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Babe Ruth, sultan de la batte

Babe Ruth à la batte

Copyright : Boston Red Sox, Comiskey Park, 1914 SDN-059778, Chicago Daily News negatives collection, Chicago Historical Society

Le nom de George Herman Ruth, Jr ne vous dit sans doute rien. Mais pour la poignée de fans de baseball que compte la France et surtout pour des millions d’Américains, il s’agit d’une légende. Né le 6 février 1895 à Baltimore (Maryland), ce virtuose de la batte est en effet considéré comme le meilleur joueur de baseball de tous les temps. Remarqué tout jeune par Jack Dunn, propriétaire et manager des Baltimore Orioles, il fut surnommé par ses coéquipiers « Jack’s baby », puis « The babe », son petit nom le plus célèbre. Ce lanceur gaucher devenu ensuite surtout frappeur fut aussi baptisé « The Bambino » ou encore « The Sultan of swat ». Partout où il passa, Babe Ruth battit des records et porta chance à son équipe.

Auteur de 714 home runs (coup qui permet au frappeur de passer par toutes les bases) en vingt-deux saisons de carrière, il permit aux Red Sox de Boston de remporter trois championnats (1915, 1916 et 1918). Mais en 1919, le nouveau propriétaire du club vendit Ruth pour 125 000 dollars aux Yankees de New York, déclenchant le « Curse of the Bambino » (la malédiction du Bambino) : après son départ, les Red Sox attendirent quatre-vingt-six ans (2007 !) avant de remporter de nouveau le championnat… Alors que sa nouvelle équipe de la Grosse Pomme n’avait jamais gagné le championnat, elle le remporta quatre fois (1923, 1927, 1929 et 1932), en partie grâce au Babe. Ce n’est donc pas un hasard si le Yankee Stadium, stade de baseball mythique de New York, est surnommé « The house that Ruth built ».

Après quatorze ans chez les Yankees, Babe Ruth effectua une dernière saison à Boston, mais cette fois dans l’équipe des Braves. Une fois sa retraite sportive entérinée, il intensifia une incursion amorcée pendant sa carrière dans la radio et les films. En 1936, il fit partie des premiers joueurs à être intronisés au Baseball Hall of Fame, un musée créé à la mémoire des plus grands joueurs et entraîneurs de baseball, sis à Cooperstown (État de New York). Décédé le 16 août 1948 d’un cancer de la gorge, Babe Ruth entra définitivement dans la légende en 1949, avec la création en son honneur du « Babe Ruth Award ». Ce prix récompense chaque année le joueur de la Major League Baseball (MLB, organisation regroupant les deux ligues professionnelles : National League et American League) ayant réalisé la meilleure performance aux World Series (série finale de la MLB opposant les champions de la National League et l’American League).

Ce n’est pas l’interprétation de John Goodman dans le film « The babe » (1992), d’Arthur Hiller (http://www.youtube.com/watch?v=gJljHtBANRU), qui m’a fait découvrir ce grand sportif, mais une chanson pétillante du groupe américain Was not Was, « Shake your head », elle aussi sortie en 1992. À la quarante-deuxième seconde, Kim Basinger, lovée sur un gant de base-ball, y susurre : « You can’t hit home runs like Babe Ruth » (http://www.universalmusic.fr/was-not-was/video-clip/was-not-was-shake-your-head-video/). Et pour les nouveaux aficionados du Babe, rendez-vous sur son site officiel : www.baberuth.com/

3 commentaires

  1. Samuel dit :

    Une fois, Babe Ruth n’a pas pu jouer à cause d’une crise de foie. Il faut dire que le monsieur était gourmand. Comme quoi, on peut aimer les pâtisseries et être sportif de haut niveau !

  2. Geraldine dit :

    Il devait plutôt manger d’énormes « peanut butter sandwiches », non ? La photo que j’ai trouvée ne rend pas hommage à sa surcharge pondérale, presque aussi légendaire que ses coups de batte…

  3. Merci pour cette page d’histoire

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