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	<title>geraldine.c &#8211; Géraldine Couget</title>
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		<title>La comtesse Báthory, Dracula au féminin ou innocente victime ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 06:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Qui était vraiment la comtesse Báthory ? Un vampire au féminin ou une femme victime d'une machination politique au coeur de la Transylvanie au tournant du XVIe siècle ? Cet article essaie de rétablir la vérité.]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">La comtesse Báthory, Dracula au féminin ou innocente victime ?</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Ses surnoms en attestent : la réputation de la comtesse Báthory, née le 7 août 1560 à Nyírbátor, en Hongrie, était pour le moins exécrable. Comtesse sanglante, comtesse Dracula… S’agissait-il de la <strong>première femme tueuse en série</strong> ? Et pourquoi Erzsébet Báthory (ou Élisabeth en français) aurait-elle décimé les jeunes paysannes de son domaine puis les héritières de la petite noblesse locale ? Les mauvaises langues disent que c’était pour se baigner dans leur sang, afin de rester éternellement jeune… Alors, info ou intox ?</p>
<h2>Mariée à quatorze ans</h2>
<p style="font-weight: 400;">Élisabeth Báthory grandit dans le château d’Ecsed, aujourd’hui situé dans le comitat hongrois de Szabolcs-Szatmár-Bereg, dans le nord-est du pays. À onze ans, on la fiança au comte Ferenc Nádasdy, de cinq ans son aîné. Leurs épousailles furent célébrées en mai 1575.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pour ses noces, la comtesse Báthory reçut en cadeau de la part de son jeune époux le château de Csejte, près de Trecsén — aujourd’hui situé en Slovaquie —, ainsi que les douze villages et les champs avoisinants. Une propriété que le jeune homme avait achetée au souverain <strong>Rodolphe II du Saint Empire</strong>. Cultivée, Élisabeth lisait et écrivait en au moins quatre langues. Avec Ferenc, ils eurent six enfants, dont seuls trois atteignirent l’âge adulte : deux filles, Anna et Katalin, et un garçon, Pál.</p>
<p style="font-weight: 400;">Doté d’un tempérament belliqueux, courageux mais cruel, l’époux d’Élisabeth fut nommé en 1578 commandant en chef des troupes hongroises. Le pays se trouvait alors sous le joug d’un conflit âpre et sanglant opposant les <strong>Habsbourg</strong> aux <strong>Ottomans,</strong> suite à la défaite hongroise de Mohács en 1526 — véritable catastrophe nationale qui eut pour principal effet la disparition de la Hongrie indépendante. La question de la frontière entre la Hongrie royale, appartenant désormais aux Habsbourg, et la Hongrie ottomane, faisait depuis lors rage.</p>
<h2>Une réputation vite ternie</h2>
<p style="font-weight: 400;">Pendant que Ferenc passait son temps à guerroyer les Turcs, la <strong>comtesse Báthory</strong>, livrée à elle-même, se chargea de la gestion du domaine, et ce avec une grande efficacité. Même si elle était éloignée des combats, elle en subissait aussi les conséquences. Par exemple, en 1599, elle prit sous sa protection les veuves des villageois tués par l’assaillant turc, qui avaient tout détruit sur leur passage, saccageant et mettant le feu aux habitations, ainsi que les femmes et les jeunes filles violées et dépouillées de toutes leurs possessions par l’envahisseur.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est à partir de ces années-là que la <strong>réputation d’Élisabeth</strong> prit des teintes de plus en plus sombres… Ainsi, entre 1602 et 1604, un pasteur luthérien se rendit plusieurs fois jusqu’à Vienne pour se plaindre publiquement des atrocités que commettrait sur ses terres la comtesse Báthory. Sans doute protégée par son nom ainsi que par l’influence de son époux, Élisabeth ne fut pas mise en danger par ces accusations. Du moins pas immédiatement.</p>
<h2>Enquête à charge contre la comtesse Báthory</h2>
<p style="font-weight: 400;">En 1604, Ferenc rendit l’âme dans sa ville natale de Sárvár, aujourd’hui dans l’ouest de la Hongrie, sans doute des suites d’une blessure de combat — même si d’autres raisons ont été invoquées : plus sulfureux, il aurait succombé aux coups portés par une prostituée ou à ceux de Giorgio Basta, un général du Saint-Empire Romain Germanique d’origine albanaise et gouverneur de Transylvanie de 1601 à 1604.</p>
<p style="font-weight: 400;">À partir de cette disparition, Élisabeth régna seule et en <strong>maîtresse-femme</strong> sur ses terres. Six ans plus tard, les allégations sur les monstruosités dont se serait rendue coupable la comtesse la rattrapèrent cependant. Enfin convaincu d’agir, l’empereur Matthias I<sup>er</sup> chargea le Palatin de Hongrie — plus haut dignitaire du royaume après le roi —, György Thurzó, de mener l’enquête. Ce dernier rendit une visite surprise à la comtesse Báthory au début de l’année 1610, puis chargea deux notaires de rassembler des preuves à charge.</p>
<p style="font-weight: 400;">Quelles étaient donc les atrocités en question ? Passages à tabac, brûlures et mutilations en tout genre, morsures, exposition au froid, ou encore dénutrition, le tout jusqu’au passage à trépas. Les <strong>premières victimes de la comtesse</strong> auraient été, pour commencer, de jeunes paysannes de la région, devenues servantes au château, car attirées par une promesse de bonne paie. Puis il se serait agi de filles de la petite noblesse venues pour apprendre l’étiquette dans le gynécée d’Élisabeth.</p>
<h2>Assignée à résidence</h2>
<p style="font-weight: 400;">Comme il était impensable de jeter l’opprobre sur la famille Báthory, très influente, le Palatin n’attendit pas que les conclusions des deux notaires soient rendues pour commencer à négocier avec Élisabeth, son fils Pál et ses deux gendres. Après la découverte sur les terres de la comtesse de <strong>cadavres de jeunes filles</strong> portant des traces de blessures, des poursuites furent engagées contre elle et quatre membres de son personnel.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces derniers furent torturés pour les aider à « cracher leur Valda » et ainsi obtenir les preuves nécessaires à une inculpation, puis à un jugement de mise à mort par les flammes pour trois d’entre eux en janvier 1611. La comtesse Báthory, elle, fut <strong>assignée à résidence</strong> <em>ad vitam æternam</em>.</span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Une affaire de gros sous</h2>
<p style="font-weight: 400;">Pendant les quatre années suivantes, Élisabeth resta enfermée dans une suite de son château de Csejte, recevant à manger par une petite fente. Elle y mourut à cinquante-quatre ans, le 21 août 1614. Qu’est-ce qui avait bien pu pousser la comtesse Báthory à se livrer à de telles monstruosités ? Et était-ce seulement avéré ? Comme nous le soulignions précédemment, <strong>aucune preuve réelle de sa culpabilité</strong> ne fut jamais apportée, et les soi-disant aveux de ses « complices » furent tous obtenus sous la torture.</p>
<p style="font-weight: 400;">En réalité, il s’agissait probablement d’une affaire de gros sous et d’influence politique. La fortune de la comtesse était en effet conséquente et elle exerçait un pouvoir qui pouvait en déranger certains. D’après un historien hongrois, László Nagy, l’affaire n’aurait été que le fruit d’une <strong>conspiration majeure contre l’aristocrate</strong> : les chefs d’accusation auraient été inventés par des membres de sa famille pour la protéger de l’accusation suprême de haute trahison. La comtesse nourrissait en effet le projet de mettre sa fortune au service de la lutte menée par son cousin Gábor Báthory contre les <strong>Habsbourg</strong>.</p>
