<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Parcours extraordinaires &#8211; Géraldine Couget</title>
	<atom:link href="https://www.geraldine-couget.com/category/parcours-extraordinaires/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.geraldine-couget.com</link>
	<description>Ma plume au service de vos écrits</description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Feb 2026 14:17:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/05/cropped-logo-mobile-gcb-32x32.png</url>
	<title>Parcours extraordinaires &#8211; Géraldine Couget</title>
	<link>https://www.geraldine-couget.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Choupette Lagerfeld… ou quand certains vivent dans la quatrième dimension</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/choupette-lagerfeld-ou-la-4e-dimension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 07:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2281</guid>

					<description><![CDATA[C’est l’histoire d’un chat de luxe, Choupette Lagerfeld. Aurait-on atterri dans la quatrième dimension ? On pourrait le penser !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_0 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_0 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Choupette Lagerfeld… ou quand certains vivent dans la quatrième dimension</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_1 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_0">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_0  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_0">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1507" height="1920" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/02/choupette-lagerfeld.jpeg" alt="Choupette Lagerfeld ou un récit digne de la quatrième dimension." title="choupette-lagerfeld" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/02/choupette-lagerfeld.jpeg 1507w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/02/choupette-lagerfeld-1280x1631.jpeg 1280w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/02/choupette-lagerfeld-980x1249.jpeg 980w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/02/choupette-lagerfeld-480x612.jpeg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1507px, 100vw" class="wp-image-2282" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_1">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_1  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_0  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">C’est l’histoire d’un chat de luxe, Choupette Lagerfeld. <strong>Karl Lagerfeld</strong>, son fameux maître et grand créateur devant l’Éternel, partit en 2019 rejoindre sa principale égérie, <strong>Coco Chanel</strong>. En 2014, les éditions Flammarion publièrent un livre à la gloire de la seule féline qui compta un jour pour le Teuton du <em>catwalk</em>. Cela m’inspira alors une sorte de chronique quelque peu acerbe, avouons-le, que je vous livre remaniée en ce début 2026. Désormais, la noble et orpheline Choupette est une « chatonne » âgée de quatorze ans, qui ronronne paisiblement grâce à son héritage pharaonique…</p>
<h2>L’univers chic et strass de Choupette Lagerfeld</h2>
<p style="font-weight: 400;">Il était quand même sympathique ce <strong>Karl Lagerfeld</strong>, avec son débit saccadé, son accent teuton reconnaissable entre tous, son catogan poudré, si délicieusement vieille France, et ses canettes d’une affreuse boisson pétillante maronnasse édulcorée à l’aspartame (un poison violent, si, si !). On aimait bien, certes avec parcimonie, l’entendre narrer son univers chic et strass, ses « <em>first world problems</em> », et ses opinions bien tranchées sur des sujets on ne peut plus futiles ou parfois importants — on se souvient de sa <a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/mode/quand-karl-lagerfeld-recommandait-le-port-du-gilet-jaune_3384315.html" target="_blank" rel="noopener">saillie en 2008</a> sur le <strong>gilet jaune</strong>  !</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais quand il décida de faire coucher sur le papier les aventures de sa Choupette, une chatte <strong>sacrée de Birmanie</strong> qui vint égayer sa vie quelques mois après sa naissance le 15 août 2011, je fus prise d’une soudaine envie — bien entendu vite contenue — de mettre le feu aux boutiques Chanel et consorts. Flammarion sortit en effet en septembre 2014 un ovni de 144 pages consacré à la dernière excentricité à poils de Karl : <a href="https://www.30millionsdamis.fr/conseils/livres/livre/7982-choupette-la-vie-enchantee-dun-chat-fashion" target="_blank" rel="noopener"><em>Choupette,</em> <em>la vie enchantée d’un chat fashion</em></a>, signé Patrick Mauriès et Jean-Christophe Napias, auteurs en 2013 du <a href="https://livre.fnac.com/a13368383/Jean-Christophe-Napias-Le-monde-selon-Karl" target="_blank" rel="noopener"><em>Monde selon Karl</em></a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un monument de la littérature, sans nul doute passionnant : Choupette Lagerfeld et ses croquettes, Choupette et sa litière — oui, en dépit de son statut de star, Choupette évacue elle aussi ses besoins —, Choupette et sa passion pour les rubans et les morceaux de papier, Choupette et ses miaulements si tendance, Choupette et ses secrets pour garder son poil si doux, etc.</p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_2  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_1  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Star des réseaux sociaux</h2>
<p style="font-weight: 400;">Le délire s’est poursuivi sur Internet et les réseaux sociaux. Dès juin 2012, Karl ouvrit un compte sur Twitter dédié à sa chère « Princesse-Choupette ». Force est de constater que cette excentricité n’a <a href="https://www.geraldine-couget.com/comprendre-ne-pas-faire-long-feu/">pas fait long feu</a>. Encore présente sur le réseau devenu X, la page est inactive depuis plus de onze ans. Les tweets, du style « Choupette vient de finir son pâté Whiskas », n’ont apparemment pas enthousiasmé les fans. Quelle ingratitude !</p>
<p style="font-weight: 400;">En revanche, la <strong>page Wikipédia</strong> de Choupette Lagerfeld reste à jour. Surtout, l’ex-compagne à quatre pattes du couturier dispose d’un <strong>compte Instagram</strong>, avec à ce jour 279 000 <em>followers</em> — qui doivent avoir une seule croquette en guise de neurone dans le crâne pour perdre leur temps avec ça. On y découvre notamment que ce magnifique spécimen pratique la langue de Shakespeare avec fluidité et rend régulièrement hommage à son précieux « <em>daddy</em> ». Mais ce n’est pas tout ! En janvier 2020, une <strong>ligne de cosmétiques Shu Uemura</strong> avait célébré la divine féline, <a href="https://madame.lefigaro.fr/beaute/maintenant-choupette-lagerfeld-maquille-avec-shu-uemura-110914-920919" target="_blank" rel="noopener">rebaptisée pour l’occasion Shupette</a>. Parce que maintenant, les chats se fardent ?</p>
<h2>Serviteur de chat de luxe</h2>
<p style="font-weight: 400;">Côté bien-être, Choupette Lagerfeld n’est pas à plaindre non plus. Non seulement elle dispose d’un garde du corps, mais aussi de deux gouvernantes, d’un « médecin » — pourquoi parler de vétérinaire, c’est d’un vulgaire ! — et même d’un chef cuisinier.</p>
<p style="font-weight: 400;">Je me réjouis quelque part pour ces gens-là, qui sont sans doute grassement payés pour ne (quasi) rien faire. Quand on a un chat, on sait qu’il passe de très nombreuses heures à dormir ou à somnoler, gracieusement affalé sur le canapé. Serviteur de félin de luxe, un métier d’avenir ? Une chose est sûre, cela permet de travailler moins pour gagner plus !</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">En attendant, Choupette va tranquillement sur ses quinze printemps, soit environ soixante-seize ans en âge humain. Tout passe et l’existence de la muse à poils de Karl suivra elle aussi cette règle. Et alors que l’<strong>héritage de <a href="https://www.planet.fr/societe-heritage-de-karl-lagerfeld-choupette-la-seule-millionnaire-a-labri-de-la-bataille-pour-200-millions-deuros.2993956.29336.html" target="_blank" rel="noopener">200 millions d’euros </a></strong>laissé par le designer star a été remis en cause début 2026, soyez rassurés : Choupette Lagerfeld serait la seule juridiquement inatteignable. Princesse un jour, princesse toujours.</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_2">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_3  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_0 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_0 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_1 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Clara Bow, l’« It Girl »</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/clara-bow-l-it-girl/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 17:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2263</guid>

					<description><![CDATA[Connaissez-vous Clara Bow ? Il y a cent ans, elle devint la star la plus en vue d'Hollywood. Cet article retrace sa carrière et sa vie perturbée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_1 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Clara Bow, l’« It Girl »</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_3">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_4  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_1">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="337" height="325" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/01/Clara-Bow.png" alt="Clara Bow fut surnommée l&#039;&quot;It Girl&quot;." title="Clara-Bow" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/01/Clara-Bow.png 337w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2026/01/Clara-Bow-300x289.png 300w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" class="wp-image-2264" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_4">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_5  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_2  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Grâce au cinéma, Clara Bow échappa de peu à l’usine ou, pire, à un destin tout tracé de péripatéticienne. Juste avant <strong>Jean Harlow</strong> et bien avant <strong>Marilyn</strong>, qui fut son héritière la plus naturelle, cette rousse explosive porta quelques années durant la couronne du <strong>premier véritable sex-symbol</strong> de l’histoire du cinéma américain.</p>
<p style="font-weight: 400;">Celle qui faisait fantasmer les hommes et dont les femmes voulaient toutes faire leur amie vécut librement et le revendiqua haut et fort. Mais après une série de scandales plus ou moins inventés par les tabloïds, l’« <strong>It Gir</strong>l », tomba dans les oubliettes une fois le parlant venu. Et vécut les trois décennies suivantes dans une bataille quotidienne contre la psychose qui l’emporta dans la tombe.</p>
<h2>Une mère psychotique</h2>
<p style="font-weight: 400;">Les deux sœurs aînées de Clara Bow étant mortes en bas âge avant la naissance de cette dernière, le médecin avait conseillé à sa mère, Sarah, de ne plus avoir d’enfant. Mais celle-ci tomba enceinte à la fin 1904. Pendant l’été, New York subit une forte canicule et la mère et le bébé faillirent périr pendant l’accouchement, dans une chaleur étouffante de près de 40 °C à l’ombre, le 29 juillet 1905. La petite fille passa une <strong>enfance misérable</strong> à Brooklyn, entre un père absent, Robert, et sa <strong>mère psychotique</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">La famille Bow vécut dans quatorze endroits différents entre 1905 et 1923, toujours dans le même quartier miséreux. La petite fille n’avait pas cinq ans lorsque son père perdit son travail. Pour arranger le tout, le mariage de ses parents était malheureux : Sarah n’aima jamais Robert, qui lui vouait, lui, un amour très fort. De désespoir, il préféra déserter le domicile conjugal, qu’il regagnait rarement.</p>
<h2>La révélation de Clara Bow</h2>
<p style="font-weight: 400;">En 1921, Sarah chuta du premier étage et fut gravement blessée à la tête. C’est sans doute là que fut découverte sa <strong>schizophrénie</strong>. Clara vivait depuis l’enfance avec la crainte des fréquentes crises incompréhensibles que piquait sa mère. En raison de son état, cette dernière ne put prendre normalement soin de son enfant. Ce fut au contraire la petite fille qui dut s’occuper de Sarah…</p>
<p style="font-weight: 400;">À l’école, Clara Bow était moquée par ses camarades en raison de ses vêtements, qui ne pouvaient dissimuler sa <strong>pauvreté</strong>. Elle préféra donc rapidement la compagnie des garçons, avec qui elle aimait faire du sport. Elle était si douée qu’elle envisagea un temps de devenir <strong>professeur d’éducation physique</strong>. Assez solitaire et isolée, l’adolescente ne trouvait de bonheur qu’en allant voir des films.</p>
<p style="font-weight: 400;">À seize ans, elle eut une révélation : elle serait une <strong>star de cinéma</strong>. Provoquant la colère de sa mère, elle envoya un jour sa photo à un magazine qui organisait un concours et remporta le premier prix. À la clé, un petit rôle, mais pas de contrat.</p>
<h2>En danger de mort</h2>
<p style="font-weight: 400;">Encouragée par son père, qui l’aimait profondément, Clara fit le tour des agences d’acteurs et des studios, mais elle ne plut à personne. Le verdict était toujours le même : trop jeune, trop petite ou trop grosse… L’envie de l’adolescente de devenir actrice ne plaisait décidément pas à sa mère, qui lui dit même un jour qu’elle préférerait qu’elle meure ! Il s’en fallut de peu pour que ce souhait macabre ne devienne réalité.</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet, une nuit de février 1922, Clara se réveilla en sursaut. Sa mère tenait un <strong>couteau plaqué sur sa gorge</strong>. Mais la jeune fille réussit à maîtriser Sarah et à l’enfermer à double tour dans une autre pièce. Le lendemain matin, cette dernière ne se souvenait de rien. Elle fut rapidement <strong>internée</strong> et mourut le 5 janvier 1923 d’épilepsie.</p>
<h2>La garçonne dans toute sa splendeur</h2>
<p style="font-weight: 400;">Six mois plus tard, la jeune fille fit ses adieux à son père et à la côte Est. Direction <strong>Hollywood</strong> ! À l’issue de deux années de patience et de persévérance, elle décrocha enfin un contrat à la Preferred Pictures, puis à la <strong>Paramount</strong> à partir de 1925. À vingt ans, Clara Bow rencontra enfin le succès. Rien d’étonnant à cela : son beau visage de bébé et ses grands yeux flirtaient avec passion avec le grand écran.</p>
<p style="font-weight: 400;">Extrêmement douée pour bouger naturellement devant la caméra, elle lançait des petits <strong>sourires sous-entendeurs</strong> à la ronde. Surtout, elle personnifiait à merveille la <strong>femme moderne</strong>, insouciante, énergique, à l’indépendance chevillée au corps. C’était la <strong>garçonne</strong> dans toute sa splendeur, la femme idéale des années 1920, à la fois légère et superficielle en apparence, mais cachant un profond sentiment de tragédie mâtiné de désillusions.</p>
<h2>Petite princesse de la classe ouvrière</h2>
<p style="font-weight: 400;">Contrairement aux <strong>vamps</strong>, <a href="https://www.geraldine-couget.com/vamp/">mystérieuses et forcément fatales</a>, comme <a href="https://www.geraldine-couget.com/theda-bara-la-premiere-vamp/">Theda Bara ou Pola Negri</a>, la comédienne avait les cheveux courts et portait des robes du même acabit. Distribuant sa joie de vivre tout autour d’elle, elle avait raison de toutes ses cibles. Clara Bow plaisait particulièrement à la <strong>classe ouvrière</strong>, qui se retrouvait en elle, et devint rapidement le modèle à suivre des centaines de milliers d’Américaines qui allaient toutes les semaines au cinéma.</p>
<p style="font-weight: 400;">Sa popularité était aussi due à sa <strong>simplicité</strong>. Contrairement à certaines de ses collègues, elle ne s’inventait pas des origines nobles, mais racontait la vérité aux journalistes. Tout le monde l’adorait : les hommes voulaient en faire leur petite amie et les femmes leur confidente. Ainsi, à partir du jour où les magazines révélèrent qu’elle était rousse (difficile de s’en rendre compte dans des films en noir et blanc…), les ventes de henné passèrent du simple au triple !</p>
<p style="font-weight: 400;">Quant aux personnes âgées, elles voyaient en elle une manifestation de l’arrivée imminente de la <strong>fin du monde</strong>, ce qui constituait un signe de plus que Clara Bow avait tout pour plaire au cinéma.</p>
<h2>La comète du cinéma muet</h2>
<p style="font-weight: 400;">À partir de 1925, Clara Bow devint une <strong>figure incontournable du cinéma</strong>. Cette seule année, elle fut à l’affiche de quinze films ! Dans ces muets, dont certains sont devenus des classiques, elle tenait des rôles où sa jeunesse, son impertinence et sa tendance à flirter étaient particulièrement mises en valeur.</p>
<p style="font-weight: 400;">Elle devint rapidement le <strong>symbole de la garçonne</strong> dans des films comme <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6tpszSF4E3M" target="_blank" rel="noopener"><em>The Plastic Age</em> en 1925</a> ou encore <a href="https://www.youtube.com/watch?v=EEJg6EZ5d3s" target="_blank" rel="noopener"><em>Dancing Mothers</em> l’année suivante</a>. Dans <em>Mantrap</em>, en 1926, la tendance maladive de son personnage à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5DzQAg00LV0" target="_blank" rel="noopener">flirter avec tous les hommes</a> lui fit connaître une fin tragique. Et dans <em>Wings</em>, un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=TnoJkfdDEoU" target="_blank" rel="noopener">grand succès de 1927</a> — le premier long-métrage récompensé par un Oscar dans la catégorie « Meilleur film » — elle incarnait une jeune fille qui se battait pour attirer l’attention dans un monde d’hommes. D’après Clara, elle était « la cerise sur le gâteau » dans ce film, où elle n’hésita pas à <strong>se dénuder</strong>, ce qu’elle regretta plus tard.</p>
<h2>Et Dieu créa l’« It Girl »</h2>
