Géraldine Couget "Ma plume au service de vos écrits" > Blog > Bio Flash > Le Père Noël

Le Père Noël

Chromo_pain_d'épices_Père_Noël

Un Père Noël de 1900…

Ho, ho, ho ! C’est bientôt Noël et son lot de cadeaux, foie gras, chocolats, sapin étincelant, et autres cérémonies et retrouvailles familiales ou amicales. Mais qui est vraiment « la » star de ces festivités, le Père Noël, celui que les petits enfants attendent de voir choir gracieusement de la cheminée pour leur apporter tous les jouets qu’ils ont commandés ? Qui se cache derrière ce vieil homme jovial et sympathique, à la longue et fournie barbe blanche, vêtu de rouge, et accompagné par des lutins et des rennes ? Qui dépose les beaux paquets multicolores, dorés ou argentés, sous l’arbre richement décoré ?

Cette image que nous connaissons depuis des lustres, somme toute très stéréotypée, nous vient tout droit des États-Unis. C’est même Coca-Cola qui l’a exploitée pour en faire son ambassadeur, dès 1931 ! La raison ? La couleur du costume du Père Noël, le rouge, est la teinte emblématique de la marque. Cette illustration bien marquée est arrivée en France juste après la Seconde Guerre mondiale, en même temps que le plan Marshall. Cela a marqué le début de la marchandisation du Père Noël et de la fête religieuse qu’il personnifie. En dépit de la rébellion au début des années 1950 de certains prêtres et mouvements catholiques, outrés par le marketing de Noël, l’image commerciale du Père Noël n’a fait que s’accroître dans nos contrées occidentales depuis lors.

Mais alors, d’où vient-il ? L’histoire authentique de cette icône du 25 décembre nous envoie plutôt dans le nord de l’Europe. Le Père Noël est le descendant de Saint Nicolas, célébré le 6 décembre, tout particulièrement par les protestants. À l’origine, il s’agissait d’un évêque, Nicolas de Myre, canonisé comme il se doit. À l’aube du XIXe siècle, Saint Nicolas portait déjà une longue barbe blanche sur les illustrations le célébrant. Mais coiffé d’une mitre, l’ancêtre du Père Noël était vêtu d’un long manteau et se déplaçait avec une crosse. Jusqu’en 1823, quand le professeur et pasteur américain Clement Clarke Moore a commis un poème, A visit from St. Nicholas, qui a changé la donne. Sous son influence, Saint Nicolas a pris quelques kilos, jeté sa mitre et choisi de la remplacer par un bonnet, avant de se débarrasser de sa crosse pour un sucre d’orge. Cette représentation a atteint son apothéose en 1860, sous le crayon de Thomas Nast, un caricaturiste américain né en Allemagne, qui l’affubla dans le Harper’s Illustrated Weekly d’un manteau bien chaud et confortable. Une tenue que le Père Noël n’a plus jamais quittée !

Où habite-t-il ? Nul ne le sait vraiment… Pour les Norvégiens, il réside près d’Oslo, tandis que pour les Suédois, c’est au nord-ouest de Stockholm. Les Danois, eux, le localisent au Groënland. Quant aux Américains, ils ont décrété que sa demeure était située au Pôle Nord. Toutefois, une question s’est posée : comment nourrir correctement ses neuf rennes ? Les Finlandais ont départagé tout le monde en y répondant en 1927. Le Père Noël a élu domicile en Laponie, sur le cercle polaire arctique, plus précisément près de Rovaniemi, la charmante capitale lapone. C’est là que prospère le Village du Père Noël (http://www.santaclausvillage.info/fr/). Il paraît que quand la saison est terminée, le vieil homme va se reposer sur un atoll du Pacifique, l’île Christmas, dans sa résidence secondaire…

Quand passe-t-il dans nos chaumières ? Dans la plupart des pays, il effectue un énorme voyage, à la vitesse de la lumière, dans la nuit du 24 au 25 décembre. Grâce aux nombreux fuseaux horaires, il peut couvrir la planète entière. Heureusement pour lui, certains pays ne l’intéressent pas du tout, car là-bas, personne ne l’y attend… Cela lui facilite quelque peu la tâche. Certains enfants doivent patienter quelques jours de plus. C’est le cas de la plupart des petits Espagnols, qui sont récompensés de leur attente le 6 janvier, le jour où l’on célèbre les Rois Mages. D’autres bambins sont encore plus vernis : dans le Nord-Est de la France, où la Saint Nicolas reste une fête très prisée, ils reçoivent des présents le 6 décembre, puis le 25 !

Comment s’appelle-t-il ? Idôlatré dans tous les pays d’Europe et d’Amérique, le Père Noël ne porte pas le même nom partout. En Hongrie, on invoque Jézuska (petit Jésus) ou Mikulás (Nicolas), quand en Allemagne, c’est Weihnachtsmann (homme-Noël) ou Christkind (dans le sud). Les Sud-Américains parlent de Papa Noél, tandis qu’on invoque Djeda Mraz (grand-père hiver) en Bosnie-Herzégovine. Au Danemark, c’est le règne de Julemanden, mais de Baba Noel en Syrie, Santa Claus en Amérique du Nord, Babbo Natale en Italie, ou encore Joulupukki en Finlande. Heureusement que le Père Noël parle toutes les langues !

Existe-t-il vraiment ? Personne ne l’a jamais vu, mais tout le monde en parle. On dit aussi qu’il aurait une femme, la Mère Noël, mais rien n’est moins sûr… Quant à son âge… Le mystère reste entier ! Une chose est avérée, des millions de lettres lui sont adressées chaque année par des enfants émerveillés (http://www.ecrire-au-pere-noel.fr/). Et vous, avez-vous envoyé votre missive ?

Aucun commentaire actuellement.

Laisser un commentaire

Formulaire de commentaire

Les champs marqués (*) sont requis.

© 2018 Géraldine Couget "Ma plume au service de vos écrits". Propulsé par WordPress and WP Engine. Editor par AWESEM.

Retour en haut.

UA-36557370-1