<h2>Amatrice de sang de jeunes vierges</h2>
<p style="font-weight: 400;">Le déshonneur dont souffrit de son vivant Élisabeth, sans doute victime d’une machination, ne cessa point avec sa mort. Son âme était sans doute destinée à errer pendant des siècles en enfer… En effet, non contents de lui avoir attribué des crimes sans doute imaginaires, les ecclésiastiques en remirent une couche plus d’un siècle après la mort de la comtesse.</p>
<p style="font-weight: 400;">La légende d’une comtesse Báthory amatrice du sang de jeunes vierges pour rajeunir naquit en 1729 de la plume d’un prêtre jésuite. Ce dernier s’appuyait sur de soi-disant témoignages obtenus sous la torture des quatre complices présumés de la châtelaine afin qu’ils avouent la « vérité ». Et en dépit du fait que dès le début du XIX<sup>e</sup> siècle, les historiens démentirent cette thèse, elle s’inscrivit dans les mémoires, s’ancrant encore davantage dans l’imaginaire populaire avec la <strong>mode des vampires</strong> et notamment l’<a href="https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Stoker-Dracula.pdf" target="_blank" rel="noopener">avènement de <strong>Dracula</strong> dans la littérature</a>.</p>
<h2>Des bains d’hémoglobine</h2>
<p style="font-weight: 400;">Peut-on le blâmer ? L’idée d’une Dracula au féminin, d’une tueuse en série obsédée par sa beauté a de quoi séduire, admettons-le. L’imaginaire populaire fit donc d’Élisabeth une furie qui, refusant de voir son visage se flétrir sous le poids des ans, brisait systématiquement tous les miroirs. Toujours d’après les <strong>élucubrations jésuitiques</strong>, un jour, une servante lui ayant tiré les cheveux alors qu’elle la peignait, Élisabeth frappa cette dernière ; du sang de la jeune fille tomba sur la main de la comtesse. Celle-ci eut l’impression que sa peau s’en trouvait miraculeusement embellie !</p>
<p style="font-weight: 400;">Voulant découvrir le secret de jouvence de sa servante, la comtesse Báthory la tua séance tenante pour pouvoir se baigner dans son sang… Jamais satisfaite, en voulant toujours plus, la comtesse sanglante s’attaqua aux jeunes vierges des alentours afin de prendre des <strong>bains d’hémoglobine</strong> et rajeunir. <a href="https://www.geraldine-couget.com/vamp/">À l’instar d’un vampire</a>, elle buvait aussi ce sang, parfois directement du corps de ses victimes.</p>
<h2>L’héritage culturel de la comtesse Báthory</h2>
<p style="font-weight: 400;">L’appétit de la noble transylvaine allant croissant, elle trucida bientôt toutes les proies de la région et ouvrit même une école pour les jeunes filles, afin d’attirer de nouvelles victimes. La légende lui attribua ainsi <strong>plus de six cents homicides</strong>, dont elle aurait gardé la trace dans un carnet secret, bien entendu jamais retrouvé. Il va sans dire que les historiens modernes rejettent aujourd’hui ces chefs d’accusation jamais prouvés et totalement fantaisistes.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Pourtant, la légende d’une comtesse </span><span style="font-weight: 400;">Báthory</span><span style="font-weight: 400;"> sanglante n’a jamais cessé d’exister, inspirant auteurs de bande dessinée, écrivains, musiciens et même créateurs de jeux, sans oublier les cinéastes. Ainsi en 2009, <strong>Julie Delpy</strong> endossa ce rôle mythique dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jNzspu6icv8" target="_blank" rel="noopener">son film de 2009</a> <em>La comtesse</em>, qui mérite le détour.</span></span></p>
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		<title>Nyctalope</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/nyctalope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 06:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Secret des mots]]></category>
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					<description><![CDATA[Nyctalope : cette faculté rare pour l'humain de voir dans le noir est commune chez les chats. Quelle est l'origine de ce terme ? Voici quelques pistes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Nyctalope</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Cette rubrique se transformerait-elle en un ramassis d’insultes ? Ben oui, nyctalope toi-même ! Rassurez-vous, je n’ai nullement l’intention de me pencher sur l’étymologie de termes peu recommandables, car non, la nyctalopie n’est pas ce que vous croyez peut-être. Et si par exemple, je dis que mon chat en est atteint, je ne fais que constater la réalité et non proférer des insanités.</p>
<p style="font-weight: 400;">De nombreux animaux, et quelques humains, sont en effet nyctalopes, c’est-à-dire — roulement de tambour — un être qui a la <strong>faculté de voir la nuit</strong>. Voilà, tout s’explique ! Mais si on se penche sur l’origine de ce mot fort sympathique, ça se corse. Jugez plutôt : il nous vient du grec <em>nuktalôps</em>, qui est synonyme de… cécité nocturne ! Tout comme l’anglais <em>nyctalopia</em>, d’ailleurs. Alors comment le nyctalope français a-t-il recouvré la vue dans le noir ? Apparemment, le sens latin aurait été inversé au II<sup>e</sup> siècle…</p>
<h2>Une question de bâtonnets</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">À présent que cette nébuleuse étymologique a été clarifiée, passons aux explications techniques. Pourquoi l’horrible <strong>Dr Petiot</strong>, tueur en série qui sévit sous l’Occupation et que nous avons <a href="https://www.geraldine-couget.com/?s=petiot">présenté dans ce blog</a>, était-il nyctalope ? L’œil est notamment <strong>tapissé de bâtonnets</strong>, qui permettent de distinguer l’intensité lumineuse. Or un nyctalope a plus de bâtonnets que la moyenne, donc voit mieux dès que la lumière est faible. Il ne distingue pas les couleurs, mais la forme des objets grâce à la différence de luminosité.</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">On raconte ainsi que le bandeau qui cachait traditionnellement l’un des deux yeux des pirates dans l’imaginaire populaire était en réalité porté pour hypersensibiliser la pupille recouverte, afin de faciliter la navigation de nuit et le passage du pont supérieur (à la lumière du jour) aux ponts inférieurs (très sombres).</p>
<h2>Nyctalope, premier super-héros</h2>
<p style="font-weight: 400;">Et pour finir, le saviez-vous ? Nyctalope est le nom du premier super-héros de l’histoire de la littérature populaire ! Son « père » était <strong>Adolphe d’Espie</strong> (1878-1956), un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_d&#039;Espie" target="_blank" rel="noopener">écrivain français très prolifique</a>, plus connu sous son pseudonyme de <strong>Jean de La Hire</strong>. Le personnage de Léo Saint-Clair, alias Nyctalope, fut créé en 1908 et ses aventures publiées sous forme de feuilleton.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Doté d’un cœur artificiel, Léo avait non seulement le super-pouvoir de voir dans la nuit, mais aussi d’autres pouvoirs occultes. En tout, une trentaine d’ouvrages furent publiés, de 1909 à 1941. Ressuscité dans la bande dessinée <em>La Brigade Chimérique</em> (2009-2010), le super-héros français a été <a href="https://www.riviereblanche.com/hors-series-hs13-nyctalope-lunivers-extravagant-de-jean-de-la-hire.html" target="_blank" rel="noopener">revisité en 2011</a> par Emmanuel Gorlier dans <em>Nyctalope, l’univers extravagant de Jean de La Hire</em> (Rivière Blanche).</span></span></p>
<p><span></span></p>