<p style="font-weight: 400;">C’est en 1927 que Clara Bow atteignit son apogée, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=S4MOQSRC_bM" target="_blank" rel="noopener">triomphant dans <em>It</em></a>, un film adapté d’un article d’Elinor Glyn. À partir de là, la jeune actrice fut surnommée l’« <strong>It Girl</strong> », autrement dit celle qui avait du charme, du sex-appeal et la jeunesse. Dans ce film, elle avait endossé les habits d’une vendeuse de grand magasin très courageuse, qui voulait mettre son patron dans son lit.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un personnage osé, drôle et sexy, comme Clara Bow. Après avoir vu le film, des milliers de fans énamourés envoyèrent des missives enflammées à leur idole, l’adressant tout simplement à « Miss It, Californie » ou « The It Girl ». Leur destinataire les reçut toutes !</p>
<p style="font-weight: 400;">Comme elle ne réservait pas sa joie de vivre pour le seul grand écran, la nouvelle coqueluche de Hollywood devint la <strong>cliente idéale des tabloïds</strong>. La jeune femme sortait beaucoup et se couchait souvent à l’aube, passant des nuits entières à jouer de l’argent. Sa vie amoureuse dépassait la fiction de tous ses rôles. Elle négocia même l’absence d’une <strong>clause de moralité</strong> dans son contrat avec la Paramount.</p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_6  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_3  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Le symbole d’un monde dissolu</h2>
<p style="font-weight: 400;">Son effronterie ne fut cependant pas gratuite, et le prix à payer prit la forme d’une <strong>solitude subie</strong> à Hollywood. Contrairement à ses collègues comme Mary Pickford — surnommée « la petite fiancée de l’Amérique » — ou Marion Davies — la maîtresse du magnat de la presse William Randolph Hearst —, Clara Bow ne se cachait pas. Elle n’était donc pas populaire parmi ses pairs. On la considérait même comme une sorte de <strong>monstre de foire</strong>, car elle avait décidé de rester elle-même, coûte que coûte.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’« It Girl » rapporta une fortune aux studios, mais ceux-ci abusèrent d’elle en essayant de la <strong>manipuler</strong>, la faisant passer pour une idiote. Ils la bourraient de médicaments, pour qu’elle se lève le matin, puis pour qu’elle s’endorme le soir. Les tabloïds commencèrent à multiplier les mensonges à son propos. Son attitude très franche, jusque-là un atout, s’était soudain muée en reproche quand la <strong>Grande Dépression</strong> frappa rudement le pays. Le vent avait tourné. À partir de là, l’actrice aux accents frivoles devint le symbole d’une industrie cinématographique dissolue.</p>
<h2>La traînée Clara Bow</h2>
<p style="font-weight: 400;">Clara Bow se retrouva engluée dans plusieurs scandales qui lui valurent un surnom moins glamour. Adieu « It Girl », bonjour « Crisis-a-Day-Clara » ! Son principal péché ? Son amour éhonté des hommes. Comme pour toutes les stars de son époque, ses conquêtes d’un soir devinrent ses « fiancés », puis l’alliance fut bizarrement rompue peu de temps après. Clara fut ainsi brièvement la promise de <strong>Gary Cooper</strong>, de <strong>Victor Fleming</strong> (futur metteur en scène d’<em>Autant en emporte le vent</em>) ou encore du « latin lover » <strong>Gilbert Roland</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’actrice avait aussi une faiblesse pour les <strong>joueurs de football américain</strong>. Elle sortit avec plusieurs membres d’une équipe locale et organisa de nombreuses fêtes en l’honneur de celle-ci à son domicile. De là à prétendre que tous les joueurs lui étaient passés dessus, il n’y avait qu’un pas, que la presse à scandale s’empressa de franchir allègrement. Enfin la jeune femme entretenait aussi une relation problématique à l’argent, comme souvent quand on a grandi sans. Elle n’avait aucune idée de la façon de gérer ses revenus, un phénomène amplifié par son <strong>addiction aux casinos</strong>. Cela n’arrangea pas sa réputation. Pour la presse, elle avait désormais pour deuxième prénom « traînée ».</p>
<h2>Trahie par sa secrétaire</h2>
<p style="font-weight: 400;">Un scandale, qui fit grand bruit en 1930, impliqua sa secrétaire, ancienne coiffeuse et amie Daisy DeVoe, qui, après une dispute, se volatilisa avec des documents privés concernant les finances et l’avenir de l’actrice. L’ancienne confidente fit du <strong>chantage</strong> à Clara, qui la dénonça à la police et la traîna en justice. Mauvaise pioche !</p>
<p style="font-weight: 400;">C’était la garantie que ce qu’elle souhaitait garder secret serait bientôt étalé dans la presse. Devant le juge, Daisy DeVoe insinua que son ex-patronne était ivre en permanence et multipliait les aventures. Elle fut condamnée à une <strong>peine de prison</strong>, mais le mal était fait.</p>
<p style="font-weight: 400;">De surcroît, la Paramount ne fit rien pour étouffer le scandale, car l’étoile de Clara Bow avait déjà commencé à pâlir. Les patrons du studio aspiraient en réalité à ne <strong>pas renouveler son contrat</strong>, qui devait s’achever en 1931.</p>
<p style="font-weight: 400;">La situation empira quand la presse à sensation décupla les accusations de Daisy DeVoe, faisant de l’ex-« It Girl » une <strong>Marie-couche-toi-là</strong> bisexuelle, voire zoophile, pochtronne et droguée, dépensant sa fortune à tout va et ayant un faible pour les parties de jambes en l’air à trois, de préférence en public.</p>
<p style="font-weight: 400;">Comme elle nourrissait l’image d’une <strong>hédoniste</strong> très attirante, les lecteurs n’eurent aucun mal à gober tous ces mensonges. En dépit de l’emprisonnement du directeur de la publication du magazine qui s’était le plus déchaîné contre elle, cette réputation lui collait désormais à la peau.</p>
<h2>Au bord du burn-out</h2>
<p style="font-weight: 400;">L’accumulation de rumeurs infondées et de scandales sonna le glas de la carrière de l’ex-idole. Sans oublier le poids de l’arrivée du parlant. Il est cependant un mythe concernant Clara Bow : la mort du cinéma muet aurait mis en évidence son <strong>accent de Brooklyn</strong> trop prononcé et/ou une <strong>voix désagréable</strong>, signant sa disparition du grand écran.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il n’en fut rien. L’actrice reçut même de <strong>fortes sommes d’argent</strong> pour tourner dans des films parlants, dont <em>The Wild Party</em> (1929), <em>Love Among the Millionaires</em> (1930) ou encore <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iCIZgrvmT58" target="_blank" rel="noopener"><em>Call Her Savage</em>, en 1932</a>. Son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=t0U91d7AVdA" target="_blank" rel="noopener">dernier film</a> fut <em>Hoop-La</em>, l’année suivante. Quand elle en fit la promotion en Europe, elle déclara à la presse : « Je veux être prise au sérieux en tant qu’actrice, pas être une “It Girl”. » Mais il était trop tard…</p>
<p style="font-weight: 400;">La vérité est que le parlant lui avait fait perdre tous ses repères et sa <strong>confiance en soi</strong>. Elle détestait cette avancée technique, trouvant le jeu plus rigide, moins naturel. Totalement seule, attaquée de toutes parts, sans réel soutien, épuisée physiquement et mentalement, Clara Bow décida de mettre fin à sa carrière en 1933, à vingt-huit ans.</p>
<p style="font-weight: 400;">Celle qui avait gagné plus d’argent que toutes les autres stars féminines de l’époque, tomba rapidement dans l’oubli, très vite remplacée dans les fantasmes nationaux par <strong>Jean Harlow</strong>, la première blonde platine (lire aussi sur ce blog). Vingt ans plus tard, dans <strong><em>Chantons sous la pluie</em></strong>, le rôle de Lina Lamont, la garçonne dénuée de talent, à l’accent new-yorkais à couper au couteau et à la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Ucg0ZLHY5eA" target="_blank" rel="noopener">voix très désagréable</a> qui ne réussit jamais la <strong>transition vers le parlant</strong>, fut comme un <strong>coup fatal</strong>, mais ô combien injuste, porté à l’ancienne star.</p>
<h2>Suicide raté</h2>
<p style="font-weight: 400;">Malheureusement, Clara Bow ne vécut pas une retraite paisible. Elle souffrait de schizophrénie, comme sa mère. Or le stress de la célébrité n’avait pas arrangé sa santé. Elle vécut en recluse dans un ranch du Nevada avec son époux Rex Bell, un ancien acteur lui aussi, épousé en 1931. Ils eurent deux fils : Tony, né en 1934, et George, né en 1938.</p>
<p style="font-weight: 400;">Toute sa vie, l’ancien sex-symbol se battit contre la schizophrénie, longtemps sans savoir qu’elle en était atteinte. Elle fit ainsi une <strong>tentative de suicide</strong> quand son mari voulut retrouver les faveurs du public en tentant une carrière politique dans les années 1940. En 1949, elle se fit hospitaliser en raison d’une insomnie chronique et de douleurs abdominales.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est là que sa psychose fut diagnostiquée. Après sa sortie de l’hôpital, elle refusa de retourner dans sa famille et vécut à partir de là seule. À la fin de sa vie, elle était soignée en permanence par une infirmière. Elle décéda d’une <strong>crise cardiaque</strong> le 27 septembre 1965, près de Los Angeles.</p>
<h2>Clara Bow, modèle pour Betty Boop</h2>
<p style="font-weight: 400;">Clara Bow mourut trois ans après <strong>Marilyn Monroe</strong>, son héritière la plus naturelle, car dotée de ce savant mélange de jeunesse, de vulnérabilité, de sex-appeal, d’intelligence et de tristesse. Encore aujourd’hui, si on regarde ses films, on se dit que l’actrice semble toujours aussi attirante et moderne.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est probablement grâce à sa façon de se mouvoir, à son regard, et à sa manière de séduire la caméra. Qu’il s’agisse de ses vêtements ou de sa coiffure, on pourrait les porter encore aujourd’hui ! Ce qui attire encore irrésistiblement est aussi cette très rare qualité dont étaient dotées certaines actrices, comme <strong>Jean Harlow</strong>, <strong>Rita Hayworth</strong> ou encore Marilyn Monroe : elles donnaient l’impression qu’il suffisait d’atteindre l’écran pour les toucher (et plus, si affinités).</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Clara Bow a survécu dans l’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=JakSolTFJ5E" target="_blank" rel="noopener">inconscient collectif</a></span><span style="font-weight: 400;">. La silhouette de <strong>Betty Boop</strong> fut en partie modelée d’après la sienne. Et elle inspira fortement la création du personnage de Peppy Miller dans <strong><em>The Artist</em></strong> (2011), interprété par <strong>Bérénice Bejo</strong>. Celle qui personnifia au mieux les vestiges d’un Hollywood depuis longtemps disparu reste, plus de soixante ans après sa disparition, furieusement moderne.</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_5">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_7  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_1 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_2 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_3 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jules Bonnot, anarchiste ou voyou ?</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/jules-bonnot-anarchiste-ou-voyou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 07:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2214</guid>

					<description><![CDATA[Jules Bonnot et sa célèbre bande étaient-ils des anarchistes ? Cet article tente d'y répondre en revisitant le parcours sanglant de ce célèbre criminel de la Belle Époque.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_2 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Jules Bonnot, anarchiste ou voyou ?</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_6">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_8  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_2">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="1575" height="1066" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot.png" alt="Jules Bonnot et sa célèbre bande étaient-ils des anarchistes ?" title="Jules_Bonnot" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot.png 1575w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot-1280x866.png 1280w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot-980x663.png 980w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot-480x325.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1575px, 100vw" class="wp-image-2208" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_3">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="1575" height="1066" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot.png" alt="Jules Bonnot et sa célèbre bande étaient-ils des anarchistes ?" title="Jules_Bonnot" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot.png 1575w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot-1280x866.png 1280w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot-980x663.png 980w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/11/Jules_Bonnot-480x325.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1575px, 100vw" class="wp-image-2208" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_7">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_9  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_4  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p>Quelques années avant la Grande Guerre, Jules Bonnot <b>terrorisa la France</b> avec ses complices assoiffés de sang pendant quelques mois seulement, avant de finir ses jours en hors-la-loi jusqu’au-boutiste à 35 ans à peine. Ce gangster avait tout du criminel, mais était-il vraiment un <b>anarchiste</b> ? La profondeur toute relative de ses idées politiques permet d’en douter.</p>
<p>Ce fut en tout cas le <b>mouvement libertaire</b> qui lui donna le prétexte ou l’élan de se lancer à corps perdu dans la lutte contre les criantes inégalités sociales de la <b>Belle Époque</b>. Même si cela signifiait, pour défendre ses idéaux, d’user de la violence et de vivre sur la brèche, dans l’illégalité la plus revendiquée.</p>
<h2 class="western" align="left">Rebelle un jour, rebelle toujours</h2>
<p>Jules-Joseph Bonnot naquit le 14 octobre 1876 dans le Doubs, à Pont-de-Roide. Il vécut une enfance miséreuse et marquée par les coups durs : quand sa mère décéda, il n’avait pas quatre ans. Il fut laissé, avec son frère aîné Justin Louis, entre les mains de leur père, un ouvrier fondeur analphabète.</p>
<p>En dépit de son intelligence, l’enfant ne fit pas long feu à l’école et son instituteur ne le regretta sans doute pas, le qualifiant de brutal avec ses camarades, indiscipliné, insolent et paresseux. Seule solution pour le jeune Jules : entrer en apprentissage aux <b>usines Peugeot</b>, à 14 ans. Mais le travail difficile et ingrat, très peu pour lui ! Il ne montra aucun entrain à la tâche, bien au contraire. Comme à l’école, il se rebella contre l’autorité et n’hésita pas à donner son point de vue à ses différents patrons.</p>
<h2 class="western" align="left">Jules Bonnot, proxénète en culotte courte</h2>
<p> Dès ses 15 ans, Jules Bonnot connut sa première condamnation, pour avoir pêché avec un engin prohibé. <i>Bis repetita</i> quatre ans plus tard à l’occasion d’une bagarre dans un bal. Entre-temps, son père s’était remarié et avait eu trois autres enfants, ouvertement détestés par le rebelle en herbe. Un jour, il frappa l’un d’entre eux et ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Bonnot père le chassa définitivement du foyer familial. Jules prit alors la direction de Nancy, où il s’acoquina avec une prostituée. La police repéra rapidement le proxénète en herbe, qui fut contraint de quitter les lieux.</p>
<p>À l’époque, le <b>mouvement anarchiste</b> connaissait un <a href="https://www.geraldine-couget.com/sabotage/">fort développement dans toute l’Europe</a> et les attentats contre les personnalités de la haute société, les têtes couronnées et les hommes politiques — ainsi du<span> président de la République, <b>Sadi Carnot</b>, en 1894 </span>— se multipliaient. Conscient de la difficulté de sa classe sociale à se sortir de la misère, Jules Bonnot embrassa cette cause avec toute sa colère et sa haine pour le système en place.</p>
<h2 class="western" align="left">Bienvenue en enfer</h2>
<p>À 21 ans à peine, Jules Bonnot écopa d’une nouvelle condamnation à quelques mois de prison pour « coups, outrage et rébellion », avant d’être appelé à la fin de l’année 1897 sous les drapeaux pour faire son service militaire. Bizarrement, il en sortit au bout de trois ans avec un certificat de bonne conduite, ainsi qu’un brevet de <b>tireur d’élite</b>. S’était-il assagi ? On aurait pu le croire, d’autant qu’il se maria quelques mois plus tard, en août 1901, avec une couturière nommée Sophie Burdet.</p>
<p>Cependant, le suicide par pendaison de son frère aîné en 1903, le cœur brisé par une déception amoureuse, ramena probablement le rebelle dans le mauvais chemin. Décidément, la vie était trop difficile et sans espoir ! Alors pourquoi ne pas faire payer tous les autres ? L’anarchisme semblait lui tendre les bras. À partir de cette époque, Jules Bonnot commença à militer sérieusement au sein de cette mouvance libertaire. Cet engagement lui valut d’être renvoyé des chemins de fer de Bellegarde, où il avait réussi à trouver un emploi. La descente aux enfers pouvait commencer.</p>
<h2 class="western" align="left">Mécanicien agitateur</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">En France, sa réputation sulfureuse le desservit tant qu’il ne put plus trouver d’emploi. Il fut contraint de tenter sa chance en Suisse voisine, où il devint rapidement mécanicien, à Genève. Quand Sophie accoucha de leur premier enfant, Émile, le couple Bonnot se réjouit. Cependant le bébé succomba au bout de quelques jours, ce qui affecta beaucoup les parents. Jules se consacra encore plus à son </span><b style="font-size: 14px;">activité syndicale</b><span style="font-size: 14px;">, qu’il n’avait pas abandonnée en émigrant chez les Helvètes.</span></p>
