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Oscar Wilde : « l’impertinent absolu » s’expose

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Ce portrait de 1882, oeuvre du photographe new-yorkais Napoleon Sarony, est l’un des clichés les plus connus de l’écrivain, dandy jusqu’au bout de la canne.

Depuis le 28 septembre et jusqu’au 15 janvier prochain, le célèbre écrivain irlandais s’affiche au Petit Palais, à Paris. Cette première grande exposition jamais organisée en France sur l’auteur du Portrait de Dorian Gray rappelle l’histoire d’amour qui lia le dandy à la capitale. Oscar Wilde séjourna en effet à de nombreuses reprises à Paris, entre 1883 et 1890, devenant l’ami de Pierre Louÿs et d’André Gide et croisant la route de Victor Hugo ou encore Paul Verlaine. Surtout, l’auteur de Salomé, une pièce de théâtre rédigée en français expressément pour Sarah Bernhardt, se réfugia en France en 1897 après avoir passé deux ans dans les geôles londoniennes pour homosexualité. Et c’est dans un petit hôtel miteux du 6e arrondissement — qui existe toujours et s’est refait en 2005 une (grande) beauté — qu’il rendit son dernier souffle à 46 ans, le 30 novembre 1900, succombant à une méningite (pour certains, il s’agissait en fait de la syphilis). Enfin, sa dépouille repose au cimetière du Père-Lachaise. Il est donc étonnant que la France ait attendu si longtemps avant de proposer au public une exposition sur Oscar Wilde digne de ce nom. C’est désormais chose faite avec « L’impertinent absolu » (http://www.petitpalais.paris.fr/expositions/oscar-wilde). Au programme : le musée promet des « documents exceptionnels », dont certaines pièces issues de collections privées, des portraits encore jamais présentés au public, et la projection d’un documentaire où la parole est donnée à l’unique petit-fils d’Oscar, Merlin Holland. Et si après votre visite, vous avez envie de poursuivre votre chemin sur les traces de l’auteur de L’importance de Constant, pourquoi ne pas vous rendre au 13 rue des Beaux-Arts ? La plaque figurant sur la façade de L’Hôtel (www.l-hotel.com) rappelle que c’est là que périt l’auteur de bons mots comme « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder ». Dans cet établissement séjournèrent également un autre grand représentant des lettres, l’Argentin Jorge Luis Borges, ainsi que Serge Gainsbourg, sans oublier Jim Morrison, qui y passa son avant-dernière nuit…

2 commentaires

  1. Daisy dit :

    Merci, article qui donne envie de visiter l’expo, ne serait-ce que pour voir ces fameux documents et photos inédits.
    Pour la fameuse citation, ce ne serait pas plutôt : le meilleur moyen de résister à une tentation, c’est d’y céder ?

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