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		<title>Empreinte carbone d’un e-mail : comment la réduire ?</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/reduire-empreinte-carbone-dun-e-mail/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 06:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astuces de rédaction]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour réduire l'empreinte carbone d'un e-mail, suivez le guide ! Voici huit solutions simples à appliquer.]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Empreinte carbone d’un e-mail : comment la réduire ?</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Vous pouvez appliquer quelques règles simples pour réduire l’empreinte carbone d’un e-mail. Heureusement, car le <strong>cycle de vie d’un courriel</strong> – depuis la fabrication de l’ordinateur jusqu’à celle de l’électricité nécessaire pour faire fonctionner les serveurs de stockage – représente une <strong>consommation d’énergie</strong> impressionnante. Voici les huit commandements d’un usage responsable des e-mails.</p>
<h2>1. Les messages inutiles tu réduiras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Essayez de réduire au maximum les messages que vous estimez inutiles, notamment ceux destinés à vos collègues de travail. Favorisez plutôt le <strong>contact direct</strong>. De plus, réfléchissez bien au choix des destinataires en copie. Parmi les e-mails que vous allez supprimer, sélectionnez en priorité les plus lourds, étant donné que la quantité de données stockées représente un important <strong>impact écologique</strong>.</p>
<h2>2. Répondre à tous tu t’abstiendras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Avant de cliquer sur « Répondre à tous », réfléchissez ! Tous les destinataires sont-ils concernés et/ou intéressés par votre réponse ? Pour réduire l’empreinte carbone d’une e-mail, pensez à supprimer les <strong>pièces jointes</strong> du message. Parfois, mieux vaut créer un nouvel e-mail, notamment pour éviter les historiques sans fin et les intitulés comme « RE : RE : FW : RE : suite à notre point téléphonique ».</p>
<h2>3. Les messages tu allégeras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Pensez à recourir à une <strong>messagerie d’entreprise</strong> (par exemple Slack), car c’est moins énergivore que les e-mails. De plus, avant d’ajouter une pièce jointe, vérifiez si on peut la remplacer par un <strong>lien hypertexte </strong>ou une URL. Si possible, privilégiez le <strong>format texte</strong>, qui pèse douze fois moins lourd que son alter ego HTML.</p>
<h3>4. Les fichiers tu compresseras</h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Autre façon pratique et simple de limiter l’empreinte carbone d’un e-mail : compressez les fichiers envoyés par e-mail pour limiter l’impact des pièces jointes. Cerise sur le clavier : vous ne serez plus embêté par la limitation de la taille des <strong>pièces jointes</strong> et la saturation des boîtes de réception des destinataires deviendra un lointain souvenir.</span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>5. Des services de stockage tu solliciteras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Certains services dédiés comme <a href="https://wetransfer.com/" target="_blank" rel="noopener">WeTransfer</a>, <a href="https://www.swisstransfer.com/fr-fr" target="_blank" rel="noopener">SwissTransfer</a>, etc., proposent des temps de récupération courts, afin de limiter le <strong>temps de stockage</strong>. Pensez aussi à demander à votre hébergeur, qui peut proposer un service de <strong>stockage en ligne</strong> ou de <strong>gestion électronique de documents</strong> (GED) (par exemple <a href="https://www.zeendoc.com/" target="_blank" rel="noopener">Zeendoc</a>, <a href="https://start.docuware.com/fr/" target="_blank" rel="noopener">DocuWare</a>, etc.).</p>
<h2>6. Les spams tu pourchasseras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Un <strong>logiciel antispam</strong> peut devenir votre nouveau meilleur ami ! Pour limiter l’empreinte carbone d’un e-mail, videz aussi régulièrement votre corbeille et votre dossier de spams. Vous pouvez également signaler ces derniers sur https://signal-spam.fr/</p>
<h2>7. Des newsletters non lues tu te désabonneras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Désinscrivez-vous des <strong>newsletters</strong> que vous ne lisez plus (<a href="https://www.cleanfox.io/fr-FR/" target="_blank" rel="noopener">par exemple</a> avec Cleanfox). Cette activité un peu chronophage est cependant importante pour permettre aux autorités de lutter de manière durable contre les spams.</p>
<h2>8. Ta signature tu allégeras</h2>
<p style="font-weight: 400;">Pour alléger le poids et donc l’empreinte carbone d’un e-mail, vous pouvez créer <strong>deux signatures</strong> : l’une pour les envois externes avec un logo ou une image basse définition et l’autre pour les envois internes sans image ou logo. Vous réduirez ainsi votre impact écologique, surtout pour les longs historiques de courriels !</p>
<h2>Lutte contre l’empreinte carbone d’un e-mail : mission possible ?</h2>
<p style="font-weight: 400;">Vous le voyez, en appliquant la totalité ou au moins certains de ces commandements, vous réussirez à <strong>réduire fortement</strong> l’empreinte carbone d’un e-mail. Avouez qu’ils ne sont pas si difficiles que cela à mettre en place !</p>
<p style="font-weight: 400;">Bien sûr, votre action sera probablement équivalente à l’effet d’une aile de papillon. C’est-à-dire extrêmement ténue. Mais cela peut valoir le coup d’endosser le costume du colibri. Avouez que l’excuse du « c’est dérisoire » ne tient plus vraiment quand on est des millions à entretenir le feu à coups de pièces jointes…</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">En attendant, vous pouvez lire d’<a href="https://www.geraldine-couget.com/comment-structurer-efficacement-un-e-mail/">autres contenus</a> sur ce blog consacrés à l’écriture des e-mails. À votre service pour <a href="https://www.geraldine-couget.com/contactez-moi/">vous aider</a> dans vos efforts rédactionnels !</span></span></p>
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			</item>
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		<title>Attention à la virgule !</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/attention-a-la-virgule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 06:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astuces de rédaction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2344</guid>

					<description><![CDATA[La virgule n'est pas une option, mais l'un des clés d'une communication écrite réussie ! Voici pourquoi.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Attention à la virgule !</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Prendre le risque d’oublier ou de mal placer la virgule peut entraîner des conséquences très désagréables sur la <strong>compréhension de vos textes</strong>… Voici pourquoi et comment faire de ce signe de ponctuation l’allié d’une <strong>communication écrite efficace</strong> !</p>
<h2>À une virgule près</h2>
<p style="font-weight: 400;">Si j’écris « Voici venu le temps de manger les enfants ! », comprenez-vous que ces gentils petits courent probablement un grave danger ? Si vous ne souhaitez pas passer pour un horrible ogre, à l’affût de chair fraîche, n’oubliez surtout pas la virgule… et écrivez plutôt : « Voici venu le temps de manger, les enfants ! »</p>
<p style="font-weight: 400;">Autre exemple d’omission malheureuse de la fameuse virgule, décidément incontournable : « Tu entends Manu ? » ne signifie pas du tout la même chose que « Tu entends, Manu ? ». Même si à l’oral, l’erreur peut ne pas s’entendre, d’autant plus si le fameux Manu se trouve bien en face de vous, à l’écrit, l’absence de virgule risque de modifier totalement le <strong>sens</strong>de vos propos.</p>