<p>Bien au contraire. Tout comme en France, il fut catalogué anarchiste, ce qui lui valut une étiquette d’<b>agitateur</b>. Il fut bientôt expulsé de Suisse. De retour dans l’Hexagone, Jules Bonnot réussit à retrouver une place de choix, grâce à son grand talent pour la mécanique, au sein des équipes du grand constructeur automobile <b>Berliet</b>, à Lyon.</p>
<h2 class="western" align="left">La radicalisation de Jules Bonnot</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">En février 1904, Sophie lui donna un second fils, Louis Justin. Malgré la joie paternelle retrouvée, le jeune homme ne réussit pas à s’assagir. Au contraire, ses démons le reprirent de plus belle. Ne cessant de dénoncer toutes les injustices subies par la classe ouvrière, il déclencha et mena plusieurs </span><b style="font-size: 14px;">grèves</b><span style="font-size: 14px;">. De quoi déplaire profondément à ses patrons, qui le renvoyèrent à sa passion revendicatrice. La police, elle, le ficha, le qualifiant de « très violent et méchant ». Résolu à continuer la lutte coûte que coûte, Jules prit avec sa famille le chemin de Saint-Étienne.</span></p>
<p>Dans la préfecture de la Loire, il retrouva un emploi de mécanicien. Pour se loger, il fut contraint de demander l’asile au secrétaire de son syndicat, un certain Besson, qui l’accueillit chez lui avec sa famille. Son hôte se montra tellement content de donner l’asile à la famille Bonnot, qu’il décida d’en profiter pleinement : très vite, Sophie devint sa maîtresse.</p>
<p>Le sieur Besson, craignant le courroux de l’anarchiste, décida de plier bagage, se réfugiant en Suisse avec la jeune femme et le petit Louis Justin. Désespéré, Jules envoya en vain de nombreuses missives à son épouse, qui ne revint jamais. Il ne lui restait plus que son <b>engagement politique</b>. De plus en plus radicalisé, il perdit son emploi.</p>
<p><span style="color: #333333; font-size: 26px;">Chauffeur du père de Sherlock Holmes ?</span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">De nouveau chômeur, dénué de toute aide, Jules Bonnot, à peine trentenaire, sombra dans la misère. Comme il fallait bien vivre, il reprit ses activités illégales, cette fois plus sérieusement. S’associant avec un jeune boulanger italien, Joseph Platano, il commit plusieurs casses. En 1910, il se rendit à Londres pour rendre visite à des collègues anarchistes. Selon la légende, c’est alors qu’il devint temporairement le chauffeur d’</span><b style="font-size: 14px;">Arthur Conan Doyle</b><span style="font-size: 14px;">, le père de </span><b style="font-size: 14px;">Sherlock Holmes</b><span style="font-size: 14px;">. Une affirmation jamais prouvée…</span></p>
<p>À la fin de l’année, le malfrat retrouva Lyon et ses activités illégales, toujours flanqué de son fidèle complice. Pour échapper à la police qui le coursait à cheval ou à vélo, Bonnot eut l’idée géniale de voler un véhicule. Les deux criminels prirent la poudre d’escampette, en direction de Paris.</p>
<p>Pourtant Jules arriva seul dans la capitale. Platano mourut en route, dans des circonstances non élucidées. D’après Bonnot, il se blessa grièvement avec son propre revolver et en bon ami, Jules l’aida à abréger ses souffrances… Cependant, l’Italien avait une grosse somme d’argent sur lui, issue d’un récent héritage. De là à imaginer que l’anarchiste prémédita le coup, il n’y a qu’un pas.</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_10  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_5  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2 class="western" align="left">Et l’anarchie créa la bande à Bonnot</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Pendant toute l’année 1911, Bonnot développa encore ses activités criminelles, notamment à Lyon, sans laisser de côté son engagement politique. À la faveur d’une perquisition en octobre, il se réfugia à Paris. C’est ainsi qu’il fit la connaissance le mois suivant, au siège du journal </span><i style="font-size: 14px;">L’Anarchie</i><span style="font-size: 14px;">, de ses futurs complices et membres de la fameuse « </span><b style="font-size: 14px;">bande à Bonnot</b><span style="font-size: 14px;"> », notamment Octave Garnier et Raymond Callemin, alias « Raymond-la-science ».</span></p>
<p>Sortes de <b>Robin des Bois de la Belle Époque</b>, ces anarchistes pratiquaient allègrement la « reprise individuelle », une forme d’action directe consistant à voler les riches pour redistribuer aux pauvres. Ils n’attendaient que Bonnot et sa soif de vengeance pour passer à la vitesse supérieure…</p>
<h2 class="western" align="left">Premier braquage automobile de l’histoire</h2>
<p>Le 21 décembre 1911 au matin, les malfrats s’attaquèrent rue Ordener, dans le 18<sup>e</sup> arrondissement, à un garçon de recette de la Société Générale, et surtout à sa sacoche. Sous le feu des assaillants, l’employé de banque s’effondra sur le trottoir, grièvement blessé, tandis que Bonnot et ses sbires prirent le large au volant d’une voiture de luxe dérobée la semaine précédente.</p>
<p>Ce fut le <b>premier braquage de l’histoire</b> commis à l’aide d’une automobile, une Delaunay-Belleville, superbe limousine vert et noir. Cet exploit fit les gros titres de la presse et suer les fameuses <b>Brigades du Tigre</b> — le « félin » en question étant Georges Clemenceau, qui créa cette unité de la police nationale en 1907 — à grosses gouttes.</p>
<h2 class="western" align="left">Une vague de violence</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">D’autant que la bande ne s’arrêta pas en si bon chemin. Dix jours plus tard, elle tenta de dérober un véhicule à Gand, en Belgique, ce qui valut à un veilleur de nuit d’être abattu. Au bout de deux mois, de retour à Paris, le bolide de Bonnot et les siens entra en collision avec un bus, place du Havre.</span></p>
<p>Un policier à pied tenta d’intercepter le volant, mais il fut froidement assassiné, ce qui décupla le <b>courroux de l’opinion publique</b>. À l’époque, les forces de l’ordre, c’était sacré ! Le lendemain, le trio Bonnot-Callemin-Garnier s’attaqua au coffre-fort d’un notaire, mais s’enfuit quand ce dernier les surprit en flagrant délit.</p>
<p>Le 25 mars suivant, fort de trois autres hommes, la bande à Bonnot décida de voler une limousine dans l’Essonne. Quand le chauffeur arriva, il fut abattu séance tenante, tout comme le propriétaire de la berline. Sans doute enivrés par la violence, les six hommes s’enfuirent au volant de la De Dion-Bouton pour braquer de façon improvisée une banque de la Société Générale à Chantilly.</p>
<p>Deux employés furent abattus et les gendarmes, sur leurs vélos et leurs chevaux, ne purent que regarder les bandits leur filer sous le nez à vitesse grand V. Cette <b>vague de violence</b> tenait le pays en haleine et les Français mirent de plus en plus la pression sur la police pour y mettre fin.</p>
<h2 class="western" align="left">Chasse à l’homme</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Ce fut alors le début de la fin pour Jules Bonnot et ses hommes. Au mois d’avril, les forces de l’ordre réussirent à arrêter plusieurs membres de sa sinistre bande, dont une proie de premier choix : « Raymond-la-science ». Le 24, alors que le sous-chef de la Sûreté nationale effectuait une perquisition au domicile d’un anarchiste présumé à Ivry-sur-Seine, le fonctionnaire crut reconnaître l’</span><b style="font-size: 14px;">ennemi public numéro un</b><span style="font-size: 14px;">. Il ne s’était pas trompé.</span></p>
<p>Jules Bonnot usa sans hésiter de son revolver pour le tuer et s’enfuit. Blessé à la main, l’anarchiste se réfugia chez un sympathisant à Choisy-le-Roi. Prévenue par un pharmacien à qui Bonnot avait demandé des soins, prétextant être tombé d’une échelle, la police finit par retrouver la trace du criminel trois jours plus tard, caché dans la maison d’un ami.</p>
<h2 class="western" align="left">Le forcené de Choisy-le-Roy</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Aux abois, Jules Bonnot n’eut d’autre choix que de se terrer à l’étage de la maison, encerclée par les forces de l’ordre, très nombreuses et commandées par le préfet de police en personne, </span><b style="font-size: 14px;">Louis Lépine</b><span style="font-size: 14px;">. Sans oublier les badauds, venus se délecter du spectacle. Parmi les curieux, </span><b style="font-size: 14px;">Maurice Leblanc</b><span style="font-size: 14px;">, le père d’</span><b style="font-size: 14px;">Arsène Lupin</b><span style="font-size: 14px;">, et même </span><b style="font-size: 14px;">Colette</b><span style="font-size: 14px;">, couvrirent l’événement. Enfin, l’anarchiste devenu assassin et braqueur sanguinaire allait être arrêté ! Ce dernier, dans un excès de confiance ou par pure inconscience, brava parfois le danger, sortant brièvement décharger son arme sur la police depuis le balcon.</span></p>
<p>Échappant à chaque fois aux tirs nourris des forces de l’ordre, Bonnot finit par se retrancher définitivement dans son refuge, où il commença à <b>rédiger son testament</b> : « Je suis un homme célèbre, la renommée claironne mon nom aux quatre coins du globe et la publicité faite par la presse autour de mon humble personne doit rendre jaloux tous ceux qui se donnent tant de peine à faire parler d&rsquo;eux et qui n&rsquo;y parviennent pas ! Ce que j&rsquo;ai fait, dois-je le regretter ? Oui, peut-être, mais s&rsquo;il me faut continuer, malgré mes regrets je continuerai […] J&rsquo;ai le droit de vivre. Tout homme a le droit de vivre et puisque votre société imbécile et criminelle prétend me l&rsquo;interdire, eh bien, tant pis pour vous tous. »</p>
<h2 class="western" align="left">Empreintes digitales et collaboration transfrontalière</h2>
<p><span style="font-size: 14px;">Pour mettre fin à ce siège de plus de vingt-quatre heures, la police fit finalement sauter la maison — de la dynamite contre un anarchiste… un comble ! — blessant grièvement Bonnot, qui décéda le jour même à l’Hôtel-Dieu. Ses deux derniers complices, dont notamment Octave Garnier, trouvèrent la mort sous le feu nourri de la police deux semaines plus tard. Ainsi s’acheva la traque d’un homme haï de (presque) tous. Ce fut aussi la première enquête de police contemporaine, qui fit appel à l’utilisation des </span><b style="font-size: 14px;">empreintes digitales</b><span style="font-size: 14px;"> et vit la </span><b style="font-size: 14px;">collaboration transfrontalière</b><span style="font-size: 14px;"> avec la Belgique.</span></p>
<p>Le nom de Jules Bonnot résonna encore pendant de longs mois dans la mémoire des Français, et notamment pendant les procès de ceux des membres de sa bande qui avaient été arrêtés plusieurs mois auparavant. Ainsi, « Raymond-la-science » écopa de la peine de mort et fut guillotiné le 21 avril 1913.</p>
<p>Moins de dix ans plus tard, les<b> surréalistes</b>, dont <b>Aragon</b>, revisitèrent le « mythe » Bonnot, dont le nom fut choisi par des situationnistes et des anarchistes pour rebaptiser la salle qu’ils occupaient à La Sorbonne en mai 1968. La même année, le chanteur populaire et si peu subversif <b>Joe Dassin</b> s’empara lui aussi de la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BKXsLIcTyTk&amp;list=RDBKXsLIcTyTk&amp;start_radio=1" target="_blank" rel="noopener">légende criminelle</a> dans sa chanson « La bande à Bonnot ».</p>
<h2 class="western" align="left">Quel impact culturel pour Jules Bonnot ?</h2>
<p>Les curieux pourront contempler quelques <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gbl3wp4ULIE" target="_blank" rel="noopener">mèches de cheveux de Jules Bonnot</a>, conservées au <b>musée de la préfecture de police de Paris</b>. Et pour découvrir le criminel sous son jour sans doute le plus fidèle, on peut lire <i>Mémoires d’un révolutionnaire et autres écrits politiques 1908-1947</i>, signé Victor Serge, un journaliste de <i>L’Anarchie</i> qui fut un <a href="https://www.fnac.com/a1222315/Victor-Serge-Victor-Serge-Memoires-d-un-revolutionnaire-et-autres-ecrits-politiques-1908-1947" target="_blank" rel="noopener">intime de la bande</a>. Enfin, <i>La bande à Bonnot à travers la presse</i> souligne l’<a href="https://www.fage-editions.com/livre/la-bande-a-bonnot-a-travers-la-presse-de-lepoque/" target="_blank" rel="noopener">impact médiatique</a> sans précédent de l’anarchiste et de ses acolytes : une première alors que la <b>presse à grand tirage</b> et la <b>photographie</b> se développaient à vitesse grand V…</p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_8 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_8">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_11  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_2 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_4 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_5 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hedy Lamarr, la beauté de la science</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/hedy-lamarr-la-beaute-de-la-science/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 07:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2160</guid>

					<description><![CDATA[Sans le cerveau de Hedy Lamarr, surnommée « la plus belle femme du monde » du temps de sa splendeur hollywoodienne, le wifi et le bluetooth n'auraient peut-être pas vu le jour.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_3 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Hedy Lamarr, la beauté de la science</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_10 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_9">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_12  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_4">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="671" height="841" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/09/Hedy-Lamarr.jpg" alt="Sans l&#039;actrice Hedy Lamarre, le wifi et le bluetooth n&#039;auraient peut-être pas existé." title="Hedy-Lamarr" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/09/Hedy-Lamarr.jpg 671w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/09/Hedy-Lamarr-480x602.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 671px, 100vw" class="wp-image-2161" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_10">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_13  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_6  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;"><span>Allez, avouez-le : vous ne pourriez plus vivre sans vos précieux <b>GPS</b>, <b>Bluetooth</b>, et autre <b>wifi</b>, n’est-ce pas ? Sans le cerveau d’une certaine Hedy Lamarr, surnommée « la plus belle femme du monde » du temps de sa splendeur hollywoodienne, saviez-vous que tous ces gadgets technologiques, devenus nos inséparables <b>compagnons du quotidien</b>, n’auraient peut-être pas vu le jour  ?</span></p>
<h2>Premier orgasme du grand écran</h2>
<p style="font-weight: 400;">La future Hedy Lamarr naquit Hedwig Kiesler le 9 novembre 1914 à Vienne, dans une famille de Juifs convertis au catholicisme. Son père, Emil, dirigeait une banque, tandis que sa mère, Gertrud, était une pianiste issue d’une grande famille juive de Budapest. Scolarisée à la maison, Hedy parlait déjà quatre langues à l’âge de dix ans ! Choyée par ses parents, qui ne lui refusaient rien, la jeune fille choisit rapidement de <strong>faire carrière au théâtre et au cinéma</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dès 1933, Hedy Lamarr créa le scandale, s’octroyant une <strong>réputation sulfureuse</strong> : dans le film du <strong>réalisateur tchèque Gustav Machaty</strong>, intitulé <em>Extase</em>, Hedy apparut en effet sur l’écran <a href="https://www.youtube.com/watch?v=YabhUaqRLBw" target="_blank" rel="noopener"><strong>dans le plus simple appareil</strong></a>, alors qu’elle nageait, puis courait à travers champs et dans une forêt. Surtout, elle y <strong>simula un orgasme</strong> — <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eOr_iZ9sIOM" target="_blank" rel="noopener">scène sulfureuse</a> si l’en est à l’époque, mais qui, selon les standards actuels, semble désormais extrêmement innocente… En tout cas, d’après les mémoires de l’actrice, ses manifestations de passion étaient en fait dues au réalisateur qui lui aurait piqué les fesses avec une épingle à nourrice !</p>
<h2>De Mussolini à Hitler</h2>
<p style="font-weight: 400;">Alors qu’elle était un peu dépassée par sa toute récente notoriété, la jeune Hedy céda à la cour effrénée d’un <strong>magnat autrichien de l’armement</strong>, l’héritier richissime Friedrich Mandl. Ils convolèrent en justes noces le 10 août 1933. Très possessif, le premier des <strong>six maris</strong> (!) de la future star hollywoodienne enferma progressivement sa jeune épouse dans une prison dorée.</p>
<p style="font-weight: 400;">La légende prétend que Friedrich racheta toutes les copies d’<em>Extase</em> qu’il put trouver. Pro-fasciste, il vendait beaucoup d’<strong>armes à Mussolini </strong>et entretenait des relations sociales et d’affaires avec le régime fasciste italien comme avec celui de <strong>Hitler</strong>. Les deux dictateurs auraient même été invités plusieurs fois chez les Mandl.</p>
<p style="font-weight: 400;">Voulant toujours surveiller son épouse, Friedrich l’emmenait à ses réunions de travail, réunissant des scientifiques et des experts en technologie militaire. C’est là que le goût de Hedy Lamarr pour les <strong>sciences appliquées</strong> se révéla à elle. Cependant, ne supportant plus les excès de possessivité de son mari, la jeune femme s’enfuit un jour de 1937, échappant par une ruse à ses griffes. Elle aurait drogué la domestique censée la surveiller et endossé ses vêtements pour passer inaperçue pendant son échappée.</p>
<h2>Des rôles de séductrice exotique</h2>
