vous&nbsp;», «&nbsp;Contactez-nous&nbsp;», «&nbsp;Téléchargez la brochure&nbsp;», etc., (et non «&nbsp;Cliquer ici&nbsp;» ou «&nbsp;Plus d’information&nbsp;»).</li>
<li>Il est motivant, autrement dit de préférence rédigé à l’impératif.</li>
<li>Il est simple et direct, pour éviter toute hésitation de l’internaute.</li>
</ul>
<p><strong>Des messages simples et clairs</strong></p>
<p>Notons par ailleurs que le <strong>call-to-action</strong> constitue l’outil idéal de conclusion. Vous avez peut-être lu sur ce site que le plan idéal d’un article sur Internet est dit «&nbsp;en <a href="https://www.geraldine-couget.com/2020/09/21/pyramide-inversee/"><strong>pyramide inversée</strong></a>&nbsp;»&nbsp;: on commence par donner l’information principale, dès le premier paragraphe. Par conséquent, pour maintenir la présence de l’internaute sur votre site, il faut lui donner une carotte aussi à la fin de sa lecture.</p>
<p class="p1">Pour inciter à <strong>passer l’action</strong>, mieux vaut faciliter la tâche de l’internaute. Pour cela, concevez des pages qui donnent envie, organisez bien l’information, avec des messages clairs et une procédure simple. Par exemple, évitez de demander à un visiteur de remplir un formulaire complet lorsque ce n’est pas nécessaire. Plus la procédure est simple, moins le lecteur hésitera&nbsp;! De même, si le texte comporte des conditions, commencez par celles-ci afin que l’internaute sache s’il est directement concerné ou non.</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_20 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_20">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_27  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<li
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			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Revenir vers : retour vers le français</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/revenir-vers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jan 2021 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mal aux mots]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=426</guid>

					<description><![CDATA[C’est presque devenu un réflexe dans le monde de l’entreprise, et notamment des grandes structures : l’emploi de « revenir vers » pour signifier que l’on va tenir au courant son interlocuteur pollue un grand nombre d’échanges écrits et oraux.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_21 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Revenir vers : retour vers le français</span>
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<p>&nbsp;</div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>C’est presque devenu un réflexe dans le monde de l’entreprise, et notamment des grandes structures&nbsp;: l’emploi de «&nbsp;<strong>revenir vers</strong>&nbsp;» pour signifier que l’on va tenir au courant son interlocuteur pollue un grand nombre d’échanges écrits et oraux. Encore un anglicisme malheureux, à l’instar de «&nbsp;<a href="https://www.geraldine-couget.com/2020/11/12/faire-sens/">faire sens</a>&nbsp;»…</p>
<p>Quelle en est l’origine&nbsp;? On la trouve dans l’expression anglophone «&nbsp;<em>to get back to someone</em>&nbsp;», par exemple «&nbsp;<em>I’ll get back to </em><em>you as soon as possible</em>&nbsp;», autrement dit «&nbsp;Je vous tiens au courant dès que possible&nbsp;». On voit donc que «&nbsp;<strong>revenir vers</strong>&nbsp;» est une traduction littérale de quelque chose, «&nbsp;<em>to get back to</em>&nbsp;», qui signifie en réalité autre chose. (Comme toujours, la traduction n’est quasi jamais littérale).</p>
<p>&nbsp;</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><strong>Il y a des alternatives</strong></p>
<p>Les adorateurs du <strong>globish</strong> — la langue officielle des start-up —, habitués des «&nbsp;Je te forwarde le doc asap et je reviens vers toi&nbsp;» et autres «&nbsp;Je t’envoie le save the date après la conf’ call et je reviens vers toi&nbsp;!&nbsp;» se gausseront peut-être, mais il existe des alternatives&nbsp;!</p>
<p class="p1">Comme toujours, l’<a href="http://www.academie-francaise.fr/je-reviens-vers-vous" target="_blank" rel="noopener">Académie française</a> s’est alarmée de cette énième entorse inutile à la langue de Molière, signe de la paresse linguistique actuelle. Et elle nous propose des solutions de rechange au fatigant «&nbsp;<strong>revenir vers</strong>&nbsp;», qui existent évidemment depuis la nuit des temps&nbsp;: «&nbsp;reprendre contact avec&nbsp;», «&nbsp;reprendre la conversation&nbsp;», «&nbsp;reprendre un échange, un dossier, etc.&nbsp;» Bref, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs…</p>
<p>&nbsp;</p></div>
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