<h2>La virgule et ses trois rôles</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette anecdote en dit long sur l’importance de la <a href="https://www.lemonde.fr/blog/correcteurs/2006/04/12/2006_04_une_virgule_et_/" target="_blank" rel="noopener">présence et de l’emplacement de la virgule</a> dans une phrase… Car ce séparateur s’avère le <strong>signe de</strong> <strong>ponctuation</strong> le plus compliqué à employer. Certes, il sert de « respiration » à l’oral, faisant office de pause pour reprendre son souffle ou marquer l’importance de certains mots. Cependant, à l’écrit, la virgule est fortement liée à la <strong>syntaxe</strong> puisqu’elle détermine la <strong>signification</strong> d’un message.</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Avec la virgule, mieux vaut trouver le juste milieu ! Répétée sans limite dans une phrase, elle morcelle trop le propos, alors que brillant par son absence ou sa rareté, elle devient <strong>source d’ambiguïté</strong>. Comme l’expliquent nos<a href="https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/index.php?id=23443&amp;utm_source=BDL&amp;utm_campaign=Redirection+des+anciens+outils&amp;utm_content=id%3D3443" target="_blank" rel="noopener"> amis québécois</a>, ce signe de ponctuation joue <strong>trois rôles</strong> : additionner, soustraire ou encore inverser l’ordre des composants d’une phrase.</p>
<h2>Une ponctuation du simple au double</h2>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, la virgule dite <strong>« simple »</strong> vise à additionner des éléments partageant le même rôle grammatical : « Son chat est gris, obèse et rarement affectueux. » De son côté, la <strong>virgule « double »</strong>, c’est-à-dire toujours employée en duo, encadre un élément de phrase qui pourrait être supprimé ou placé ailleurs dans le texte. Par exemple : « Le vaccin contre la grippe, qui fait l’objet d’une campagne intensive, a été commandé en nombre. »</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Enfin, la virgule peut viser à signaler le <strong>déplacement d’une portion de la phrase</strong> par rapport à l’ordre attendu de cette dernière : « Elle a souri, avec un air malicieux, pour gagner du temps. » Sans oublier aussi que la virgule est un outil idéal pour jouer avec les mots, cette fois par pur <strong>plaisir stylistique</strong> : « Elle est sympathique, souriante et rigolote. » Alors, <a href="https://www.geraldine-couget.com/les-etapes-dun-ecrit-professionnel-reussi/">pourquoi se priver</a> ?</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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			</div>
				
				
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		<title>Pourquoi faut-il mettre une légende photo sur un site Web ?</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/legende-photo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astuces de rédaction]]></category>
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					<description><![CDATA[La légende photo est-elle nécessaire dans un article sur le Web ? Oui ! Et voici pourquoi.]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Pourquoi faut-il mettre une légende photo sur un site Web ?</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">On le sait, sur Internet, les <strong>images</strong>, c’est essentiel ! Eh oui, si vous croyez encore que poster un texte sans l’illustrer va donner envie aux internautes de le lire, vous vous fourvoyez, malheureusement. Car non seulement il faut des <strong>visuels</strong>, mais surtout, il ne faut pas oublier d’ajouter une légende photo, dans la mesure du possible.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pour quoi faire, me direz-vous peut-être ? Eh bien parce qu’une illustration transmet rarement une information univoque et sera décodée par le lecteur selon sa culture, son vécu, ses connaissances, ses a priori, etc. D’où l’importance de légender la plupart de vos images ! Sans oublier d’ajouter les éventuels <strong>droits d’auteur</strong> et la <strong>source</strong> le cas échéant.</p>
<h2>Légende photo : trois types</h2>
<p style="font-weight: 400;">Légender ses images permet d’apporter des informations supplémentaires aux internautes. Cela participe ainsi d’un <strong>deuxième niveau de lecture</strong> de votre texte. On compte trois types de légendes photo :</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; <strong>informative</strong>, si elle résume l’information qu’illustre l’image, ou précise l’information que ne donne pas directement l’image, par exemple le nom, la qualité des personnes photographiées (au premier rang, second rang, etc.) ;</p>
<p style="font-weight: 400;">– <strong>explicative</strong>, si elle fournit son interprétation à l’illustration ;</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">&#8211; <strong>incitative</strong>, si elle crée un effet en reprenant une phrase clé du texte sur le <a href="https://www.geraldine-couget.com/titre-accroche-chapo-intertitre-liste-encadre-comment-structurer-son-article-sur-le-web/">même mode de fonctionnement</a> que le <strong>titre</strong> ou le <strong>chapô</strong>.</span></p>
<h2>Attention à la hauteur d’œil !</h2>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, quand on parle de fond, la forme n’est jamais très loin derrière. Celle de la légende photo ne faillit pas à la règle. Ce texte peut être composé dans un corps inférieur à celui du <strong>texte courant</strong>, soit 10 ou 11 pixels si ce dernier en fait 12 (la taille idéale sur le Web).</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais attention ! Ceci se vérifie à la condition de privilégier un caractère ayant une <a href="http://www.lepetitoeil.com/oeil-typographie/" target="_blank" rel="noopener">hauteur d’œil importante</a>. Les lettres concernées sont celles, en minuscule, qui ne comptent aucune fioriture en haut ou en bas, autrement dit a, c, e, m, n, o, r, s, u, v, w et z (contrairement à d, p, b, q, etc.).</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Alors, prêt à ajouter enfin une légende photo ? Vous pouvez me contacter <a href="https://www.geraldine-couget.com/contactez-moi/">pour en parler</a> le cas échéant…</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cinq trucs pour bien rater sa communication écrite</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/comment-rater-sa-communication-ecrite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 06:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astuces de rédaction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2316</guid>

					<description><![CDATA[Voici les cinq ennemis jurés d'une communication écrite efficace. Évitez de les appliquer et votre message aura plus de chances d'être lu jusqu'au bout, compris et mémorisé ! ]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Cinq trucs pour bien rater sa communication écrite</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Si vous souhaitez anéantir tous vos efforts pour une <strong>communication écrite </strong>efficace, voici quelques trucs imparables. <strong>Jargon</strong>, <strong>langue de bois</strong>, <strong>anglicisme</strong>s, <strong>pléonasme</strong>s et <strong>barbarisme</strong>s forment le Club des Cinq d’une communication totalement ratée. En effet, votre cible risque d’abandonner la lecture de votre message pour les raisons suivantes : incompréhension, agacement, impatience. Passons ces fléaux en revue.</p>
<h2>Le jargon, ennemie d’une communication écrite efficace</h2>