<p style="font-weight: 400;">Direction Paris, puis Londres, où la jeune femme rencontra le fameux patron de la célèbre Metro Goldwyn Mayer, <strong>Louis B. Mayer</strong> en personne. Son instinct pour dénicher les futures stars de son studio lui souffla sans doute de faire signer à Hedy Mandl un contrat. La rebaptisant Lamarr, en hommage à une <a href="https://barbaralamarr.net/biography/" target="_blank" rel="noopener">star du muet</a>, <strong>Barbara La Marr</strong>, décédée en 1926 à vingt-neuf ans de la tuberculose et d’une néphrite, il lui offrit son premier film — et premier succès — à Hollywood, en 1938 : <em>Algiers</em> (<em>Casbah</em> en français), aux côtés du Français <strong>Charles Boyer</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Capitalisant sur son accent et son aura mystérieuse, le studio la fit jouer principalement des <strong>séductrices aux origines exotiques</strong> pendant la décennie des années 1940, décennie de sa gloire. Spencer Tracy, Clark Gable, John Garfield ou encore James Stewart… Tous les jeunes premiers et acteurs de renom de l’époque lui donnèrent la réplique. Son plus gros succès au box-office ? Le péplum de 1949 <em>Samson et Dalila</em>, de Cecil B. DeMille, face à Victor Mature.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au début des années 1950, fatiguée de son image de vamp, Hedy se tourna vers la comédie, mais sans succès. Femme fatale un jour, femme fatale toujours… En dépit de sa popularité — le <strong>compositeur américain Cole Porter</strong> lui <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VXqszcjzz4M&amp;list=RDVXqszcjzz4M&amp;start_radio=1" target="_blank" rel="noopener">rendit hommage</a> dès 1941 dans sa chanson « Let’s not talk about love</span><span style="font-weight: 400;"> » : « Let’s speak of Lamarr, that Hedy so fair, Why does she let Joan Bennett wear all her old hair » (chantée par Danny Kaye) ; et <strong>Agatha Christie</strong> l’évoqua dans <em>Le Vallon</em> (1946) —, sa carrière cinématographique prit doucement fin quelques années plus tard.</span></p>
<p><span></span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_14  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_7  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Inventeuse en temps de guerre</h2>
<p style="font-weight: 400;">Outre une beauté époustouflante, la nature avait doté Hedy Lamarr d’un <strong>cerveau de première catégorie</strong> : celui d’une mathématicienne, que les réunions techniques de son premier mari fabricant d’armes avaient encore davantage développé. En pleine guerre, elle inventa en 1941 avec le compositeur et pianiste américain George Antheil un <strong>système de communication secret</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Leur codage de transmission est utilisé de nos jours pour faire fonctionner les GPS, téléphoner sans fil, faire communiquer les navettes spatiales avec le sol et même actionner le wifi et le Bluetooth ! Leur invention était mue par un <strong>sentiment patriotique</strong> et l’envie de se rendre utile en temps de guerre. Un peu à l’opposé de ce que sa <a href="https://www.geraldine-couget.com/sonja-henie-reine-de-la-glace/">collègue de plateau Sonja Henie</a> fit de son côté…</p>
<p style="font-weight: 400;">Ensemble, Hedy Lamarr et George Antheil imaginèrent un système secret de <strong>torpilles radioguidées</strong> permettant à celles-ci de sauter parmi quatre-vingt-huit fréquences différentes, rendant la détection par l’ennemi d’une attaque sous-marine impossible.</p>
<p style="font-weight: 400;">Brevetée le 11 août 1942 notamment sous le nom de Hedy Kiesler Markey (son deuxième mari), l’invention fut rapidement présentée à la Navy. Las… Elle ne remporta pas l’unanimité, loin de là, et <strong>tomba rapidement aux oubliettes</strong> jusqu’en 1962, quand certains bateaux américains s’en servirent en pleine <strong>crise avec Cuba</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce n’est qu’en 1997 que Hedy Lamarr reçut un trophée de l’ONG américaine Electronic Frontier Foundation, qui vise à défendre la <strong>liberté d’expression sur Internet</strong>, pour son invention, devenue la base de la technologie des télécommunications avec étalement de spectre.</p>
<h2>Retour posthume de Hedy Lamarr en Autriche</h2>
<p style="font-weight: 400;">Naturalisée américaine en 1953, Hedy Lamarr vécut mal l’arrêt de sa carrière cinématographique. Elle fut notamment arrêtée pour <strong>vol à l’étalage</strong> en 1966. En 1991, elle récidiva en Floride. Objet du larcin : des gouttes pour les yeux et des laxatifs… Pendant les années 1970, en dépit de l’intérêt des cinéastes et des metteurs en scène, qui souhaitaient la revoir devant la caméra — on la voit ici à la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-Tp1vI8Exyg" target="_blank" rel="noopener">télévision en 1969</a>, devant un <strong>Woody Allen</strong> très intéressé —, l’actrice se retira progressivement de la scène publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Après quelques opérations de chirurgie esthétique ratées, sa vue baissant et fatiguée des sunlights des studios, Hedy Lamarr opta pour ceux des tropiques en 1981, quittant la Californie pour la Floride. Trois ans après avoir reçu son trophée, elle rendit son dernier soupir le 19 janvier 2000 dans le « Sunshine state » le jour des cinquante-cinq ans de sa fille Denise.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec son frère Anthony — nés du troisième mariage de la star avec l’acteur John Loder entre 1943 et 1947 —, cette dernière <a href="https://www.youtube.com/watch?v=YM1tEO3_09g" target="_blank" rel="noopener">éparpilla les cendres</a> de leur mère en Autriche, dans le Wienerwald, un massif et une région naturelle s’étendant de la Basse-Autriche aux portes de Vienne.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">La prochaine fois que vous programmez votre GPS, que vous utilisez vos écouteurs Bluetooth ou que vous recourez au wifi pour surfer sur votre tablette ou votre smartphone, ayez une petite pensée pour Hedy Lamarr ! Celle qui porte l’<a href="https://projects.latimes.com/hollywood/star-walk/hedy-lamarr/" target="_blank" rel="noopener">étoile 6247</a> du <strong>Hollywood Walk of Fame</strong></span><span style="font-weight: 400;"> restera en tout cas dans la mémoire des inventeurs, du moins teutons : depuis 2005, dans les pays de langue allemande, ce sont eux que l’on fête le 9 novembre, jour de la naissance de Hedy.</span></span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_11 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_11">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_15  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_3 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_6 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_7 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tamara de Lempicka, la peinture faite star</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/tamara-de-lempicka-la-peinture-faite-star/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 06:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2143</guid>

					<description><![CDATA[Tamara de Lempicka fut sans doute l’un des peintres les plus connus de la période Art Déco. Voici son histoire, témoin d'un monde révolu.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_12 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_4 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Tamara de Lempicka, la peinture faite star</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_13 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_12">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_16  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_5">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="404" height="736" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/08/tamara-de-lempicka.jpg" alt="Tamara de Lempicka fut sans doute l’un des peintres les plus connus de la période Art Déco." title="tamara-de-lempicka" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/08/tamara-de-lempicka.jpg 404w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/08/tamara-de-lempicka-165x300.jpg 165w" sizes="(max-width: 404px) 100vw, 404px" class="wp-image-2144" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_13">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_17  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_8  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Sans doute l’un des peintres les plus connus de la <strong>période Art Déco</strong>, Tamara de Lempicka naquit Gurwick-Gorska, le 16 mai 1898 <span>—</span> 1894 selon les mauvaises langues <span>—</span>, quelque part dans le vaste empire russe. À Varsovie ? Ou bien à Moscou ? Les sources divergent. Une chose est sûre : son père était russe et sa mère polonaise. Évoluant dans un milieu aisé et cultivé, entre Saint-Pétersbourg, la capitale polonaise et Lausanne, Tamara profita d’une jeunesse dorée et insouciante.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 1914, elle s’inscrivit à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_russe_des_beaux-arts" target="_blank" rel="noopener">académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg</a>, puis épousa deux ans plus tard un avocat polonais, Tadeusz Lempicki. Leur fille Marie-Christine, dite Kizette, naquit en septembre 1916. La <strong>Révolution d’octobre</strong> mit fin à cette existence privilégiée : Tamara fuit les bolcheviks. Direction Paris. Au sein de la ville lumière, elle retrouva des cousins exilés, mais dut dire adieu à son statut social…</p>
<h2>Tamara de Lempicka, icône des années folles</h2>
<p style="font-weight: 400;">De nature audacieuse et non conformiste, Tamara de Lempicka ne se laissa pas abattre et décida d’embrasser une <strong>carrière de peintre</strong>, ambitionnant de faire de l’une de ses passions son gagne-pain. Rapidement, la jeune femme devint une figure de proue de la vie mondaine et artistique parisienne, rencontrant de nombreux modèles, qu’il s’agisse de riches industriels ou de princes russes émigrés, entre autres.</p>
<p style="font-weight: 400;">Véritable <strong>icône des <a href="https://www.geraldine-couget.com/zelda-fitzgerald-lenfant-terrible-des-annees-folles/">années folles</a></strong>, elle s’affichait au bras d’hommes ou de femmes, laissant libre cours à ses penchants bisexuels et à sa folle envie d’émancipation. Son mariage, depuis longtemps une mascarade, n’y résista pas. Elle divorça de Tadeusz, mais garda son patronyme en guise de nom d’artiste.</p>
<p style="font-weight: 400;">Son style si particulier, mélange de l’<strong>art maniériste de la Renaissance</strong> et de <strong>néocubisme</strong>, transcendait un hédonisme raffiné, fait de sophistication et d’érotisme. Elle présenta sa première exposition personnelle en 1925 à Milan, où elle <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Gabriele_DAnnunzio/115616" target="_blank" rel="noopener">rencontra l’écrivain italien Gabriele d’Annunzio</a> et son entourage d’excentriques et d’aristocrates.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 1929, elle traversa l’Atlantique pour réaliser le portrait de la fiancée d’un riche américain à New York. Ses <strong>tableaux de gratte-ciel</strong> y furent remarqués. Puis elle exposa en Pologne, à Paris et aux États-Unis, même si sa production restait limitée.</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_18  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_9  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>De l’Europe à l’Amérique</h2>
<p style="font-weight: 400;">Décidée à poursuivre son ascension, Tamara de Lempicka se remaria en 1933 avec le baron hongrois Raoul Kuffner von Dioszeg, l’un de ses mécènes et collectionneurs, et accessoirement son amant depuis 1928. Le couple et Kizette quittèrent l’Europe pour les États-Unis en 1939, où Tamara continua à peindre, exposant beaucoup. Elle ne connut cependant plus le succès et la gloire de l’entre-deux-guerres.</p>
<p style="font-weight: 400;">Loin de craindre une remise en cause et avide de renaissance artistique, l’artiste se mit à l’<strong>art abstrait </strong>dans les années 1960. C’est au début de la décennie suivante que son nom resurgit à la faveur de la redécouverte des beautés de l’Art Déco. Jouissant d’une notoriété retrouvée et de nouveau exposée, Tamara s’éteignit le 18 mars 1980 à Cuernavaca, au Mexique, où elle avait élu domicile deux ans auparavant.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Popularisée par <strong>Madonna</strong> dans les clips « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=snsTmi9N9Gs" target="_blank" rel="noopener">Open your heart</a> » (1987</span><span style="font-weight: 400;">), « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GsVcUzP_O_8" target="_blank" rel="noopener">Express yourself</a> » (1989</span><span style="font-weight: 400;">), « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GuJQSAiODqI" target="_blank" rel="noopener">Vogue</a> » (1990</span><span style="font-weight: 400;">), et « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6rsdGjNWiIw&amp;list=RD6rsdGjNWiIw&amp;start_radio=1" target="_blank" rel="noopener">Drowned world/Substitute for love</a> » (1998</span><span style="font-weight: 400;">), Tamara de Lempicka fait encore aujourd’hui l’objet d’un culte. <strong>Jack Nicholson</strong> et <strong>Barbra Streisand</strong>, notamment, collectionnent ses tableaux. Son œuvre si reconnaissable et sa vie hautement aventureuse inspirèrent aussi la <a href="https://www.glenat.com/glenat-bd/tamara-de-lempicka-9782344008263/" target="_blank" rel="noopener"><strong>bande dessinée</strong></a></span><span style="font-weight: 400;"> en 2017. Et quelques années plus tard, la <a href="https://lempickamusical.com/" target="_blank" rel="noopener">comédie musicale</a> s’empara de l’univers de l’artiste avec le spectacle <em>Lempicka</em></span><span style="font-weight: 400;">, qui fut joué à <strong>Broadway</strong> pendant quelques semaines au printemps 2024, avec bien sûr, une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eXpx1Pru-IE&amp;list=RDeXpx1Pru-IE&amp;start_radio=1" target="_blank" rel="noopener">touche wokiste anachronique</a>, mais obligatoire</span><span style="font-weight: 400;"> selon certains de nos jours. En janvier 2025, la réalisatrice américaine Julie Rubio présenta le <strong>premier <a href="https://www.youtube.com/watch?v=LMF5ey7MPOA" target="_blank" rel="noopener">documentaire cinématographique</a></strong> consacré à l’extraordinaire existence de Tamara</span><span style="font-weight: 400;">. Mais pour vraiment connaître son œuvre, rien ne vaut de <a href="https://www.wikiart.org/fr/tamara-de-lempicka" target="_blank" rel="noopener">découvrir ses toiles</a></span><span style="font-weight: 400;">.</span></span><a href="http://en.wahooart.com/@/TamaraDeLempicka" target="_blank" rel="noopener"></a></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_14 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_14">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_19  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_4 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_8 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_9 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zsa Zsa Gabor ou l’Attila du mariage</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/zsa-zsa-gabor-ou-lattila-du-mariage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 06:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2118</guid>

					<description><![CDATA[Précurseur des Paris Hilton et autres Kim Kardashian, Zsa Zsa Gabor fut l’une des premières célébrités à exceller dans l’art de la mise en scène de soi. Voici son histoire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_15 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_5 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Zsa Zsa Gabor ou l’Attila du mariage</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_16 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_15">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_20  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_6">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="1287" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/08/Zsa-Zsa-Gabor.jpg" alt="Zsa Zsa Gabor fut l’une des premières célébrités à exceller dans l’art de la mise en scène de soi." title="Zsa-Zsa-Gabor" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/08/Zsa-Zsa-Gabor.jpg 960w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/08/Zsa-Zsa-Gabor-480x644.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 960px, 100vw" class="wp-image-2119" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_16">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_21  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_10  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Zsa Zsa Gabor — prononcer « jaja » — appelait tout le monde « dahlink », car elle avouait ne jamais se rappeler des prénoms. Précurseur des Paris Hilton et autres Kim Kardashian, cette actrice mâtinée de mondaine fut l’une des premières, si ce n’est la première à exceller dans l’art de la <strong>mise en scène de soi</strong>. Faire parler d’elle, rester « dans le monde », être dans les pages « people », tout pour maintenir une <strong>existence de luxe et de superficialité</strong>, en dépit bien sûr d’un réel talent, si ce n’est la chance d’être née avec une <strong>plastique agréable</strong>… Tel était le credo de Zsa Zsa Gabor.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec son style flamboyant, son <strong>goût démesuré pour les bijoux</strong>, de préférence en diamant, et sa <strong>passion assumée pour le mariage</strong> — neuf, soit un de plus que Liz Taylor —, la star américaine, née en Hongrie, devint une <strong>icône du glamour </strong>à l’européenne dans son pays d’adoption. Reine de la repartie, elle aurait cédé aux avances de Richard Burton, Henry Kissinger et Sean Connery, mais aurait repoussé JFK, Frank Sinatra, Elvis Presley et Henry Fonda. Celle dont le premier amant aurait été Atatürk — prétendit-elle — est décédée deux mois avant son centième anniversaire.</p>
<h2>Star des pages people des journaux de Budapest</h2>
