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Des inédits de F. Scott Fizgerald exhumés et enfin publiés

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F. Scott Fitzgerald en 1921. Le temps de l’innocence…

Il y a près de cinq ans, je vous parlais de la mise en ligne sur le site du New Yorker d’une nouvelle jamais publiée du grand auteur de Gatsby le magnifique, Thank You For the Light (lire http://www.geraldine-couget.com/article-evenements/). Bonne nouvelle pour les amateurs de l’œuvre de F. Scott Fitzgerald ! Quatre ans après la sortie de Des livres et une Rolls, une compilation des meilleures interviews de l’un des écrivains phares de la Génération Perdue, les éditions Grasset nous ont fait un beau cadeau : la publication d’un recueil de nouvelles inédites, écrites pour la plupart dans les années 1930.

Dans Je me tuerais pour vous (http://www.grasset.fr/je-me-tuerais-pour-vous-en-coedition-avec-fayard-9782246812944), en librairie depuis le 29 mars dernier (et seulement depuis le 25 avril aux États-Unis, chez Simon & Schuster, http://www.simonandschuster.com/books/Id-Die-For-You/F-Scott-Fitzgerald/9781501144349), Fitzgerald fait montre de tout l’humour, souvent narquois, voire cruel, et teinté de profonde mélancolie, qui le caractérisait. Même s’il avouait ne pas apprécier outre mesure écrire des nouvelles, les qualifiant de « camelote » et portant l’art du roman au pinacle, il excellait pourtant dans cette expression loin d’être mineure.

Ces dix-huit textes précieux en constituent une nouvelle preuve. Écrits dans leur majorité à une période de plus en plus noire de la vie de l’écrivain, marquée par son alcoolisme galopant, la disparition de son aura et une vie conjugale désastreuse — sa femme, Zelda, était alors internée pour schizophrénie (lire aussi sur ce blog : http://www.geraldine-couget.com/zelda-fitzgerald-lenfant-terrible-annees-folles/) —, ils reflètent souvent ce désarroi et cette décrépitude. La guerre et la Grande Dépression, les amours qui se fanent ou sont vouées à disparaître, Hollywood ou encore l’internement de Zelda (évoqué dans Cauchemar : une fantaisie en noir) y tiennent les rôles principaux.

Certaines de ces nouvelles avaient été refusées par les magazines, l’auteur n’ayant pas accepté de les modifier pour accommoder la censure. Pourtant, il avait alors un grand besoin d’argent et désespérait de retrouver sa notoriété des années folles. L’un de ces textes, écrit au tout début de la carrière de l’auteur, en 1920, sonne comme une prémonition bizarre dans notre monde où règnent les « fake news » et autres « alternative facts ». The I.O.U (lisible en VO ici : http://www.newyorker.com/magazine/2017/03/20/the-i-o-u) narre l’histoire d’un jeune homme qui, de retour au pays après la boucherie de la Première Guerre mondiale, apprend que son oncle essaye de tirer profit de sa mort inventée en faisant publier un manuscrit où il affirme avoir été en contact avec le fantôme de son neveu. Fitzgerald, qui avait écrit ce texte pour Harper’s Bazaar, l’avait laissé de côté pour se concentrer sur la rédaction de son deuxième roman, Les heureux et les damnés.

Pour en savoir plus sur ce recueil, je vous invite à lire l’interview de l’éditrice américaine, Anne Margaret Daniel (http://www.newyorker.com/books/page-turner/fiction-this-week-f-scott-fitzgerald-2017-03-20).

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