<p style="font-weight: 400;">Le jargon désigne des termes connus de votre <strong>milieu professionnel</strong>, mais qui sont <a href="https://www.cairn.info/revue-le-sociographe-2021-2-page-XXIII.html" target="_blank" rel="noopener">incompréhensibles de toutes les autres personnes</a> qui n’y évoluent pas. À éviter donc dans sa communication écrite quand on sait que sa cible risque de ne pas tout comprendre.</p>
<h2>La langue de bois, une calamité répandue</h2>
<p style="font-weight: 400;">La langue de bois désigne la juxtaposition de termes pauvres en sens, formant ainsi une phrase qui semble correcte : par exemple, « l’objectif révèle les évolutions analytiques de l’entité ». Mais quand on la décortique, on se rend vite compte que cela ne signifie rien. Pour vous entraîner à la maîtrise totale de la langue de bois, ce site propose des <a href="https://philosciences.com/langue-de-bois-amusante?highlight=WyJsYW5ndWUiLCJkZSIsImJvaXMiXQ==" target="_blank" rel="noopener">exercices amusants</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Certains excellent dans la maîtrise de la langue de bois, notamment les hommes et les femmes politiques. Si vous pensez être lu jusqu’au bout en recourant à ces grosses ficelles qui visent à parler pour ne rien dire, vous vous trompez. Pour ne pas être lu jusqu’au bout et compris, et donc passer à côté de la <strong>mémorisation de votre message</strong> par votre cible, la langue de bois s’avère fortement requise.</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Forget about les anglicismes</h2>
<p style="font-weight: 400;">Les anglicismes constituent l’une des plaies du langage moderne et on en constate souvent les dégâts dans certaines <a href="https://www.geraldine-couget.com/2023/03/10/voyage-lexical-en-startupnecheune-le-pays-du-franglais/">sphères professionnelles</a>. Or ces termes issus de la <strong>langue de Shakespeare </strong>ne revêtent pas toujours le même sens pour tous. Matcher, asap, briefer, corporate, teaser, en live, forwarder, etc. Autant de mots qui rendront votre communication écrite nébuleuse pour de nombreuses personnes. Passer pour une personne cool — ha, ha, encore un anglicisme ! — ou soigner la <strong>qualité linguistique</strong> et la <strong>précision de son message</strong> ? À vous de décider !</p>
<h2>Haro sur les pléonasmes</h2>
<p style="font-weight: 400;">Qu’est-ce qu’un pléonasme ? Une succession de mots qui ont la même signification : voire même, ajouter en plus, monter en haut, au grand maximum, sortir dehors, comme par exemple, etc. Rien de tel pour <strong>alourdir votre style</strong> et donner une<strong>sensation de répétition</strong> au lecteur ! Alors pour une communication écrite opaque, donnez-vous en à cœur joie !</p>
<h2>Pas de communication écrite réussie avec les barbarismes</h2>
<p style="font-weight: 400;">Notre cinquième et dernier larron, le barbarisme, désigne un terme dont la forme n’existe pas ou est déformée. Il existe foison d’exemples : « omnibuler/omnubiler » au lieu d’« obnubiler », « autant pour moi » au lieu d’« au temps pour moi », « par conséquence » au lieu de « par conséquent », etc. Vous en trouverez d’autres bien connus sur le site du Projet Voltaire. Car ce <strong>travers idiomatique</strong> reste malheureusement très répandu.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Vous connaissez à présent les <strong>cinq ennemis</strong> d’une communication écrite réussie. À vous de choisir et de… jouer !</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
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			</item>
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		<title>Florence Foster Jenkins, la casserole qui se croyait rossignol</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/florence-foster-jenkins-ou-la-castafiore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 06:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Florence Foster Jenkins se prenait pour une soprano colorature de haut niveau... alors qu'elle avait tout de la casserole ! Voici son incroyable histoire.]]></description>
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Florence Foster Jenkins, la casserole qui se croyait rossignol</span>
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<p>&nbsp;</p></div>
						
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Qui était Florence Foster Jenkins ? Une <strong>diva de pacotille</strong>, une chanteuse à la voix si fausse et désagréable qu’elle pouvait réveiller les morts ou plutôt les inciter à rester bien tranquillement dans leur tombe. Des décennies durant, elle sévit sur les planches, brisant sans doute les tympans de tous les mélomanes éclairés, et faisant surtout beaucoup rire à ses dépens… Cette Américaine faillit même mourir sur scène. Une fin que ce personnage fantasque aurait sans doute adorée.</p>
<h2>Un don pour le piano</h2>
<p style="font-weight: 400;">Narcissa Florence Foster naquit le 19 juillet 1868 à Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, dans une famille très aisée : son père, Charles Dorrance Foster, était avocat et propriétaire terrien. Sept ans plus tard, la famille s’agrandit avec l’arrivée d’une petite sœur, Lilian. Mais celle-ci mourut en 1883</p>
<p style="font-weight: 400;">L’aînée, redevenue enfant unique, rêvait depuis qu’elle avait atteint l’âge de raison de <strong>se produire sur scène</strong>. Florence — elle se débarrassa de Narcissa très vite pendant l’enfance — prit des cours de piano très jeune. Visiblement douée, elle put jouer dans toute la Pennsylvanie à partir de l’âge de huit ans, et fut même admise à démontrer ses talents à la Maison-Blanche, occupée alors par Rutherford B. Hayes !</p>
<h2>La syphilis en guise de dot</h2>
<p style="font-weight: 400;">Après avoir terminé le lycée, Florence n’avait qu’une idée en tête : partir étudier la musique en Europe pour devenir <strong>concertiste</strong>. Le veto de son père enragea la jeune fille, qui, en guise de représailles, fugua pour épouser un médecin bien plus âgé qu’elle, Frank Thorton Jenkins. Le couple emménagea à Philadelphie.</p>
<p style="font-weight: 400;">La vie maritale n’apporta pas vraiment l’émancipation à Florence, car Frank, à l’instar de son beau-père Charles, n’encourageait apparemment pas les velléités musicales de Florence. Ce qui est sûr, c’est qu’il lui fit un cadeau empoisonné : la <strong>syphilis</strong>.</p>
<h2>Florence Foster Jenkins enfin libre !</h2>
<p style="font-weight: 400;">Incapable de vivre sans musique, Florence Foster Jenkins s’improvisa <strong>professeur de piano</strong>, rêvant toujours de devenir concertiste. Mais elle se blessa un jour au bras et son souhait, si cher à ses yeux, ne put jamais se concrétiser. Au sein du foyer Jenkins, l’ambiance était devenue très morose. On ne sait si Florence divorça ou pas, mais elle décida en tout cas de quitter son mari pour s’installer à New York, au début des années 1900.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pour vivre, la jeune femme continua à enseigner la musique et se produisit sur scène en tant que pianiste. À partir de 1909, la chance tourna enfin. Sa mère Mary Jane, dont Florence était très proche, rejoignit sa fille à New York. Charles venant de passer de vie à trépas, il avait en effet « libéré » son épouse et surtout laissé une <strong>fortune considérable</strong> à ses deux héritières.</p>
<h2>La passion du chant</h2>
<p style="font-weight: 400;">Désormais débarrassée des vulgaires contraintes matérielles, la toute jeune quadragénaire se mit en tête de devenir <strong>chanteuse lyrique</strong>. La même année, Florence Foster Jenkins fit la rencontre d’un sujet de sa Majesté de huit ans son cadet, un acteur nommé St. Clair Bayfield. Celui-ci devint son manager et le couple légalisa plus tard son union en « <em>common-law marriage</em> », ou « mariage de droit commun », une pratique courante dans certains pays anglo-saxons, l’équivalent de notre concubinage notoire.</p>