<p style="font-weight: 400;">Sári Gabor vit le jour le 6 février 1917 à Budapest, au sein d’une riche famille juive hongroise, la deuxième d’une fratrie de trois sœurs — Magda (1915-1997) et Éva (1919-1995). Leur père, Vilmos, un militaire, avait épousé Jolie, l’héritière d’une <strong>famille de joailliers</strong>. Sur l’insistance de son père, la future star reçut son prénom en hommage à une actrice, Sári Fedák (elle-même surnommée Zsa Zsa !), alors que sa mère voulait que ce soit Zsa Zsa. C’est ce diminutif qui resta.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les trois sœurs Gabor vécurent une enfance préservée, profitant des moyens plus que confortables de leurs parents : personnel, voyages, vacances et scolarité à l’étranger… Rien n’était trop beau pour ces jeunes filles, elles-mêmes réputées pour leur physique avantageux. Elles démarrèrent leurs frasques dès l’adolescence, ce qui leur apporta une notoriété locale via les chroniques mondaines, les ancêtres des <strong>pages « people »</strong>, des journaux budapestois.</p>
<h2>Un diamant de 10 carats pour Zsa Zsa Gabor</h2>
<p style="font-weight: 400;">Après avoir fait sa scolarité à partir de treize ans dans un internat en Suisse, Zsa Zsa fut élue <strong>Miss Hongrie</strong> en 1936. Mais elle perdit son titre quand on découvrit qu’elle avait (déjà) triché sur son âge… En 1934, elle partit à Vienne, où un ténor de l’opéra, le célèbre Richard Tauber, qu’elle connaissait depuis son séjour en Suisse, lui avait proposé un <strong>rôle de soubrette dans une opérette</strong>, <em>Der singende Traum</em>. Ce fut là son premier rôle. Puis elle épousa en 1937 un journaliste et diplomate turc, Burhan Asaf Belge, de dix-huit ans son aîné. Pour leurs fiançailles, ses parents lui offrirent une bague sertie d’un diamant de dix carats !</p>
<p style="font-weight: 400;">Le couple vécut notamment en Turquie, mais leur union devint vite indigeste, tel un loukoum à a rose trop sucré. De retour en Hongrie, Zsa Zsa Gabor décida de <strong>quitter son pays pour Hollywood</strong>. Sa sœur Éva, mariée aux États-Unis, avait en effet démarré une carrière cinématographique. En dépit du durcissement de la <strong>législation antijuifs</strong> en Hongrie, Zsa Zsa profita de l’influence diplomatique de son futur ex-mari, à qui elle demanda le divorce une fois arrivée de l’autre côté de l’Atlantique. Magda et Jolie, qui venait de divorcer aussi, les rejoignirent peu de temps après. Une <strong>grande partie de la famille périt dans l’Holocauste</strong>, mais Vilmos vécut jusqu’en 1962.</p>
<h2>Tout pour se faire remarquer</h2>
<p style="font-weight: 400;">Débarquées à New York puis à Hollywood, les sœurs Gabor, flanquées de leur mère, omniprésente, firent sensation. Comme en témoigna des années plus tard l’<strong>animateur de télévision Merv Griffin</strong> dans son autobiographie, elles firent leur apparition dans les chroniques mondaines des journaux d’un seul coup et avec grande force, comme tombées du ciel. Décidée à continuer à <strong>vivre dans le luxe</strong>, Zsa Zsa Gabor exploita sans vergogne ses atouts physiques pour faire parler d’elle, voire faire scandale autant que possible, bref, se fait remarquer.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dès 1942, elle épousa Conrad Hilton, de trente ans son aîné, le fondateur de la fameuse chaîne hôtelière et l’arrière-grand-père de Paris. Leur fille unique, Constance Francesca (et le seul enfant de l’actrice), naquit le 10 mars 1947. D’après Zsa Zsa, l’enfant fut le fruit d’un <strong>viol marital</strong>, la petite fille ayant été conçue alors que le couple était déjà séparé. Ils divorcèrent quelques mois après cette naissance. D’après l’actrice, Conrad était si possessif qu’il demanda à sa femme de se faire appeler « Georgia » et refusa toute référence à ses racines hongroises. La jeune femme au <strong>caractère explosif</strong> ne supporta pas longtemps d’être étouffée ainsi.</p>
<h2>Plusieurs têtes d’affiche pour Zsa Zsa Gabor</h2>
<p style="font-weight: 400;">Déjà addict au mariage, la <a href="https://www.geraldine-couget.com/vamp/">vamp Zsa Zsa Gabor</a> épousa en 1949 en troisièmes noces l’acteur britannique George Sanders, de onze ans son aîné. Au bout de cinq ans, l’actrice, dont la <strong>carrière cinématographique prenait enfin son envol</strong>, rendit son tablier. Apparemment attiré par cette famille, Sanders épousa en 1970 Magda — dont c’était le cinquième mariage —, la sœur aînée de Zsa Zsa, mais cette union ne dura que trente-deux jours ! Après quoi, l’acteur vieillissant se mit à boire plus que de raison et se suicida en 1972 parce qu’il s’ennuyait…</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est donc dans les années 1950 que Zsa Zsa Gabor, en dépit d’un fort accent dont elle ne se débarrassa jamais, fit ses débuts au cinéma : en 1952, elle partagea la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=CKyh4zKkths" target="_blank" rel="noopener"><strong>tête d’affiche de <em>Moulin Rouge</em></strong></a>, de John Huston, avec José Ferrer. Puis elle joua dans la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0KLE-nbamak" target="_blank" rel="noopener"><strong>comédie musicale <em>Lovely to look at</em></strong></a>, de Mervyn LeRoy, une adaptation d’un succès de Broadway, <em>Roberta</em>. Enfin elle se distingua dans le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=oIkTifDIStQ" target="_blank" rel="noopener">film à sketchs <em>We’re not married</em></a>, où Marilyn Monroe fut également remarquée. En 1953, elle <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iGoUew1PMj8" target="_blank" rel="noopener"><strong>donna la réplique à Leslie Caron</strong></a> dans <em>Lili</em>.</p>
<h2>Du grand au petit écran, et même sur les planches</h2>
<p style="font-weight: 400;">Zsa Zsa Gabor joua aussi en Europe, notamment en France <strong>aux côtés de Fernandel</strong> dans <em>L’ennemi public numéro 1</em>, d’Henri Verneuil (1953), puis l’année suivante partagea la vedette avec Daniel Gélin dans <em>Sang et lumières</em>. En 1956, elle <a href="https://www.youtube.com/watch?v=elaypNuYies" target="_blank" rel="noopener">donna la réplique à son ex</a>, George Sanders, dans <em>Death of a scoundrel</em>, deux ans après leur divorce. De retour à Hollywood, <strong>Orson Welles la dirigea</strong> dans son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kGlEQa66mow" target="_blank" rel="noopener">chef-d’œuvre <em>Touch of evil</em></a> (La soif du mal, 1958), puis elle fut la star de <em>Queen of outer space</em>, un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=awWQo9gYayQ" target="_blank" rel="noopener">film de science-fiction</a>… Elle reçut la même année le <strong>Golden Globe de l’actrice la plus glamour</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais sa carrière cinématographique s’essouffla avec la fin des années 1950, même si on retrouva Zsa Zsa devant la caméra pour des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mSwd1gBden4" target="_blank" rel="noopener">séries Z et autres parodies</a> comme <em>Won Ton Ton, the dog who saved Hollywood</em> (1976) ou <em>Frankenstein’s great aunt Tillie</em> (1984), où elle jouait avant tout… son propre rôle ! Tout comme dans le film d&rsquo;horreur <em>Freddy 3 &#8211; les Griffes du cauchemar</em> (1987).<span></span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_22  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_11  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Surtout, la blonde Hongroise devint une invitée régulière des nombreux <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gobpKponE_c" target="_blank" rel="noopener"><em>talk shows</em> de la télévision américaine</a> — où officiaient Milton Berle, Jack Parr, Johnny Carson, Howard Stern —, où ses <strong>bons mots</strong> et son <strong>sens de la repartie</strong>, sans oublier son goût pour la mise en scène et ses <strong>tenues extravagantes et bling bling</strong>, faisaient merveille. Juste en parlant d’elle-même et de son univers, elle faisait rire le téléspectateur tout en le choquant, pour le plus grand plaisir de l’audimat et des annonceurs. Ses mensonges éhontés sur son âge et ses piques adressées à toutes ses adversaires enchantaient tout particulièrement le public. Elle faisait en sorte de la <strong>téléréalité avant tout le monde</strong> ! On la vit aussi beaucoup dans des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DwwqIn5mkqg" target="_blank" rel="noopener">séries télévisées</a> comme <em>La croisière s’amuse</em>, <em>L’île aux naufragés</em>, <em>Batman</em>, ou encore Le prince de Bel Air.</p>
<p style="font-weight: 400;">Zsa Zsa Gabor joua aussi au théâtre, faisant notamment ses débuts à Broadway en 1970 dans <em>Forty carats</em>, puis des tournées aux États-Unis entre 1971 et 1983 pour plusieurs pièces, dont <em>Arsenic et vieilles dentelles</em> (avec sa sœur Éva) ou encore <em>Ninotchka</em>. Sa dernière apparition sur une scène date de 1993, où elle interpréta la fée marraine dans <em>Cendrillon</em>. Dernière apparition aussi au cinéma cette même année dans <em>The Beverly Hills Hillbillies</em> (<em>Les allumés de Beverly Hills</em>), jouant son propre rôle. En 1994, elle interprète une saynète dans le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=fEn8QdI8-24" target="_blank" rel="noopener"><em>talk show</em> de David Letterman</a>.</p>
<h2>De justes noces en mariages ratés</h2>
<p style="font-weight: 400;">En 1962, après un hiatus de plusieurs années, où le nombre de ses prétendants ne faiblit pas, Zsa Zsa Gabor convola en justes noces pour la quatrième fois. L’heureux élu s’appelait Herbert Hutner, un <strong>banquier et homme d’affaires</strong>. Las, le couple divorça le 3 mars 1966. Mais six jours plus tard, l’insatiable mariée épousa un <strong>magnat du pétrole</strong>, Joshua S. Cosden, Jr. Les deux tourtereaux se supportèrent dix-huit mois.</p>
<p style="font-weight: 400;">Puis la peroxydée magyare fit une nouvelle pause de huit ans avant de retenter le coup avec Jack Ryan, le <strong>créateur de la poupée Barbie</strong> et accessoirement de près de dix ans son cadet. Là encore, le fiasco fut au rendez-vous, puisqu’ils mirent la clé sous la porte de leur amour un an après leur mariage, en 1976.</p>
<p style="font-weight: 400;">Absolument pas découragée, la divorcée joyeuse prit trois jours plus tard pour époux un avocat, Michael O’Hara, le temps d’une union de sept ans. Et à peine avait-elle pris fin que Zsa Zsa signa un <strong>huitième contrat de mariage</strong>, cette fois avec un acteur mexicain, Felipe de Alba, le 13 avril 1983. Mais là, point de lune de miel : leur contrat fut annulé dès le… lendemain, le précédent divorce de l’extravagante Hongroise n’ayant pas été correctement prononcé. La liste impressionnante des « oui » prononcés par Zsa Zsa Gabor s’acheva le 14 août 1986, quand elle épousa à soixante-neuf ans Frederic Prinz von Anhalt.</p>
<h2>Une fausse princesse</h2>
<p style="font-weight: 400;">Les médias commencèrent alors à appeler Zsa Zsa Gabor « princesse ». À tort. De vingt-six ans son cadet, son neuvième mari, ancien masseur allemand devenu homme d’affaires et tout comme elle naturalisé américain, n’avait rien de noble. Né Hans Robert Lichtenberg, fils d’un officier de police, il fut adopté en 1980 par Marie-Auguste d’Anhalt ! Cette véritable princesse, veuve du <strong>prince Joachim de Prusse</strong> — le plus jeune fils du <em>kaiser</em> Guillaume II, suicidé en 1920 à l’aube de ses trente ans —, était tellement endettée, qu’elle proposa à de riches personnes de les adopter à l’âge adulte. En échange de grosses sommes d’agent, ils pouvaient utiliser son titre.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais cela ne faisait pas d’eux des membres de la noblesse pour autant… En tout et pour tout, Marie-Auguste d’Anhalt adopta trente-cinq personnes ! Telle « mère » tel fils ? Frederic et Zsa Zsa firent de même, <strong>adoptant à leur tour une dizaine d’hommes</strong> contre de l’argent (jusqu’à 2 millions de dollars), en échange de la possibilité de porter le titre « d’Anhalt »…</p>
<p style="font-weight: 400;">Zsa Zsa Gabor, qui avait l’esprit vif, était notamment <a href="https://www.youtube.com/watch?v=pOmWXMzutbY" target="_blank" rel="noopener">connue pour ses bons mots</a>, surtout quand on l’interrogeait sur ses <strong>multiples unions</strong>. En voici un florilège : « <em>I am a marvelous housekeeper: every time I leave a man I keep his house</em> » (« Je suis une merveilleuse maîtresse de maison : à chaque fois que je quitte un homme, je garde sa maison ») ; « on ne connaît pas un homme tant qu’on n’en a pas divorcé » ; « être aimée est une force, aimer est une faiblesse » ; « Je n&rsquo;ai jamais détesté un homme après une rupture au point de lui rendre ses diamants ». Elle partagea ses recettes sur le mariage dans un ouvrage que n’aurait peut-être pas renié la baronne de Rothschild, <em>Comment trouver un homme, comment le garder et comment s&rsquo;en débarrasser</em>, publié en 1971.</p>
<h2>Zsa Zsa Gabor devant la justice</h2>
<p style="font-weight: 400;">La tumultueuse Hongroise connut non seulement des déboires conjugaux, mais aussi des <strong>problèmes avec la justice et financiers</strong>. En 1989, elle fut arrêtée pour avoir giflé un policier qui lui avait demandé de se garer en raison d’une violation du Code de la route. Elle écopa de trois jours de prison. Puis elle dut verser 200 000 dollars d&rsquo;amende pour la rupture d&rsquo;un contrat publicitaire en 1993. L’année suivante, elle se plaça sous la protection de la loi sur les faillites afin d’échapper à ses créanciers, car elle venait d’être condamnée à 3,3 millions de dollars d&rsquo;amende pour <strong>diffamation </strong>contre l&rsquo;actrice Elke Sommer.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 2009, son compte en banque s’allégea de 10 millions de dollars, car elle figurait parmi les <a href="https://www.reuters.com/article/madoff-gabor-idUSN2433193420090124/" target="_blank" rel="noopener"><strong>victimes de Bernard Madoff</strong></a>. Enfin, elle poursuivit en justice sa propre fille Francesca, qu’elle accusait de lui avoir volé 2 millions de dollars en contractant un prêt immobilier qui était garanti par la villa maternelle de luxe de Bel Air, à Los Angeles. Était-ce des représailles ? En 2005, Francesca avait accusé son beau-père de fraude et l’avait traîné en justice. Mais le juge estima qu’elle n’avait pas de preuve et sa plainte fut rejetée.</p>
<h2>Neuf mariages et un enterrement</h2>
<p style="font-weight: 400;">Zsa Zsa s’était-elle assagie ou avait-elle trouvé la perle rare ? Toujours est-il que le couple von Anhalt tint bon jusqu’au décès de l’ancienne actrice, à près de cent ans, le 18 décembre 2016, d’une crise cardiaque. Frederic faisait très attention à sa femme, dont la santé avait grandement décliné depuis un grave accident de voiture, le 28 novembre 2002. Zsa Zsa était <strong>partiellement paralysée</strong> et ne pouvait se déplacer qu’en chaise roulante. Elle fit un AVC en 2005 et un second en 2007. En 2010, elle se cassa une hanche et se fit installer une prothèse. L’année suivante, sa jambe droite fut amputée au-dessus du genou et depuis lors, l’ex-reine de beauté était <strong>maintenue en vie artificiellement</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Voulant lui éviter tout stress, Frederic lui cacha le décès de Francesca d’une crise cardiaque le 5 janvier 2015, à quelques semaines de son soixante-huitième anniversaire. Soit dit en passant, quand Zsa Zsa Gabor fut déclarée incapable et mise sous la tutelle de son époux, ce dernier coupa les vivres à sa belle-fille, qui se retrouva sans le sou — elle n’avait hérité que 100 000 dollars de la fortune de son père !</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Zsa Zsa, qui trichait volontiers sur son âge, prétendit un jour être née en 1931. D’après le rédacteur qui l’aida à rédiger son autobiographie, <em>One Lifetime is not Enough</em> (1991), l’éternelle jeune mariée était la réincarnation d’une femme de la cour de Louis XV qui se serait retrouvée au XX<sup>e</sup> siècle. Une sorte de <strong>mélange entre la Pompadour et la Du Barry</strong>, mais en même temps une femme qui choisit son partenaire et dispose de son propre argent. Son dernier souhait : revenir vivre à Budapest après son centième anniversaire. Il ne fut pas exaucé.</span></span><span></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_17 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_17">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_23  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_5 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_10 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_11 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sonja Henie : reine de la glace</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/sonja-henie-reine-de-la-glace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 09:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2088</guid>

					<description><![CDATA[Sonja Henie fut la plus grande patineuse artistique de tous les temps et son palmarès reste inégalé. Voici son histoire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_18 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_6 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Sonja Henie : reine de la glace</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_19 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_18">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_24  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_7">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="663" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/06/Sonja-Henie.jpg" alt="Sonja Henie, la plus grande patineuse artistique de tous les temps." title="Sonja-Henie" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/06/Sonja-Henie.jpg 500w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/06/Sonja-Henie-480x636.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 500px, 100vw" class="wp-image-2085" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_19">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_25  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_12  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Certains semblent être nés sous une bonne étoile, avec une cuillère en argent dans la bouche. C’était le cas de la <strong>plus grande patineuse artistique</strong> de tous les temps, Sonja Henie. Une blondinette menue dont le palmarès sportif reste inégalé : elle fut triple championne olympique (1928, 1932 et 1936), dix fois championne du monde (de 1927 à 1936), et reçut six médailles d’or aux championnats d’Europe (de 1931 à 1936) — seule l’Allemande Katarina Witt détient le même nombre de trophées pour cette dernière compétition (entre 1983 et 1988)…</p>
