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Berlingot

berlingot

Qu’il soit de Carpentras ou de Nantes, le berlingot fait l’unanimité chez les amateurs de bonbons.

Synonyme de saveurs douces et acidulées, de couleurs joyeuses et d’enfance retrouvée, cette confiserie à la forme reconnaissable entre toutes constitue l’un des incontournables du patrimoine culinaire français. La légende veut que le premier berlingot ait vu le jour à l’aube du XIVe siècle, grâce au génie du pâtissier du pape Clément V. Cependant, on ne connaît toujours pas avec certitude l’étymologie de ce mot rigolo : vient-il de l’italien « berlingozzo », synonyme de longs sucres d’orge, ou du provençal « berlingau », qui se traduit par « osselet » ? Encore plus tirée par les cheveux, une autre version avance que le fameux pâtissier, prénommé Sylvestre, présenta son invention au saint-père en lui disant : « Honneur à Bertrand de Got, à découper avec des ciseaux d’or ». Le souverain pontife s’appelait en effet ainsi dans le civil. De là à imaginer que « Bertrand de Got » donna « berlingot », il n’y a qu’un pas… Ce qui semble plus certain, c’est qu’au milieu du XIXe siècle, un pâtissier-confiseur du nom de François-Pascal Long créa le fameux berlingot de Carpentras, en recourant à du sirop de fruits confits pour composer ses bonbons. Lors de la seconde cuisson du berlingot, il ajouta de la menthe, ainsi qu’un ruban de pâte de sucre, tout blanc, lui donnant ainsi ses nervures caractéristiques. D’autres confiseurs du Vaucluse reprirent la recette et utilisèrent d’autres fruits confits, multipliant les parfums du berlingot. Puis un industriel, Gustave Eysseric, eut l’idée de commercialiser ces douceurs à grande échelle (voici comment on le fabrique aujourd’hui : https://www.youtube.com/watch?v=BmhVgNtb894). En lisant ces lignes, les Nantais s’insurgeront peut-être, car ils estiment eux aussi être à l’origine de la naissance du berlingot. Leur version est plus petite et moins translucide que celle des Carpentrassiens. Les choses se compliquent… Cependant, où que soit la vérité, ce bonbon répond à des critères précis depuis les années 1950. Aromatisation, coloration, filets de décoration, angles de coupe… Et le berlingot s’exporte désormais dans le monde entier, en s’adaptant aux goûts locaux. Par exemple au Japon, il a un goût de thé vert. Rien n’est laissé au hasard !

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