<p style="font-weight: 400;">Déterminée à vivre sa passion jusqu’au bout, Florence commença à multiplier les cours de chant. Et pour se faire connaître, elle intégra différents clubs et cercles mondains — dont certains exclusivement féminins — de New York, allant même jusqu’à créer le sien, le Verdi Club.</p>
<h2>Une Walkyrie en devenir</h2>
<p style="font-weight: 400;">Florence avait le goût du théâtre et surtout cultivait l’art de sa propre mise en scène : au sein de ses différents clubs ou chez elle, elle s&rsquo;amusait à composer des « tableaux vivants », sortes de reconstitutions de moments historiques, d’extraits d&rsquo;opéra ou encore de célèbres tableaux de maîtres. Le but ? Être photographiée, par exemple en <strong>Brunehilde</strong>, revêtue d’une armure et d’un casque, digne héritière des vierges héroïnes wagnériennes. Peu importait le ridicule, car il ne tue pas, n’est-ce pas ? Cette Walkyrie en devenie ne se souciait nullement du qu’en-dira-t-on. Même quand elle décida de faire enfin profiter ses nombreux amis de ses prétendus talents de chanteuse.</p>
<h2>Des capacités peu communes…</h2>
<p style="font-weight: 400;">Florence Foster Jenkins commença à donner ses premiers concerts vers 1912. Et c’est là que naquit sa légende, car cette chanteuse-là était ni plus ni moins un phénomène. Non seulement elle n’avait aucune oreille et donc chantait <strong>totalement faux</strong>, mais en plus son sens du rythme était inexistant et sa prononciation, surtout des textes étrangers, complètement ridicule.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais persuadée d’être un véritable rossignol, une diva aux vertus musicales exceptionnelles, Florence se produisit devant le public de ses différents clubs pendant plus de trente ans ! Laissant libre cours à son extravagance, elle montait sur scène dans des <strong>costumes extraordinaires</strong> qu’elle créait elle-même. La mort de Mary Jane en 1930 lui permit d’hériter de nouveau de fonds, bienvenus pour continuer à vivre sa <strong>passion du lyrique</strong>.</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Massacre à la Florence Foster Jenkins</h2>
<p style="font-weight: 400;">Comment expliquer son aveuglement ou plutôt sa surdité ? Simplement : la syphilis avait ravagé les systèmes auditif et nerveux de la chanteuse, qui ne s’entendait tout simplement pas… Très sûre d’elle, Florence Foster Jenkins était persuadée d’avoir un grand talent et d’être une <strong>soprano colorature</strong> — c’est-à-dire capable d’une très grande virtuosité et de vocalises aisées dans les aigus et les suraigus. Elle se comparait volontiers aux grandes sopranos de son époque, comme <strong>Luisa Tetrazzini</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cependant, l’auditoire, lui, ne pouvait pas, même pour les moins mélomanes de ses membres, ignorer cette catastrophe ambulante ! Effectivement, le public n’échappa pas aux innombrables couacs de Florence, mais adorait apparemment l’entendre massacrer les <strong>plus grands airs de Mozart</strong> (ici le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qtf2Q4yyuJ0" target="_blank" rel="noopener">fameux « Air de la reine de la nuit »</a>, extrait de <em>La flûte enchantée</em>), <strong>Verdi</strong>, <strong>Brahms</strong> ou encore <strong>Johann Strauss</strong>. Cela les divertissait au plus haut point. Et si certains, à l’oreille sans doute plus sensible, ricanaient dans leur coin, voire s’esclaffaient sans vergogne, Florence interprétait ces rires comme étant l’œuvre de ses rivales, mues par une vile jalousie.</p>
<h2>Un secret bien gardé</h2>
<p style="font-weight: 400;">Une dernière raison explique pourquoi Florence ne sut jamais à quel point elle n’était pas douée pour le chant : la soprano ne se produisait que devant ses fameux cercles new-yorkais et une fois par an dans la salle de bal de l’hôtel <strong>Ritz-Carlton</strong>, toujours sur invitation.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les seuls critiques musicaux qui écrivirent sur ses exploits scéniques dans des publications liées à la musique faisaient eux aussi partie de ces clubs. Ils jouèrent toujours le jeu, rédigeant des chroniques très ambiguës, histoire de ne pas vendre la mèche. Jusqu’en 1944, jamais la presse ne publia un seul article sur Florence, et son secret fut ainsi bien gardé.</p>
<h2>Carnage à Carnegie Hall</h2>
<p style="font-weight: 400;">Cependant, les rumeurs allaient bon train concernant cette mystérieuse soprano et le grand public voulut en savoir plus, voire la découvrir sur une vraie scène. À soixante-seize ans, Florence Foster Jenkins céda à la pression, en dépit des efforts de son « mari » pour l’en dissuader, et donc lui éviter sarcasmes et autres quolibets. Une unique représentation fut organisée le 25 octobre 1944 au <strong>Carnegie Hall</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Accompagnée par son pianiste attitré, un musicien de grand talent — il en fallait pour accompagner quelqu’un qui chantait aussi mal ! —, <strong>Cosmé McMoon</strong>, Florence interpréta airs d’opéra, lieder et airs populaires devant une salle comble. <a href="https://www.geraldine-couget.com/cole-porter-la-quintessence-du-musical/">Parmi les spectateurs</a>, le grand <strong>Cole Porter</strong> et la soprano <strong>Lily Pons</strong>, accompagnée de son mari le chef d’orchestre <strong>André Kostelanetz</strong>, qui avait composé un air spécialement pour cette occasion unique.</p>
<h2>Un cœur brisé</h2>
<p style="font-weight: 400;">Dès les premières notes, les rires fusèrent dans la salle. Ses <a href="https://www.geraldine-couget.com/zelda-fitzgerald-lenfant-terrible-des-annees-folles/">gloussements stridents couvrant la musique</a>, l’actrice <strong>Tallulah Bankhead</strong> fut dirigée vers la sortie, tandis que d’autres personnes applaudissaient furieusement pour couvrir les huées. En dépit de ce vacarme, Florence, niant toujours la réalité, resta stoïque, changeant de costume plusieurs fois pendant la représentation et allant jusqu’au bout de son programme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais notre rossignol de pacotille ne put cette fois éviter la présence des journalistes. Leurs critiques acerbes et sans concession publiées dans les éditions du lendemain firent l’effet d’un coup de poignard dans le cœur de la chanteuse. Deux jours après le concert, la soprano succomba à une <strong>crise cardiaque</strong> alors qu’elle faisait des courses dans un magasin de musique. Elle mourut un mois plus tard chez elle, le 26 novembre.</p>
<h2>Florence Foster Jenkins, muse de la Castafiore ?</h2>
<p style="font-weight: 400;">Que retenir de Florence Foster Jenkins ? D’abord, une insolente assurance : « On peut dire que je ne sais pas chanter, mais personne ne pourra dire que je n’ai jamais chanté », une détermination exemplaire, et un féminisme d’avant-garde. Quitter ainsi son mari n’était pas chose commune au début du siècle dernier.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ensuite, des enregistrements professionnels de 1941, que l’on peut trouver sur trois CD. Enfin, « la reine des brailleuses », comme on la surnommait dans son dos, inspira-t-elle <strong>Hergé</strong> pour créer la <strong>Castafiore</strong> ? Cette récente théorie serait apparemment sans fondements.</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">En tout cas, pour en savoir plus sur le parcours singulier de cette artiste excentrique, vous pouvez visionner le documentaire de Donald Collup, <em>Florence Foster Jenkins: a world of her own</em> (2007), (re)voir le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qeCsB-Po7-8" target="_blank" rel="noopener">biopic signé Steven Frears</a> (2016), où s’illustre Meryl Streep, ou encore le long-métrage de Xavier Giannoli, <em>Marguerite</em>, avec Catherine Frot dans le rôle-titre (2015). Oreilles sensibles, s’abstenir !</span></span></p>