<h2>Un talent inné pour la glace</h2>
<p style="font-weight: 400;">Riche dès le berceau, Sonja Henie le resta jusqu’à son décès prématuré en 1969, grâce à son sens aigu des affaires et son manque de scrupules en termes d’accointances plus ou moins avouables. Née le 8 avril 1912 à Oslo, la future reine de la glace était la seule fille d’un fourreur très fortuné, Wilhelm, ancien champion du monde de cyclisme sur piste en 1894. Douée pour le ski, elle laissa pourtant tomber les pistes pour la patinoire, suivant les « carres » de son frère Leif.</p>
<p style="font-weight: 400;">Athlétique, Sonja excellait aussi au tennis, à l’équitation et à la natation. La fortune de sa famille aidant, elle ne manqua de rien pour développer son <strong>talent inné</strong> pour la glace. Son père ne lésina pas sur la dépense pour faire de sa fille une star des patinoires, lui octroyant même les services d’une danseuse classique russe, l’étoile <strong>Tamara Karsavina</strong>, qui fit partie notamment des Ballets Russes de <strong>Serge Diaghilev</strong>.</p>
<h2>Aux JO à onze ans !</h2>
<p style="font-weight: 400;">L’ambition sportive de Sonja se matérialisa très rapidement ; dès dix ans, elle remporta sa première grande compétition nationale, et à onze ans, elle termina dernière (huitième sur huit) des Jeux Olympiques d’hiver de 1924. À quatorze ans, elle remporta ses premiers championnats du monde, en 1927 et fut consacrée sur la première marche du podium les neuf années suivantes ! Extrêmement populaire pendant toute sa carrière sportive, et ce dans de nombreux pays, Sonja Henie fut sans doute la <strong>première patineuse à porter une jupette</strong>, à chausser des <strong>patins de couleur blanche</strong>, et à chorégraphier ses apparitions à l’aide de pas et de gestes empruntés à la <strong>danse classique</strong>. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Xtchjj8srpM" target="_blank" rel="noopener">La voici en 1928</a>, juste après les Jeux Olympiques.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 1936, après son dernier triomphe aux Jeux Olympiques d’hiver, en Bavière, Sonja Henie devint professionnelle et commença à se produire dans des <strong>spectacles sur glace</strong> sophistiqués. Il était enfin temps pour elle d’atteindre son objectif ultime, nourri depuis l’enfance : devenir une <strong>star de cinéma</strong>. Hollywood, nous voilà ! À l’occasion d’un show sur glace à Los Angeles, et moyennant l’influence (sonnante et trébuchante ?) de Wilhem Henie, <a href="https://www.geraldine-couget.com/carmen-miranda-la-bombe-bresilienne/"><strong>Darryl F. Zanuck</strong></a></span><span style="font-weight: 400;">, le patron de la 20th Century Fox, engagea la jeune sportive pour un contrat de longue durée. Sonja devint même l’une des actrices les mieux payées de l’époque !</span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_26  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_13  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Sonja Henie, star d’Hollywood</h2>
<p style="font-weight: 400;">Son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=35D6fI54nyQ" target="_blank" rel="noopener">premier film</a>, <em>One in a million</em>, fut un triomphe, octroyant à la jeune femme plus de latitude dans ses négociations avec le studio, notamment pour contrôler totalement l’ensemble des scènes de patinage de ses films. Celle qui tourna <strong>onze films en douze ans</strong> fut même élue en 1939 actrice la plus populaire, derrière <strong>Clark Gable</strong> et <strong>Shirley Temple</strong>. Excusez du peu ! Le succès de Sonja sur la glace et devant les caméras popularisa grandement le patinage artistique et les spectacles sur glace aux États-Unis.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec son producteur Arthur Witz, la patineuse/actrice se produisit pendant les années 1940 dans de somptueux spectacles dans toutes les grandes villes américaines — <a href="https://www.youtube.com/watch?v=7sjnfkEOpsE" target="_blank" rel="noopener">la voici en 1945 dans toute sa splendeur</a>, et en couleur. L’argent ne fait pas le bonheur ? En tout cas, il n’empêche pas de boire… Un peu trop portée sur la bouteille, Sonja Henie mit fin à sa carrière en 1956, après une tournée désastreuse en Amérique du Sud.</p>
<h2>Invitée par Hitler au Berghof</h2>
<p style="font-weight: 400;">Mariée trois fois, la star norvégienne défraya la chronique en raison d’accusations de sympathie envers la cause nazie. Il faut dire qu’il existait de nombreux indices à charge… <a href="https://www.geraldine-couget.com/elise-et-otto-hampel-justiciers-desesperes-a-berlin/"><strong>Adolf Hitler</strong></a> lui-même était un grand fan de celle qui se produisit souvent en Allemagne pendant sa carrière amateur. En 1936, quelque peu avant les Jeux Olympiques, une photographie de la jeune femme la montra exécutant le <strong>salut nazi</strong> pour le <em>Führer</em> à Berlin. La presse norvégienne s’en offusqua avec vigueur.</p>
<p style="font-weight: 400;">À l’issue de la compétition, Sonja accepta pourtant une invitation à déjeuner au <strong>Berghof</strong>, la résidence secondaire de Hitler, près de Berchtesgaden. Le dictateur nazi lui offrit un cliché de lui dédicacé, qui, selon certaines rumeurs, trôna sur le piano familial des Henie pendant la Seconde Guerre mondiale.</p>
<h2>Des accointances avec Goebbels</h2>
<p style="font-weight: 400;">En outre, c’est grâce à ses liens privilégiés avec les nazis, et notamment <strong>Joseph Goebbels</strong>, que Sonja Henie put voir son premier film, <em>One in a million</em>, sortir sur les écrans allemands. Bizarrement, les biens des Henie ne furent jamais l’objet de la convoitise des Allemands pendant l’occupation allemande. Et même si Sonja Henie obtint la nationalité américaine en 1941, et soutint l’effort de guerre de l’Oncle Sam, elle se garda bien de dire quoi que ce soit contre les nazis ni de prendre le parti des résistants norvégiens. Ses compatriotes — restés au pays ou immigrants aux États-Unis — lui en voulurent longtemps. Cependant, les gens ayant la mémoire courte ou étant particulièrement indulgents, elle fit un retour triomphal au pays en 1953 puis en 1955, avec sa <strong>tournée Holiday on Ice</strong>.</p>
<h2>Une fin aérienne</h2>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Souffrant d’une leucémie, diagnostiquée au début des années 1960, Sonja Henie succomba le 12 octobre 1969 dans un vol Paris-Oslo, à l’âge de cinquante-sept ans</span><span style="font-weight: 400;">. C’était l’une des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1pdl39K30yM" target="_blank" rel="noopener">femmes les plus riches du monde</a>, mariée depuis 1956 à un armateur et collectionneur d’art moderne norvégien, Niels Onstad. Leur <a href="https://www.visitoslo.com/fr/produit/?tlp=2978133&amp;name=Henie-Onstad-Kunstsenter" target="_blank" rel="noopener">collection est rassemblée</a> au Centre d’art Henie-Onstad</span><span style="font-weight: 400;">, à une dizaine de kilomètres d’Oslo. L’occasion d’admirer tous les trophées de cette femme ambiguë et ambitieuse.</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_20 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_20">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_27  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_6 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_12 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_13 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mae West ou la quintessence du double sens</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/mae-west-reine-du-double-sens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 06:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2062</guid>

					<description><![CDATA[Mae West était une star du cinéma américain qui excellait dans l’écriture de dialogues à double sens et adorait la controverse. Voici son histoire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_21 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_7 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Mae West ou la quintessence du double sens</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_22 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_21">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_28  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_8">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="666" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/05/Mae-West.jpg" alt="" title="Mae West" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/05/Mae-West.jpg 500w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/05/Mae-West-480x639.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 500px, 100vw" class="wp-image-2063" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_22">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_29  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_14  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Une silhouette aux formes rebondies, une allure flirtant dangereusement avec la vulgarité, un visage sans réel charme, un accent banlieusard prononcé et une voix de poissonnière… Mae West, qui connut son heure de gloire dans les années 1930, la quarantaine déjà bien sonnée, fut pourtant surnommée « l’impératrice du sexe ». Et collectionna les hommes ! Celle qui excellait dans l’écriture de <strong>dialogues à double sens</strong> passa une grande partie de sa carrière sur scène et derrière les caméras à <strong>déjouer la censure</strong> et à <strong>choquer le bourgeois</strong>. Ennemie jurée des puritains de tous bords, cette enfant de Brooklyn n’aimait rien tant que la controverse.</p>
<h2>Le rêve d’une mère</h2>
<p style="font-weight: 400;">Mary Jane West, la future Mae West, naquit au domicile familial le 17 août 1893 à Brooklyn, un faubourg de New York. C’est sa tante, sage-femme, qui la mit au monde. Le bébé avait pour parents John Patrick West, descendant d’Irlandais et d’Écossais, et Matilda (dite « Tillie ») Delker, venue de Bavière avec toute sa famille en 1886. Boxeur plus connu pour ses combats de rue que pour ses succès sur le ring, John Patrick West était surnommé « Battlin’ Jack ». Sorte d’homme de mainde la pègre locale et des petits patrons de son quartier, il créa par la suite sa propre agence de détectives.</p>
<p style="font-weight: 400;">Tillie, elle, rêva toute sa jeunesse durant de devenir actrice, mais ses parents l’en dissuadèrent, désapprouvant son choix. Pour eux, leur fille devait être couturière. Tillie obtempéra, mais laissa tomber en secret ce métier qui ne lui plaisait pas pour devenir mannequin. Ayant au final dû renoncer aussi à cette profession en raison de son mariage, la mère de la future star rêva longtemps de faire carrière dans le spectacle. Sa fille chérie l’aida grandement à atteindre son but par procuration.</p>
<h2>Une passion pour la musique et la danse</h2>
<p style="font-weight: 400;">Devenue l’aînée après le décès de sa grande sœur Katie, Mary Jane accueillit une petite sœur, Mildred, puis un petit frère, John. La fratrie grandit dans différents quartiers de Brooklyn, au gré des déménagements de ses parents. Dès l’âge de trois ans, celle que sa famille avait surnommée May — l’orthographe « Mae » viendrait plus tard —, montra de réelles prédispositions pour le spectacle, imitant à la perfection son entourage. Ravie par ces prédispositions artistiques, sa mère l’emmena souvent au music-hall et l’enfant se montra passionnée par la musique et la danse. Elle se découvrit même une première influence : celle d’un artiste afro-américain, Bert Williams, qui pratiquait à la perfection l’art des répliques à double sens à propos de la ségrégation des Noirs.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dès ses cinq ans, Mary Jane monta pour la première fois sur scène, se produisant lors d’un événement organisé par l’église locale. Persuadée que sa fille pourrait vivre de son art, et sans doute mue par ses propres espoirs déçus, Tillie inscrivit Mae West dans une école de danse, en dépit de la désapprobation de « Battlin’ Jack ». La petite fille était la préférée de sa mère, qui ne l’élevait pas de façon stricte, à la mode victorienne, mais au contraire la laissait s’exprimer à sa guise. Sous le nom de « Baby May », l’enfant prouva la réalité de ses dons dans des spectacles de <strong>vaudeville amateur</strong>. Elle remporta même des prix, et du même coup tous les suffrages de son père, enfin conquis lui aussi. Il devint son plus fervent supporter.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mae West se trouva sacrée professionnelle du music-hall dès ses quatorze ans. Sa mère cousait tous ses costumes de scène et gérait ses contrats. Devenue l’imprésario de sa fille, Tillie entra ainsi à sa manière dans le monde du spectacle elle aussi. Même si les tenues de scène de Mae étaient celle d’une jeune fille digne d’un couvent, les connotations sexuelles des paroles qu’elle interprétait n’avaient, elles, rien d’innocent. En réalité, Mae n’avait pas sa langue dans sa poche et était très précoce.</p>
<h2>Une jeune fille précoce</h2>
<p style="font-weight: 400;">À seize ans, la jeune fille fit la connaissance de Frank Wallace, un artiste de music-hall, lui aussi chanteur et danseur, mais employé par une troupe. Tillie y vit la possibilité pour sa fille de former avec cet homme un duo qui se produirait ainsi dans de nombreuses villes des États-Unis, au gré des dates prévues par la troupe. Mae suivit donc Frank dans le Midwest, où ce dernier aurait demandé la jeune fille en mariage. Mais celle-ci refusa, préférant les aventures sans lendemain avec d’autres membres de la troupe. Avertie cependant par l’une de ses collègues plus âgées sur les bienfaits du mariage en cas de grossesse non désirée, Mae changea apparemment d’avis. Le mariage eut lieu dans le plus grand secret le 11 avril 1911 à Milwaukee, dans le Wisconsin. Cependant, dès le retour de la troupe à New York, Mae rompit avec Frank. Leur union ne fut pourtant pas dissoute. Et ce n’est qu’en 1935 qu’elle fut connue du public ! Le couple finit par divorcer en 1942.</p>
<h2>Premier grand succès pour Mae West</h2>
<p style="font-weight: 400;">À dix-huit ans, Mae auditionna pour sa première revue à Broadway. Même si le spectacle fit long feu, un critique du <em>New York Times</em> la remarqua et chanta ses louanges dans son article. En 1913, elle s’amouracha d’un autre artiste de music-hall, un accordéoniste d’origine italienne du nom de Guido Deiro. Les deux tourtereaux, dont la relation était passionnelle, s’arrangeaient pour jouer dans le plus de spectacles possible ensemble. Ils ne cachaient pas la nature volcanique de leur liaison, les manifestations sans vergogne de leur désir et de leur jalousie maladive n’échappant à personne. Le couple envisagea brièvement d’officialiser cette union, mais Tillie, qui n’avait que peu d’estime pour les amoureux du monde du spectacle, s’y opposa fermement. Elle dissuada même sa fille de revoir son amant, que Mae finit par quitter.</p>
<p style="font-weight: 400;">À vingt-cinq ans, en 1918, elle connut son premier réel grand succès public dans la revue <em>Sometime</em>, où elle se trémoussait au rythme d&rsquo;un « <strong>shimmy</strong> », une danse à la mode, secouant en avant et en arrière ses épaules en cadence, ce qui faisait remuer avantageusement sa généreuse poitrine. Cette audace lui valut la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dMesOKYrXE0" target="_blank" rel="noopener">couverture d’une partition</a> pour la chanson « Ev’rybody Shimmies Now », très populaire à l’époque. Cependant, l’heure de gloire de Mae n’était pas encore totalement arrivée…</p>
<h2>Prison pour atteinte aux bonnes mœurs</h2>
<p style="font-weight: 400;">Aucune pièce ou spectacle n’étant à la mesure de son ambition et de son exhibitionnisme, la jeune femme s’essaya finalement avec succès à l’écriture pour le théâtre, mais sous un pseudonyme : Jane Mast. Sa pièce intitulée <strong><em>Sex</em> </strong>fut présentée au public en 1926. L’actrice de trente-trois ans s’octroya bien sûr le rôle principal. Elle signa aussi la mise en scène et produisit le tout. Si la critique la vilipenda, la foule se pressa en masse au théâtre.</p>
<p style="font-weight: 400;">Scandalisée par les propos osés de la pièce, la municipalité s’opposa au maintien du spectacle et la dramaturge écopa le 19 avril 1927 de dix jours de prison pour <strong>atteinte aux bonnes mœurs</strong> et <strong>corruption de la jeunesse</strong>. La couverture médiatique de l’incident gonfla la popularité de l’actrice, qui dîna même avec le directeur de la prison et sa femme. Sortie de sa geôle au bout de huit jours, elle prétendit même avoir été autorisée à porter des dessous de soie…</p>
<p style="font-weight: 400;">Les sanctions n’effrayant pas notre artiste, bien décidée à s’exprimer librement, Mae West récidiva dès sa sortie de prison, écrivant (toujours sous le même pseudonyme) une nouvelle pièce, <em>The Drag</em>. Le thème ? L’homosexualité. Les pressions de la New York Society for the Suppression of Vice l’empêchèrent cependant de monter le spectacle à New York.</p>
<p style="font-weight: 400;">Bien que ne se disant pas féministe, Mae West défendit toute sa vie le <strong>mouvement de libération de la femme</strong> et les <strong>droits des homosexuels</strong>. En dépit de l’adversité, elle continua à écrire ses pièces osées, comme <em>The Wicked Age</em>, <em>Pleasure Man</em> ou encore <em>The Constant Sinner</em>. En général, elle rédigeait deux textes. La version plus acceptable était jouée quand ses indicateurs la prévenaient de la présence d’un agent de la brigade des mœurs parmi les spectateurs.</p>
