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Hollywood et les femmes

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Lana Turner, surnommée « The Sweater Girl », dans le film noir culte « Le facteur sonne toujours deux fois » (1946).

Pendant les trois décennies de l’âge d’or de la Mecque du cinéma (entre 1930 et la fin des années 1950), les hommes régnaient en maîtres sur Hollywood. Les acteurs, désireux de se faire une place au soleil à n’importe quel prix, signaient des contrats très contraignants avec les différents studios et devenaient corvéables à merci. Dans cette jungle glamour, quel était le rôle des femmes ? Comment les actrices tiraient-elles leur épingle du jeu ? Grâce à l’ouvrage ultra-documenté d’Antoine Sire, Hollywood, la cité des femmes, paru à l’automne dernier chez Actes Sud (http://www.actes-sud.fr/catalogue/cinema/hollywood-la-cite-des-femmes), la vérité, parfois étonnante, sur le parcours de stars connues et moins connues se fait jour.

Dans cette somme de plus de mille deux cents pages, agrémentée de trois cents illustrations et fruit d’un travail de quatre ans, se dessinent, contrairement aux idées reçues, des destins de femmes rebelles et prenant leur destin en main. Certes, la virevoltante danseuse de claquettes Ginger Rogers était trois fois moins bien payée que son partenaire le plus emblématique, Fred Astaire, mais la Divine, j’ai nommé Greta Garbo, fut une excellente négociatrice. Le grand auteur-compositeur Cole Porter rendit même hommage à la sublime Suédoise dans sa chanson You’re the top, entonnant : « You’re Garbo’s salary ! » D’autres actrices, comme Bette Davis, ou Barbara Stanwyck s’en tirèrent aussi fort bien.

Certaines étoiles de Hollywood se révélèrent pour leur part de grandes influences. Deanna Durbin, une chanteuse devenue actrice, était tellement appréciée par le dictateur italien Mussolini, que ce dernier la contacta pour qu’elle persuade le président américain Franklin D. Roosevelt de ne pas entrer en guerre… Ainsi, il fut des actrices qui, de par leur jeu ou leurs choix de rôles, changèrent la donne, contournant la censure — très active depuis l’introduction du fameux Code Hays en 1934 — et détournant subtilement le pouvoir exercé par une armée d’hommes tous plus machos les uns que les autres. Katharine Hepburn, très anticonformiste, se fit l’emblème de ces femmes dans de nombreux longs-métrages qui firent scandale, comme Sylvia Scarlett (http://www.dailymotion.com/video/x22clng_sylvia-scarlett_shortfilms) ou Madame porte la culotte (http://www.dailymotion.com/video/x7wkc1_madame-porte-la-culotte-vost-fr_shortfilms).

Bref, cet ouvrage présente le parcours passionnant d’une centaine de comédiennes. Un must pour tous les amoureux du Hollywood de la grande époque !

2 commentaires

  1. Michel Nussbaum dit :

    Merci de signaler ce livre, Géraldine ! En lisant votre article, j’ai pensé à l’actrice Ida Lupino qui fut également réalisatrice à une époque où ce n’était pas courant. Elle a réalisé notamment un excellent polar : « Le voyage de la peur » (aka : « The Hitch-hiker ») de 1953. C’est l’histoire d’un tueur en série qui a la particularité d’avoir un défaut d’œil qui ne se ferme pas, même quand il dort ! Une vraie curiosité que ce film ! Après Ida Lupino a aussi travaillé pour la télévision en qualité de réalisatrice, entre autres sur quelques épisodes du « Fugitif », une série culte avec David Janssen dans le rôle du Docteur Richard Kimble. Mais avant tout, Ida Lupino reste pour moi la partenaire d’Humphrey Bogart dans « High Sierra » (1941) de Raoul Walsh, un superbe film qui oscille entre le film de gangsters et le drame avec un finale mémorable dans les montagnes ! Ce classique a vraiment lancé la carrière de Bogart qu’on connait !

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