<p><span></span></p>
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		<title>En loucedé</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/en-loucede/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 07:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mal aux mots]]></category>
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					<description><![CDATA[L'expression "en loucedé" est-elle un énième anglicisme ? Cet article vous donne des pistes de compréhension très éloignées des Anglais , quoique proches du... bifteck !]]></description>
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						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">En loucedé</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">« En loucedé »… On voit souvent ce mot d’argot, qui signifie « en douce », écrit « en lousdé » ou « en louzdé ». Pourquoi ces approximations ? Probablement parce qu’on ne sait pas d’où cela sort… S’agirait-il d’un énième <strong>anglicisme</strong> qui fait saigner les oreilles des puristes ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce serait logique pour ceux qui penseraient que cette locution adverbiale s’écrit « en loosedé ». Car il faut le reconnaître, ce terme ne ressemble à rien au premier abord. Mais c’est là qu’intervient la magie de l’histoire de la langue. Et plus précisément celle employée par une corporation appartenant au secteur des métiers de bouche. J’ai nommé les bouchers.</p>
<p style="font-weight: 400;">Eh oui, « en loucedé » est l’un des vestiges de leur jargon secret, le <strong>louchébem</strong>. Bonne nouvelle : c’est un terme 100 % français.</p>
<h2>Idiome secret</h2>
<p style="font-weight: 400;">Mais alors, qu’est-ce donc que le louchébem ? Il s’agit de l’argot parlé par les <strong>bouchers parisiens et lyonnais</strong>, principalement pendant la première moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. Il serait même né à La Villette au XVIII<sup>e</sup> siècle.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette habitude cachottière s’est poursuivie au moins jusqu’à la Première Guerre mondiale, mais on pouvait entendre certains bouchers s’entretenir encore en louchébem dans les années 1970 à Paris. Pourquoi préféraient-ils couper les quartiers de viande tout en employant un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=M4-vAGKjeKk" target="_blank" rel="noopener">idiome secret</a> ? Le mystère reste entier…</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Le « l » au premier plan</h2>
<p style="font-weight: 400;">Comment se forment les mots du parler <span>louchébem</span> ? On remplace par un « l » le groupe de consonnes ou la consonne du début d’un terme, et l’on déplace ces lettres en toute fin de mot. On y ajoute ensuite un suffixe comme « em », « ème », « ès », « ic », « ji », oc » ou encore « uche ». Ainsi, « louchébem » signifie… « boucher » !</p>
<p style="font-weight: 400;">Les mots tels qu’« avec », « avant », « derrière », « en », etc. restent, eux, inchangés. Ce qui donne un <strong>langage plutôt drôle</strong> et très original, où la lettre « l » occupe un rôle de premier plan. Les thèmes abordés par ces inventifs bouchers portaient avant tout sur leur métier bien sûr, mais aussi leur employeur, l’argent, sans oublier le sexe et certaines grossièretés.</p>
<h2>En loucedé ou en loucedoc ?</h2>
<p style="font-weight: 400;">Prenons un exemple avec « en loucedé », justement ! Le « d » de « en douce » a été déplacé à la fin du mot, ce qui donne « ouced ». Puis on ajoute un « l » au début du mot, comme il se doit : « louced », avant d’ajouter la touche finale : le suffixe de votre choix. À l’époque, les inventeurs du louchébem ont porté leur choix sur la voyelle accentuée « é ».</p>
<p style="font-weight: 400;">Voilà comment « en loucedé » est né ! Sachez que vous pouvez aussi dire « en loucedoc » à la place, une variante également proposée par ces bouchers décidément très imaginatifs…</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Nous sommes donc loin des anglicismes (souvent inutiles) qui <a href="https://www.geraldine-couget.com/a-la-one-again-et-autres-faux-anglicismes-haro-sur-un-travers-bien-francais/">polluent le langage écrit et oral</a> de tant de nos concitoyens. Réhabilitons le français, mais pas… en loucedé !</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">  </span></p></div>
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		<title>Denim</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/denim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 07:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Secret des mots]]></category>
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					<description><![CDATA[Denim ou jean ? De France ou d'Italie ? Retour sur l'origine européenne d'un vêtement universel du monde occidental, né aux États-Unis.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_24 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">Qui l’eut cru ? Un produit américain dont les origines seraient françaises… Le terme « denim », nom du tissu qui sert à fabriquer les jeans, est en effet l’addition des mots « de Nîmes ». Mais halte aux manifestations trop rapides de chauvinisme !</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet, l’histoire du « jean » démarre vraiment à Gênes, en Italie. C’est là qu’il y a plus de quatre cents ans était fabriquée une <strong>toile de coton</strong> et de <strong>lin</strong>, réputée et exportée dans toute l’Europe. Elle servait notamment à coudre des voiles, des tentes et même des pantalons pour les marins.</p>
<p style="font-weight: 400;">Des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Dql62p5XULg" target="_blank" rel="noopener">tisserands de Nîmes</a> essayèrent de reproduire cette formule magique, en vain. Jusqu’au jour où ils inventèrent au XVII<sup>e</sup> siècle leur propre version, une <strong><a href="https://www.geraldine-couget.com/cravate/">toile de coton</a> à armure de serge</strong>, baptisée « denim ».</p>
<h2>Le génie de (Levi) Strauss</h2>
<p style="font-weight: 400;">Très résistant, ce tissu de couleur écrue finit par être importé à Gênes, où il prit sa fameuse teinte indigo, appelée <strong>« bleu de Gênes</strong> ». Le « <strong>jean</strong> », ou du moins son nom, est né ainsi. Cependant pour le voir triompher en tant que vêtement, il fallut attendre le XIX<sup>e</sup> siècle et le génie de <strong>Löb Strauss</strong>, un entrepreneur juif allemand, renommé « Levi » par son entourage vers 1850.</p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><strong>F</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Arrivé à dix-huit ans aux États-Unis avec sa mère et ses deux sœurs, Löb fonda son entreprise à San Francisco en 1853, à vingt-quatre ans. Son business ? L’importation en Californie de vêtements, draps, sacs à main, peignes, etc., revendus aux fameux <em>forty-niners</em>, venus tenter leur chance sur la côte Ouest à partir de 1849 en vue de trouver de l’or.</p>
<h2>Salopette ou pantalon denim ?</h2>
<p style="font-weight: 400;">Avec <strong>Jacob Davis</strong>, un client tailleur dans le Nevada, inventeur du premier <strong>jean à rivets</strong> en 1871, Strauss (devenu Levi en 1853) créa en 1873 une entreprise de fabrication de <strong>pantalons de travail</strong>.</p>