<h2>Premier rôle à Hollywood</h2>
<p style="font-weight: 400;">Tous ces scandales à répétition étaient en tout cas très profitables à son tiroir-caisse : ses pièces ne désemplissaient pas. Ainsi en 1928, Mae incarna sur scène <strong><em>Diamond Lil’</em></strong>, l’histoire d’une femme des années 1890 aux mœurs légères, qui connut un énorme succès à Broadway. À tel point que Hollywood commença à s’intéresser à elle. Bien que notre actrice approchât fortement de la quarantaine, la Paramount lui proposa un contrat en 1932. Qu’elle négocia de main de maître en obtenant même le droit de réécrire ses répliques.</p>
<p><span></span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_30  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_15  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Elle mit ce privilège de suite à exécution dans son premier film, <em>Night After Night</em>, où elle n’avait pourtant qu’un petit rôle. Ainsi, dans l’une de ses rares scènes, l’employée d’un vestiaire s’exclama : « Bonté divine, que vous avez de beaux diamants ! » ; à quoi Mae répliqua : « La bonté divine n’a rien eu à voir là-dedans ma chérie ! » (« <em>Goodness had nothing to do with it, dearie ! </em>») Son partenaire masculin, George Raft eut cette réflexion : « Elle a tout volé sauf les caméras ! »</p>
<h2>En lutte contre la censure</h2>
<p style="font-weight: 400;">En 1933, Mae West renomma Diamond Lil’, son fameux personnage, <strong>Lady Lou</strong>, pour en faire une héroïne de cinéma dans <em>She Done Him Wrong</em>, face à Cary Grant — dans l’un de ses premiers rôles principaux. Elle y lança sa réplique la plus connue : « <em>Why don’t you come up sometime and see me? </em>» Le succès fut tel que les recettes sauvèrent la Paramount de la faillite. Le couple star reprit le flambeau la même année dans <strong><em>I’m No Angel</em></strong>, un triomphe également, le plus important de la carrière cinématographique de la jeune quadragénaire. Sans doute grâce à des phrases comme : « <em>When I&rsquo;m good, I&rsquo;m very good. But when I&rsquo;m bad, I&rsquo;m better </em>» ou « <em>It’s not the man in your life that matters but the life in your man</em> ». En 1935, Mae West était la personne la mieux payée aux États-Unis, juste après le magnat de la presse <strong>William Randolph Hearst</strong> — le modèle d’Orson Welles pour <em>Citizen Kane</em> !</p>
<p style="font-weight: 400;">En 1934, le fameux <strong>Code Hays</strong>, destiné à lutter contre la débauche et les mauvaises mœurs, suite à de nombreux scandales — comme celui de <a href="https://www.geraldine-couget.com/roscoe-fatty-arbuckle-celui-par-qui-le-scandale-arrive/"><strong>Roscoe « Fatty » Arbuckle</strong></a> —, entra en vigueur à Hollywood. Résultat : pendant vingt-deux ans, il fut interdit au cinéma de montrer un couple ensemble dans un lit. Même les personnages de couples mariés devaient être filmés dans deux lits séparés. Et quand l’un était couché, l’autre ne pouvait pas toucher le lit, ni même effleurer les draps avec sa jambe ou son bras par exemple. Aucune nudité n’était tolérée et les dialogues devaient rester chastes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le Code Hays visait tout particulièrement les dialogues et les scènes osés des films de Mae West. Qu’à cela ne tienne ! Notre actrice était une vétérante de la lutte contre la censure. Elle s’en donna à cœur joie pour insuffler encore plus de double sens dans ses textes. Son film suivant, tout d’abord intitulé <em>It Ain’t No Sin</em>, dut cependant être rebaptisé <strong><em>Belle of the Nineties</em></strong>. Elle accepta cette concession mais insista auprès du studio pour que <strong>Duke Ellington</strong> et son orchestre soient engagés. Accompagnée par eux, elle chanta « My Old Flame », <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vxg7HbdZ31I" target="_blank" rel="noopener">devenu un classique</a>.</p>
<h2>Le poison du box-office</h2>
<p style="font-weight: 400;">Avec le succès vinrent aussi les ragots. La presse eut vite fait de découvrir et de révéler le mariage caché de Mae West. Bien qu’elle niât farouchement au début, elle fut assez vite obligée de reconnaître la vérité, les preuves ne tardant pas à être apportées. Son long-métrage suivant, <em>Klondike Annie</em>, qui traitait de religion et d’hypocrisie, fit au mieux pour contourner la censure. C’était compter sans d’autres obstacles. Très critiqué par William Randolph Hearst pour des raisons morales, le film vit toute publicité interdite dans les très nombreux journaux du grand patron. En dépit de ces obstacles, <em>Klondike Annie</em>rencontra le succès. Il reste considéré comme l’un des moments culminants de la carrière cinématographique de Mae.</p>
<p style="font-weight: 400;">Vers la fin des années 1930, l’étoile de l’actrice commença à pâlir. À la suite de plusieurs échecs, elle fut citée en 1938 dans un article consacré aux acteurs multipliant les fours, intitulé « Box Office Poison ». À ses côtés, le journaliste lista <strong>Greta Garbo</strong>, <strong>Fred Astaire</strong>, <strong>Katharine Hepburn</strong> ou encore <strong>Marlene Dietrich</strong>. Autant dire qu’il se trompait… Cependant, les patrons du studio prirent ces allégations au sérieux. Mae West quitta alors la Paramount, lassée des assauts des censeurs. On entendit sa voix en décembre 1937 à la radio sur NBC, dans l’émission d’un célèbre ventriloque, Edgar Bergen, dans deux sketches humoristiques. Son sens de l’humour et ses répliques osées firent le bonheur des auditeurs, mais déclenchèrent l’ire des ligues de bonne vertu, qui se déchaînèrent contre elle. NBC lui ferma toute apparition dans ses émissions.</p>
<h2>Des gilets de sauvetage à son nom</h2>
<p style="font-weight: 400;">En 1939, Universal proposa à Mae un rôle dans <strong><em>My Little Chickadee</em></strong>, face au comique <strong>W. C. Fields</strong>. Désireuse de relancer sa carrière, l’actrice accepta, espérant renouveler le succès connu par Marlene Dietrich face à <strong>James Stewart</strong> dans <strong><em>Destry Rides Again</em></strong>. Le film sortit en 1940, en dépit de la mésentente entre ses deux têtes d’affiche, qui se disputèrent en permanence sur le plateau lors du tournage, notamment sur le scénario. Le long-métrage remporta seulement un succès d’estime et la tentative suivante de Mae, <em>The Heat’s On</em>, pour la Columbia, s’avéra un échec.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’actrice laissa alors de côté ses ambitions cinématographiques pour un quart de siècle. Sa renommée ne disparut pas pour autant. Pendant la Seconde Guerre mondiale, son buste inspira l’armée aérienne britannique, dont certains membres surnommèrent leur gilet de sauvetage des « May West », pour rimer avec « <em>breast</em> » (« poitrine »). Quelques années auparavant, en 1937, <strong>Salvador Dalí</strong>, qui la trouvait fascinante, créa quant à lui un canapé surréaliste, baptisé « Mae West Lips Sofa », en hommage à la bouche de notre (fausse) blonde.</p>
<h2>Mae West, star du rock</h2>
<p style="font-weight: 400;">À cinquante ans, Mae décida donc de prendre sa retraite cinématographique et reprit du service à Broadway, endossant notamment le costume de la <strong>Grande Catherine</strong> en 1944. Toujours grande mangeuse d’hommes devant l’Éternel, elle s’entoura d’une garde impériale composée d’Adonis tous plus musclés les uns que les autres. Puis elle se produisit à Las Vegas à partir de 1954, chantant entourée là encore d’hommes peu vêtus et à la musculature digne d’un Monsieur Univers. Parmi eux, <strong>Mickey Hargitay</strong>, récipiendaire du titre en 1955, sur lequel notre matrone de soixante ans avait des vues. Le Hongrois aux pectoraux d’acier lui fut cependant « volé » par une certaine <a href="https://www.geraldine-couget.com/jayne-mansfield-vie-et-mort-en-technicolor/"><strong>Jayne Mansfield</strong></a>. Mae se remit vite de sa déception, jetant son dévolu sur un autre danseur, un certain Monsieur Californie, ancien membre de la marine marchande. Chester Rybinski, de trente ans son cadet — qui se fit appeler plus tard Paul Novak —, devint son amant et resta à ses côtés jusqu’à la disparition de Mae.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 1959, l’actrice publia son autobiographie, <em>Goodness had nothing to do with it</em> — un clin d’œil à la fameuse réplique de <em>Night After Night</em>. Le livre se vendit comme des petits pains. Pendant la décennie suivante, voulant vivre avec son temps, la septuagénaire participa à de nombreuses <strong>émissions télévisées</strong> et enregistra même des <strong>disques de rock’n’roll</strong>, comme <em>Way Out West</em> en 1966. Y figurait la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1yJajJ_B5R4" target="_blank" rel="noopener">chanson « Daytripper »</a>, écrite par <strong>John Lennon</strong> et <strong>Paul McCartney</strong> ! Elle récidiva avec <em>Great Balls of Fire</em>, où elle reprit le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=RGNOwCzpq3E" target="_blank" rel="noopener">célèbre <span style="font-weight: 400;">« Light My Fire</span><span style="font-weight: 400;"> » </span>des Doors</a>. Le disque sortit en 1972.</p>
<p><span></span></p>
<h2>Le dernier souffle de Diamond Lil’</h2>
<p style="font-weight: 400;">Deux ans auparavant, Mae West fit son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ifQ-7YwVG_U" target="_blank" rel="noopener">grand retour au cinéma</a> dans <em>Myra Breckinridge</em>, d’après l’œuvre de Gore Vidal, aux côtés de <strong>Raquel Welch</strong>, <strong>Farrah Fawcett </strong>et du débutant <strong>Tom Selleck</strong> dans un petit rôle. Même s’il ne parvint pas à toucher le grand public, ce film devint culte. Puis en 1978, Mae s’attaqua à son dernier long-métrage, <strong><em>Sextette</em></strong>, dont le scénario était basé sur une pièce qu’elle avait écrite, avec notamment <strong>Tony Curtis</strong>, <strong>Ringo Starr</strong> et <strong>Alice Cooper</strong>. Toujours en verve, l’octogénaire y dit sans doute <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FJS670okmZc" target="_blank" rel="noopener">sa plus fameuse réplique</a> : « <em>Is that a pistol in your pocket or are you just glad to see me?</em> » — sans doute un clin d’œil à tous ceux qui lui avaient attribué ces mots des décennies auparavant, mais à tort…</p>
<p style="font-weight: 400;">Gageons que cette phrase, prononcée par n’importe quelle autre mamie, n’aurait pas fait se lever un sourcil. Mais comme il s’agissait de Mae West, les réactions furent tout autres. Les conditions de tournage furent cependant difficiles, notamment pour la star principale, dont la vue faiblissait et qui ne savait plus toujours où elle était, ni ce qu’elle y fabriquait… À sa sortie, l’ovni <em>Sextette </em>fit un flop.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">En août 1980, Mae fut victime d’une première attaque. Celle qui avait tant aimé s’exprimer ne pouvait plus parler. En septembre, elle en subit une seconde : le côté droit de son corps se retrouva paralysé. Pour couronner le tout, la vieille femme attrapa une pneumonie. Diamond Lil’ rendit <a href="https://www.youtube.com/watch?v=JpcEEyXo7QQ&amp;ebc=ANyPxKqp2Q69ZX9BJ1mShi0RzsS508Vkukvwar6cN4zzbpg5h5KwGj-JhI_11dAFWrys3kLOTQ4u" target="_blank" rel="noopener">son dernier souffle</a> le 22 novembre dans sa maison. Elle avait quatre-vingt-sept ans</span><span style="font-weight: 400;">.</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_23 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_23">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_31  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_7 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_14 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_15 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Florence Ballard, chanteuse suprême</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/florence-ballard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 06:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2022</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_24 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_8 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Florence Ballard, chanteuse suprême</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_25 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_24">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_32  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_9">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="750" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/04/Florence_Ballard.jpg" alt="Florence Ballard, l&#039;une des Supremes" title="Florence_Ballard" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/04/Florence_Ballard.jpg 500w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/04/Florence_Ballard-480x720.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 500px, 100vw" class="wp-image-2023" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_25">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_33  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_16  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Florence Ballard fit partie du premier groupe de filles à devenir célèbre dans le monde entier, avec des tubes comme « Where did our love go », « Baby love », « Stop! In the name of love » ou encore « You can’t hurry love ». Elle aurait voulu devenir la chanteuse principale des Supremes, mais l’ambition démesurée de sa comparse <strong>Diana Ross</strong>, ainsi que l’amour que lui portait le patron de leur maison de disques, Motown, le fameux <strong>Berry Gordy</strong>, se mirent en travers de sa route. Sans oublier un grave traumatisme d’adolescence…</p>
<p style="font-weight: 400;">La voix puissante de Florence Ballard ne la sauva pas de la spirale de l’autodestruction. Et alors qu’elle semblait enfin relever la tête et reprendre la direction du succès, la jeune femme mourut subitement à trente-deux ans<span>— </span><a href="https://www.geraldine-couget.com/2025/01/31/minnie-riperton-la-voix-des-anges/">quasi aussi jeune que Minnie Riperton</a> <span>—</span>, laissant trois orphelines et le goût amer de la désillusion en héritage.</p>
<h2>Et Detroit accueillit Florence Ballard</h2>
<p style="font-weight: 400;">Florence Glenda Ballard naquit le 30 juin 1943 au sein d’une famille ouvrière noire de Detroit, neuvième enfant d’une fratrie qui en compterait quinze au final ! Il faut dire que ses parents, Jesse et Rosetta, commencèrent à se fréquenter à 13 et 14 ans respectivement… Employé de General Motors, le père de famille avait du mal à joindre les deux bouts et fut obligé de déménager sa tribu à de nombreuses reprises dans « Motor City ». L’année des quinze ans de Florence, ils s’installèrent dans la cité de Brewster-Douglass, mais Jesse succomba à un cancer douze mois plus tard.</p>
<p style="font-weight: 400;">Déjà enfant, Florence montrait des dispositions pour le chant, auquel son père lui avait donné goût. Musicien amateur, ce dernier lui apprit des chansons et l’accompagnait souvent à la guitare. La jeune fille faisait aussi partie du chœur de son église. Son rêve ? Devenir chanteuse professionnelle.</p>
<p style="font-weight: 400;">« Flo » avait de la chance : elle vivait au bon endroit ! Detroit a toujours été l’une des capitales mondiales de la musique et dans les années 1950, le R&amp;B et la soul y régnaient déjà en maîtres. Les aspirants au succès se pressaient dans les radiocrochets. Celle qu’on surnommait « Blondie », en raison de sa couleur de cheveux auburn et de sa peau claire, tenta elle aussi sa chance à ces concours locaux. C’est là qu’elle fit la connaissance d’une concurrente, <strong>Mary Wilson</strong>, qui devint son amie.</p>
<h2>Violée sous la menace d’un couteau</h2>
<p style="font-weight: 400;">La chance tourna rapidement pour Florence Ballard à l’occasion d’un énième concours de chant, où Milton Jenkins, membre du trio The Primes, qui allait devenir les <strong>Temptations</strong>, la remarqua. Il était à la recherche de jeunes filles pour monter un quatuor, les Primettes. Séduit par son énergie et sa façon si particulière de chanter, Milton lui proposa d’identifier les trois autres perles rares. Florence pensa immédiatement à Mary Wilson. Celle-ci eut alors l’idée d’en parler à l’une de ses copines de quartier, Diane, la future Diana Ross, alors âgée de quinze ans. La quatrième aspirante au succès, qui sortait avec l’un des Primes, s’appelait Betty McGlown. (Elle fut remplacée en 1962 par Barbara Martin. Quand celle-ci quitta le groupe, ce dernier resta définitivement un trio.)</p>
<p style="font-weight: 400;">À partir de 1960, les Primettes multiplièrent les radiocrochets et passèrent même une audition à la Motown, la fameuse maison de disques créée l’année précédente par Berry Gordy. Ce dernier leur trouva du talent, mais leur conseilla de terminer le lycée avant de les signer. Si Florence quitta l’école peu après, ses trois comparses suivirent les instructions de Gordy.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’origine de cette décision s’explique peut-être par le drame personnel que vécut la jeune fille l’été de ses dix-sept ans. Un grave incident changea à tout jamais son comportement et la marqua à vie. Un soir, alors qu’elle sortait avec son frère Billy d’une soirée dansante, Florence accepta de monter dans la voiture d’un élève de son lycée, membre de l’équipe de basket, qui lui proposa de la ramener chez elle. Mais au lieu de cela, le jeune homme la conduisit sur un parking désert où il la viola sous la menace d’un couteau.</p>
<h2>Naissance des Supremes</h2>
<p style="font-weight: 400;">Choquée et traumatisée, la jeune fille resta prostrée pendant des semaines chez elle, refusant tout contact avec l’extérieur, y compris ses trois copines des Primettes. Quand elle réussit enfin à sortir de son isolement, Florence consentit à leur raconter son agression. Mary, Diane et Betty firent preuve de compréhension, mais le comportement étrange de leur amie les surprit beaucoup. Fini la jeune fille à la fois impétueuse, pleine de volonté et flegmatique… Le venin de l’autodestruction allait bientôt faire son œuvre en Florence Ballard, qui vivait désormais sous le règne de la peur des autres, du pessimisme et du cynisme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le quatuor, qui n’avait pas encore de chanteuse principale désignée, reprit cependant le chemin des auditions et des radiocrochets. Et le 15 janvier 1961, le groupe signa enfin à la Motown, sous le nom des Supremes, une idée de… Florence. Leur premier 45 tours, « I want a guy », n’entra dans aucun classement. Florence interpréta la voix principale de leur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=xLfwo8luyZk" target="_blank" rel="noopener">deuxième 45 tours, « Buttered popcorn »</a>. D’après Mary Wilson, elle chantait avec tant de puissance que l’ingénieur du son lui demanda de se tenir loin derrière le micro pendant l’enregistrement… Même si la chanson ne fut pas un succès national, elle remporta les suffrages à Detroit et alentours.</p>
<h2>Faire-valoir de Diana Ross</h2>
<p style="font-weight: 400;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=k5uPhjRox8o" target="_blank" rel="noopener">En dépit de son talent vocal (ici « Save me a star »)</a>, Florence Ballard n’eut plus jamais l’occasion d’être la chanteuse principale sur aucun des 45 tours proposés au public, mais seulement sur des morceaux enregistrés pour des albums des Supremes. À partir de 1963, <strong>Diana Ross devint l’interprète principale du groupe</strong>, sur ordre de Berry Gordy. Le patron de Motown, amoureux de la filiforme Diana, avait décidé d’en faire une star, sans tenir compte de l’avis de ses petites camarades. Dès 1964, celles-ci furent reléguées au rang de simples choristes et de faire-valoir de la charismatique et ambitieuse Diana. Ironie du sort, ce fut justement cette année-là que le trio connut son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qTBmgAOO0Nw" target="_blank" rel="noopener">premier grand succès à l’échelle nationale avec « Where did our love go »</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Florence ne l’entendait pas de cette oreille et ne se priva pas de donner son avis au « boss ». Mais il n’y eut rien à faire : Gordy rebaptisa même le groupe Diana Ross and the Supremes en 1967… Le triomphe de « Where did our love go », le premier numéro un du trio, fut suivi de quatre autres succès du même acabit, faisant des Supremes le <strong>premier groupe féminin au monde</strong>, connu dans le monde entier et autant adulé que les Beatles. Le trio, qui eut même sa propre marque de pain (!), fut aussi la première formation musicale noire américaine à séduire le public blanc.</p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_34  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_17  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Florence Ballard renvoyée à Detroit</h2>
<p style="font-weight: 400;">Au fil des ans, la relation entre Florence et Berry se détériora, au point que la chanteuse ne pensait qu’à se venger. La rivalité avec Diana n’était pas non plus en reste. Le jour où Florence ne put se produire en concert en raison d’une infection à la gorge, Berry Gordy fit chanter à sa protégée la chanson qu’interprétait habituellement Florence avec brio : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DcZfkaSulAk" target="_blank" rel="noopener">« People » (ici, les deux versions l’une après l’autre)</a>. La jeune femme ne fut plus jamais autorisée à la chanter de nouveau…</p>
<p style="font-weight: 400;">Petit à petit, Florence Ballard sombra dans la dépression, buvant plus que de raison et prenant du poids. Elle dut sauter plusieurs séances d’enregistrement et ne daigna parfois pas rejoindre ses amies sur scène lors de certains concerts… La hache de guerre avec son patron ne fut jamais enterrée. Déterminé à se débarrasser de cette mauvaise graine, Berry Gordy décida de remplacer Florence par Cindy Birdsong, une jeune femme qu’il « entraîna » des semaines durant en cachette à devenir la nouvelle troisième Supreme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ayant eu vent de cette trahison, Florence se présenta complètement ivre à une représentation à l’hôtel Flamingo de Las Vegas le 30 juin 1967, jour de ses vingt-quatre ans. Pendant le concert, elle montra son ventre au public. Ce comportement jugé inapproprié fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Le lendemain, Berry renvoya définitivement Florence à Détroit.</p>
<h2>Un retour raté</h2>
<p style="font-weight: 400;">Alors que le groupe avait vu dix de ses chansons atteindre la première place des classements, la jeune chanteuse quitta l’aventure avec à peine 140 000 dollars en poche. En outre, l’accord passé avec Gordy lui interdisait de faire sa publicité en tant qu’ancien membre des Supremes et de dire qu’elle avait eu quelque lien que ce soit avec Motown. Si on avait voulu enterrer sa carrière professionnelle, on ne s’y serait pas pris autrement…</p>
<p style="font-weight: 400;">Quelques mois après ce fiasco, Florence épousa début 1968 un des chauffeurs de la Motown, Thomas Chapman, dont elle fit son manager pour qu’il relance sa carrière. Ils eurent des jumelles en octobre de la même année. L’ex-Supremes signa chez ABC Records et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=MINsYowvcX8" target="_blank" rel="noopener">sortit deux 45 tours, « It doesn’t matter how I say it (it’s what I say that matters »</a> et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hn_eFlOwaDc" target="_blank" rel="noopener">« Love ain’t love »</a>, mais aucun ne réussit à entrer dans les classements. Par conséquent, l’album qui devait sortir resta bien au chaud dans la maison de disques, mettant un terme aux ambitions pourtant bien affirmées de Florence. Son contrat avec ABC Records fut annulé en 1970.</p>
<h2>Dépendante de l’aide sociale</h2>
<p style="font-weight: 400;">Les ennuis de la chanteuse étaient loin d’être terminés. Florence Ballard dut faire face à de graves ennuis financiers quand elle comprit que <strong>l’avocat d’affaires qu’elle avait engagé était en réalité un escroc qui s’était largement servi dans ses revenus</strong>… En 1971, quelque temps après la naissance de leur troisième fille, Thomas Chapman quitta le domicile conjugal. Incapable de rembourser les traites de sa maison, Florence Ballard vit celle-ci saisie par la justice.</p>
<p style="font-weight: 400;">Désespérée, elle fit alors un procès à Motown, dans l’idée d’être dédommagée correctement, mais en vain. Dénuée de revenus, alcoolique et mère célibataire avec trois enfants en bas âge, l’ancienne star fut bientôt contrainte de demander l’aide sociale. Elle emménagea en 1972 chez sa sœur Maxine. Deux ans plus tard, elle entra en cure de désintoxication.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 1975, la chance sembla lui sourire de nouveau. Le cabinet de son ancien avocat d’affaires accepta de lui verser de l’argent dans le cadre du procès les opposant. Florence put acheter une petite maison où elle emménagea avec ses filles. Elle reprit ensuite contact avec Thomas Chapman, avec qui le courant passa de nouveau.</p>
<p style="font-weight: 400;">Comme redynamisée, la jeune femme de trente-deux ans reprit le chemin de la scène, se produisant avec The Deadly Nightshade, un groupe de rock féminin. Soudain, la presse écrite et audiovisuelle se souvint de l’ex-Supremes et les demandes d’interview se firent pressantes. Florence était-elle en passe de sortir enfin du tunnel ?</p>
<h2>Florence Ballard ressuscitée dans <em>Dreamgirls</em></h2>
<p style="font-weight: 400;">Las, le 21 février 1976, la chanteuse fut hospitalisée à l’hôpital Mt Carmel de Détroit, où elle rendit son dernier souffle le lendemain. La cause officielle de son décès : <strong>crise cardiaque due à un caillot de sang obstruant une artère</strong>. Certaines voix s’élevèrent pour contester cette explication, dont celle de l’une des sœurs de Florence Ballard, Maxine, selon laquelle elle aurait été tuée. Quelle que soit la vérité, la foule se pressa à ses funérailles, auxquelles assistèrent notamment <strong>Stevie Wonder</strong>, <strong>The Four Tops</strong>, Mary Wilson et bien sûr Diana Ross, en pleurs devant la dépouille de son ancienne amie/ennemie.</p>
<p style="font-weight: 400;">Au début des années 1980, la <strong>comédie musicale <em>Dreamgirls</em></strong>, devenue un film en 2006, revisita la légende des Supremes et notamment l’histoire tragique de Florence Ballard — le personnage d’Effie White. En 1988, Florence Ballard entra à titre posthume au <strong>Rock and Roll Hall of Fame</strong>, en tant que membre à part entière des Supremes, aux côtés de Diana Ross et de Mary Wilson. Aujourd’hui, de nombreux fans lui vouent encore un véritable culte et se demandent ce qui serait advenu de leur idole si on avait laissé son étoile briller&#8230;</p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_26 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_26">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_35  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_8 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_16 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_17 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Theda Bara : et Hollywood créa la vamp</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/theda-bara-la-premiere-vamp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 09:49:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2001</guid>

					<description><![CDATA[L’actrice américaine Theda Bara, aussi populaire pendant sa courte carrière que Charlie Chaplin ou Mary Pickford, fut la première vamp de l'histoire du cinéma.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_27 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<section class="et_pb_module et_pb_fullwidth_header et_pb_fullwidth_header_9 et_hover_enabled et_pb_section_parallax et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_dark">
				<span class="et_parallax_bg_wrap"><span
						class="et_parallax_bg"
						style="background-image: url(http://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2020/02/consultant-08.jpg);"
					></span></span>
				
				
				
				<div class="et_pb_fullwidth_header_container left">
					<div class="header-content-container center">
					<div class="header-content">
						
						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Theda Bara : et Hollywood créa la vamp</span>
						<div class="et_pb_header_content_wrapper"><p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
						
					</div>
				</div>
					
				</div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_overlay"></div>
				<div class="et_pb_fullwidth_header_scroll"></div>
			</section>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_28 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_27">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_36  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_10">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="1461" src="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/03/Theda-bara.jpg" alt="Theda Mara fut la première vamp d&#039;Hollywood" title="theda-bara" srcset="https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/03/Theda-bara.jpg 1000w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/03/Theda-bara-980x1432.jpg 980w, https://www.geraldine-couget.com/wp-content/uploads/2025/03/Theda-bara-480x701.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1000px, 100vw" class="wp-image-2002" /></span>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_28">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_37  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_18  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">C’était l’une des premières stars d’un cinéma révolu, à une époque où le muet régnait en maître. L’actrice américaine Theda Bara, née Theodosia Burr Goodman le 29 juillet 1885 à Cincinnati (Ohio), fut aussi populaire pendant sa courte carrière que <strong>Charlie Chaplin</strong> ou <strong>Mary Pickford</strong>. Et c’est elle qui donna ses lettres de noblesse à un mot presque inventé pour elle : <a href="https://www.geraldine-couget.com/2021/10/11/vamp/">vamp</a>.</p>
<h2>Une carrière cinématographique fulgurante</h2>
<p style="font-weight: 400;">Fille d’un tailleur juif né en Pologne et d’une mère suisse, Theodosia débuta sa carrière d’actrice à Broadway en 1908. Très vite remarquée par les nouveaux nababs de Hollywood, elle ne résista pas à l’appel de la caméra et démarra une fulgurante carrière cinématographique en 1914, à la Fox. Produit par William Fox, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jaW4QXOJ1Tc&amp;feature=related" target="_blank" rel="noopener"><em>A fool there was</em></a>, sorti en 1915, connut un tel succès qu’il permit à ce dernier de créer Fox Film Corporation, l’ancêtre de la célèbre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WaCBolBC30I" target="_blank" rel="noopener"><strong>20th Century Fox</strong></a>. À l’époque, le studio se trouvait tout près de la Grosse Pomme, dans le New Jersey. Jusqu’en 1926, Theodosia, rebaptisée « Theda Bara », fut à l’affiche d’une quarantaine de films, dont il ne reste que six copies complètes. Le studio où elle tourna ces vestiges du muet a en effet brûlé.</p>
<h2>Vamp ou serpent du Nil ?</h2>
<p style="font-weight: 400;">Estampillée « premier sex-symbol » de l’histoire du cinéma, Theda Bara portait des costumes de scène révélant beaucoup de chair. Même aujourd’hui, certains pourraient encore être considérés comme osés. En raison de sa beauté orientale et mystérieuse, la jeune femme devint l’archétype de la femme fatale, et même la première « vamp », diminutif de « vampire », qui désignait à l’époque une prédatrice sexuelle… <strong>Louise Brooks, Pola Negri et Musidora</strong> furent aussi affublées de ce qualificatif au parfum de mort. D&rsquo;ailleurs, hasard ou volonté, le nom de scène de Theodosia est l’anagramme d’« <em>Arab death</em> » (mort arabe), ce qui donna lieu à une légende tenace sur ses origines.</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_38  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_19  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Ainsi, on disait qu’elle était née en Égypte d’une mère française et d’un sculpteur italien. Et quand « Cleopatra », l’un de ses plus grands succès, sortit en 1917, ses attachés de presse prétendirent qu’elle était le fruit des amours d’un cheikh arabe et d’une Française et avait vu le jour dans le Sahara… À chaque fois qu’elle rencontrait un journaliste, le studio demandait souvent à celle qui était surnommée « le serpent du Nil » d’évoquer des phénomènes occultes et de témoigner sur le mysticisme…</p>
<h2>Theda Bara, vestige du cinéma muet</h2>
<p style="font-weight: 400;">Fatiguée de jouer les vamps, l’actrice quitta la Fox à l’issue de son contrat, à l’aube des années 1920. Las, sans l’appui publicitaire du studio, elle ne put tourner de nouveau avant 1925 ! Elle tourna définitivement le dos aux lumières des plateaux en 1926, après une comédie intitulée <em>Madame Mystery</em>, un an avant l’avènement du parlant — avec la sortie du <strong><em>Chanteur de jazz</em></strong>. Décédée le 7 avril 1955 à Los Angeles d’un cancer de l’estomac, Theda Bara resta donc à jamais un vestige de l’ère du muet. Pourtant, contrairement à certaines autres stars déchues de cette ère, elle n’avait pas de problème d’accent ou de diction. Preuve en est sur ce lien : après un court extrait de « Cleopatra », on entend <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rjbzCcAzSSo&amp;feature=related" target="_blank" rel="noopener">sa voix enregistrée à la faveur d’une interview</a>.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Tombée dans les oubliettes du Septième art, Theda Bara hante encore certains esprits. Une rue de Fort Lee, dans le New Jersey, porte son nom depuis 2006, car c’était le lieu où se situait le studio Fox et où ses films ont été tournés. Plus improbable, elle a inspiré la même année le groupe gallois The Hot Puppies, qui entame sa chanson « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kDRaRJjvaas" target="_blank" rel="noopener">Theda Bara</a> » par ces paroles : « You look just like Theda, Theda Bara</span><span style="font-weight: 400;"> »…</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div><div class="et_pb_section et_pb_section_29 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_29">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_39  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<ul class="et_pb_module et_pb_social_media_follow et_pb_social_media_follow_9 clearfix  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<li
            class='et_pb_social_media_follow_network_18 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-facebook'><a href="https://www.facebook.com/MaPlumeAuServiceDeVosEcrits/" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur Facebook" target="_blank" rel="noopener"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li><li
            class='et_pb_social_media_follow_network_19 et_pb_social_icon et_pb_social_network_link  et-social-linkedin'><a href="https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&#038;trkInfo=AQF61IO5q36VBgAAAXPYoFzYlzCVmTj-j9mJpq4BB5bQ6Be5aM7ghXVu1atBBL5vd7KW9senhdbJU9Oa726T7v4wtMzZYU3EvvJ__8EHhchk7E5nfUjyNLHmuYH280a3lFo7CXQ=&#038;originalReferer=https://www.geraldine-couget.com&#038;sessionRedirect=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2Fin%2Fg%25C3%25A9raldine-couget-12521317%2F" class="icon et_pb_with_border" title="Suivez sur LinkedIn" target="_blank"><span
                class='et_pb_social_media_follow_network_name'
                aria-hidden='true'
                >Suivre</span></a></li>
			</ul>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