<p><strong><span style="font-weight: 400;">La recette du succès de leur association ? Le fameux denim, loué pour sa solidité ; l’ajout de rivets pour renforcer les poches ; enfin le choix du pantalon et non de la salopette, qui avait la préférence de la concurrence. Appelé à l’origine « <em>waist overalls</em> » (« salopette jusqu’à la taille »), ce n’est que dans les années 1960 que le « jean » <a href="https://www.youtube.com/watch?v=17D-1v3Nmfg" target="_blank" rel="noopener">eut le dessus</a>. France : 0 – Italie : 1.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong></strong><span style="font-size: 14px;"> </span></p></div>
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		<title>Choupette Lagerfeld… ou quand certains vivent dans la quatrième dimension</title>
		<link>https://www.geraldine-couget.com/choupette-lagerfeld-ou-la-4e-dimension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[geraldine.c]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 07:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Parcours extraordinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geraldine-couget.com/?p=2281</guid>

					<description><![CDATA[C’est l’histoire d’un chat de luxe, Choupette Lagerfeld. Aurait-on atterri dans la quatrième dimension ? On pourrait le penser !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_27 et_pb_fullwidth_section et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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						<h1 class="et_pb_module_header">Blog</h1>
						<span class="et_pb_fullwidth_header_subhead">Choupette Lagerfeld… ou quand certains vivent dans la quatrième dimension</span>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="font-weight: 400;">C’est l’histoire d’un chat de luxe, Choupette Lagerfeld. <strong>Karl Lagerfeld</strong>, son fameux maître et grand créateur devant l’Éternel, partit en 2019 rejoindre sa principale égérie, <strong>Coco Chanel</strong>. En 2014, les éditions Flammarion publièrent un livre à la gloire de la seule féline qui compta un jour pour le Teuton du <em>catwalk</em>. Cela m’inspira alors une sorte de chronique quelque peu acerbe, avouons-le, que je vous livre remaniée en ce début 2026. Désormais, la noble et orpheline Choupette est une « chatonne » âgée de quatorze ans, qui ronronne paisiblement grâce à son héritage pharaonique…</p>
<h2>L’univers chic et strass de Choupette Lagerfeld</h2>
<p style="font-weight: 400;">Il était quand même sympathique ce <strong>Karl Lagerfeld</strong>, avec son débit saccadé, son accent teuton reconnaissable entre tous, son catogan poudré, si délicieusement vieille France, et ses canettes d’une affreuse boisson pétillante maronnasse édulcorée à l’aspartame (un poison violent, si, si !). On aimait bien, certes avec parcimonie, l’entendre narrer son univers chic et strass, ses « <em>first world problems</em> », et ses opinions bien tranchées sur des sujets on ne peut plus futiles ou parfois importants — on se souvient de sa <a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/mode/quand-karl-lagerfeld-recommandait-le-port-du-gilet-jaune_3384315.html" target="_blank" rel="noopener">saillie en 2008</a> sur le <strong>gilet jaune</strong>  !</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais quand il décida de faire coucher sur le papier les aventures de sa Choupette, une chatte <strong>sacrée de Birmanie</strong> qui vint égayer sa vie quelques mois après sa naissance le 15 août 2011, je fus prise d’une soudaine envie — bien entendu vite contenue — de mettre le feu aux boutiques Chanel et consorts. Flammarion sortit en effet en septembre 2014 un ovni de 144 pages consacré à la dernière excentricité à poils de Karl : <a href="https://www.30millionsdamis.fr/conseils/livres/livre/7982-choupette-la-vie-enchantee-dun-chat-fashion" target="_blank" rel="noopener"><em>Choupette,</em> <em>la vie enchantée d’un chat fashion</em></a>, signé Patrick Mauriès et Jean-Christophe Napias, auteurs en 2013 du <a href="https://livre.fnac.com/a13368383/Jean-Christophe-Napias-Le-monde-selon-Karl" target="_blank" rel="noopener"><em>Monde selon Karl</em></a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un monument de la littérature, sans nul doute passionnant : Choupette Lagerfeld et ses croquettes, Choupette et sa litière — oui, en dépit de son statut de star, Choupette évacue elle aussi ses besoins —, Choupette et sa passion pour les rubans et les morceaux de papier, Choupette et ses miaulements si tendance, Choupette et ses secrets pour garder son poil si doux, etc.</p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Star des réseaux sociaux</h2>
<p style="font-weight: 400;">Le délire s’est poursuivi sur Internet et les réseaux sociaux. Dès juin 2012, Karl ouvrit un compte sur Twitter dédié à sa chère « Princesse-Choupette ». Force est de constater que cette excentricité n’a <a href="https://www.geraldine-couget.com/comprendre-ne-pas-faire-long-feu/">pas fait long feu</a>. Encore présente sur le réseau devenu X, la page est inactive depuis plus de onze ans. Les tweets, du style « Choupette vient de finir son pâté Whiskas », n’ont apparemment pas enthousiasmé les fans. Quelle ingratitude !</p>
<p style="font-weight: 400;">En revanche, la <strong>page Wikipédia</strong> de Choupette Lagerfeld reste à jour. Surtout, l’ex-compagne à quatre pattes du couturier dispose d’un <strong>compte Instagram</strong>, avec à ce jour 279 000 <em>followers</em> — qui doivent avoir une seule croquette en guise de neurone dans le crâne pour perdre leur temps avec ça. On y découvre notamment que ce magnifique spécimen pratique la langue de Shakespeare avec fluidité et rend régulièrement hommage à son précieux « <em>daddy</em> ». Mais ce n’est pas tout ! En janvier 2020, une <strong>ligne de cosmétiques Shu Uemura</strong> avait célébré la divine féline, <a href="https://madame.lefigaro.fr/beaute/maintenant-choupette-lagerfeld-maquille-avec-shu-uemura-110914-920919" target="_blank" rel="noopener">rebaptisée pour l’occasion Shupette</a>. Parce que maintenant, les chats se fardent ?</p>
<h2>Serviteur de chat de luxe</h2>
<p style="font-weight: 400;">Côté bien-être, Choupette Lagerfeld n’est pas à plaindre non plus. Non seulement elle dispose d’un garde du corps, mais aussi de deux gouvernantes, d’un « médecin » — pourquoi parler de vétérinaire, c’est d’un vulgaire ! — et même d’un chef cuisinier.</p>
<p style="font-weight: 400;">Je me réjouis quelque part pour ces gens-là, qui sont sans doute grassement payés pour ne (quasi) rien faire. Quand on a un chat, on sait qu’il passe de très nombreuses heures à dormir ou à somnoler, gracieusement affalé sur le canapé. Serviteur de félin de luxe, un métier d’avenir ? Une chose est sûre, cela permet de travailler moins pour gagner plus !</p>
<p><span style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">En attendant, Choupette va tranquillement sur ses quinze printemps, soit environ soixante-seize ans en âge humain. Tout passe et l’existence de la muse à poils de Karl suivra elle aussi cette règle. Et alors que l’<strong>héritage de <a href="https://www.planet.fr/societe-heritage-de-karl-lagerfeld-choupette-la-seule-millionnaire-a-labri-de-la-bataille-pour-200-millions-deuros.2993956.29336.html" target="_blank" rel="noopener">200 millions d’euros </a></strong>laissé par le designer star a été remis en cause début 2026, soyez rassurés : Choupette Lagerfeld serait la seule juridiquement inatteignable. Princesse un jour, princesse toujours.</span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
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